Bourcefranc-le-Chapus, petit coin de paradis

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Découvrir le bassin de Marennes-Oléron pendant un mois, épisode 2 !

Pour commencer, j’ai choisi de vous parler de Bourcefranc, ce magnifique petit coin caché où peu s’arrêtent, obnubilés par “La Lumineuse” à quelques coups de volant.

Pourtant, ne pas faire étape dans ce joli village est une erreur : en juin, très peu de monde, et un cadre de vie hyper agréable.

Bourcefranc-le-Chapus, c’est un peu un condensé des villages du littoral charentais : des maisons aux volets pastel dans des petites rues, appelées venelles, du patrimoine avec le Fort Louvois entre autres, une petite plage avec des cabanes, un petit port de pêche, des marais… C’est l’endroit parfait pour partir en vacances et profiter de la proximité avec l’Île d’Oléron et le bassin de Marennes.

On a adoré découvrir ce village de fond en comble, alors je ne peux que vous recommander la visite !

Le Vieux-Chapus

C’est le quartier à voir à Bourcefranc ! Authentique, le vieux-chapus invite aux vacances, à la déconnexion. C’est un ancien village de pêcheurs et d’ostréiculteurs datant du XVe siècle (la plage se situe à deux pas !) où l’on peut se promener en passant par les venelles entre les maisons basses aux jolis volets et portes pastels, et les quéreux, jolies placettes entre les habitations souvent avec des puits où les habitants peuvent se retrouver. Les maisons y sont basses pour éviter le vent. Très peu visité, ce quartier regorge pourtant de charmes avec ses roses trémières à foison. C’est un quartier super mignon, à l’entrée duquel on retrouve la maison Loulou, et juste derrière la plage.

Villa Loulou

M. Palin, propriétaire de la villa, l’a renommé selon le surnom de son épouse, et l’a recouverte de morceaux de faïence divers et variés pendant une vingtaine d’années. On peut y voir le logo de la Charente-Maritime (les mouettes vertes et bleues) parmi les coquillages, et tous les autres carreaux de faïence. La maison est privée, mais vous pouvez en admirer les façades.

Plage du Chapus

Cette petite plage est l’un de nos coins préférés. C’est ici que se trouvait le vieux port datant du Moyen-Âge. On ne peut pas s’y baigner en raison de sa vase ; mais elle n’en a pas moins plein de charme. On trouve sur cette petite plage des cabanes de pêche colorées, certaines transformées en ateliers d’artistes. Tout comme le Vieux-Chapus, derrière, c’est un lieu hyper calme. Et Big Up au monsieur qui a restauré le quai d’embarquement !

On a une vue sur le site de Daire, mais surtout sur le Fort Louvois à gauche, sur Château-d’Oléron et plus loin, dans l’océan, sur le Fort Boyard.

On a vu cette plage sous toutes les coutures : pour un petit-déjeuner le matin avec les bons croissants du Fournil d’Etienne, en après-midi avec quelques personnes qui s’y promenaient, ou encore en soirée pour y admirer de magnifiques couchers de soleil. On l’a vu à marée haute ou à marée basse, en plein soleil ou juste après la pluie, un magnifique arc-en-ciel en toile de fond.

Moulin de la Plataine

C’est un joli moulin à vent datant de 1650, dont une association s’occupe de sa restauration et de le faire visiter en haute saison. Ses ailes fonctionnent lors de ses visites. Malheureusement, nous n’avons pas eu le droit à ce spectacle, mais nous avons tout de même pu l’admirer. À quelques mètres se situe un autre moulin, lui non restauré.

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Moulin de la Plataine à Bourcefranc-le-Chapus

Port du Chapus

Le port se situe à la pointe du Chapus, face au Fort Louvois. Autrefois, on y trouvait une gare ferroviaire, le terminus du train pour les voyageurs souhaitant passer leurs vacances sur Oléron, qui prenaient ensuite le bac direction l’île, sur l’embarcadère que l’on peut encore voir aujourd’hui. En été, on peut prendre le bac qui amène sur l’île d’Oléron.

Au port, on retrouve des bateaux à fond plats, les plates, mais aussi des cabanes d’ostréiculteurs sur la gauche du port. C’est aussi là que l’on retrouve les restaurants, tournés vers la cuisine de la mer, et la navette pour le fort Louvois.

Coucher de soleil sur le Fort Louvois

Le port du Chapus, c’est aussi l’endroit parfait pour admirer un coucher de soleil. Alors, face à un monument tel que le Fort Louvois, c’est encore plus beau. Premier coucher de soleil qu’on admirait depuis des mois en raison du couvre-feu, on en a pris plein les yeux ! Sincèrement, je pense que c’est l’un des plus beaux couchers de soleil que j’ai vu, et le lieu n’y est pas pour rien !

Le Fort Louvois

Appelé aussi fort du Chapus, on y accède par une passe à pied lorsque la marée est basse, ou en bateau par marée haute. Pour notre part, nous avons pris la navette à l’aller et au retour pour le visiter. On pénètre dans l’enceinte du fort par l’ancien corps de garde.

Le fort Louvois a été construit pour défendre la rade et l’arsenal royal de Rochefort par François Ferry selon les plans de Vauban (coucou mon mémoire de M1 !) : le but étant qu’il croise ses tirs avec ceux de la citadelle de Château-d’Oléron, juste en face, pour empêcher les navires anglais, espagnols et hollandais de passer par le pertuis de Maumusson entre le continent et l’île d’Oléron. C’est le dernier ouvrage de fortification maritime commandé par Louis XIV à voir le jour, dans les années 1690. Le fort doit son nom au ministre de la guerre de l’époque.

Lors de la libération en 1944 de Marennes, les Allemands le bombardent. Il sera ensuite restauré par les Monuments Historiques avant d’ouvrir ses portes au public.

Sur le fort, on trouve une batterie basse semi-circulaire, avec des canons, que l’on peut arpenter pour de belles vues sur les alentours : Oléron, son pont, Fort-Boyard… Dans le donjon, on retrouve les explications sur l’intérêt militaire du fort, lui qui accueillait les anciens appartements des officiers, ainsi qu’une poudrière en bas. On peut monter tout en haut sur la terrasse pour une encore plus belle vue. Le gros bâtiment central est la caserne : on y trouve des reconstitutions d’une cuisine d’époque et des chambres de la garnison. Dans une des salles est diffusé un petit film explicatif de l’histoire du fort. Le fort propose diverses animations, notamment des reconstitutions avec costumes et des jeux en bois dans la cour, et un espace boutique.

C’est une des visites que j’ai préférée lors de notre mois à Bourcefranc et le Fort Louvois est devenu mon fort préféré. J’aime déjà son originalité, le fait qu’il soit édifié sur un rocher et qu’on puisse y accéder de deux manières. C’est amusant de se sentir en pleine mer tout en étant si proche des terres. Aussi, j’aime beaucoup son architecture en forme de fer-à-cheval.

Le site de Daire

On a visité ce lieu le lendemain de notre arrivée, on était encore sans notre tandem. La visite de ce site ostréicole a dû nous prendre une petite heure. On y trouve des cabanes en bois et des chalands et il y a une jolie vue sur le Fort Louvois.

Il est peu visité et mis en avant (nous n’avons croisé qu’un seul couple à vélo pendant cette balade), mais il est vrai que l’on a senti que l’on n’était pas les bienvenus non plus, que l’on dérangeait les ostréiculteurs par notre simple présence, alors qu’on ne faisait que marcher. On a tout de même apprécier, même si je vous recommande la visite plutôt à vélo, la balade à pied sur le goudron étant assez lassante à la longue.

Le Chenal de Mérignac

Ce petit port ostréicole et mytilicole est un port de plaisance depuis 2006. On y trouve bien sûr des cabanes colorées, des petits pontons de bois, mais surtout une riche biodiversité ! On a adoré s’y balader à vélo même si la zone n’est pas très grande. Le meilleur moment pour se balader dans les marais étant le soir, c’est le moment où vous entendrez et verrez le plus d’animaux. Le Chenal de Mérignac fait partie du site classé du Marais de Brouage, et donc de l’Ancien Golfe de Saintonge. On y exploitait le sel puis on reconvertit les anciens marées salants en claires pour l’ostréiculture. L’élevage présent sur le site permet d’entretenir les marais et le maintien de cette biodiversité.

Très très peu touristique, il est accessible depuis Nodes, ancien village d’éleveurs, par une route en descente.

L’Île de Nôle

Il s’agit de la plus petite île des cinq îles de la Charente-Maritime, très souvent oubliée, voire méconnue. Elle était autrefois utilisée par les ostréiculteurs, mais est maintenant à l’abandon. On ne peut pas vraiment y accéder, le chemin étant barré par des propriétés privées. On peut l’apercevoir depuis le pont d’Oléron, ou comme nous, en s’en rapprochant à vélo. 

La baie de la Grognasse

Cette baie, située entre la pointe de l’Ascension d’où débute le pont d’Oléron, et la pointe du Chapus, est un autre spot d’ostréiculture. Les ostréiculteurs et autres possédant une petite cabane en bois s’y retrouvent le soir pour prendre l’apéro et regarder le coucher de soleil.

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Baie de la Grognasse à Bourcefranc-le-Chapus

Où manger ?

Pizzeria Don Camillo

Le premier soir, on a mangé de très bonnes et copieuses bruschetta napoli à base de chèvre à la pizzeria Don camillo. Il faut compter 8 euros la bruschetta. Vous avez aussi bien évidemment toute une sélection de pizzas. La pizzeria se situe dans le centre, près de l’église.

Le fournil d’Étienne

Cette boulangerie délicieuse se situait à deux minutes à vélo de chez nous, c’était parfait pour nous mais c’est vrai qu’elle est excentrée. Ils ont reçu plusieurs récompenses et prix et je ne peux que vous confirmer la qualité du pain, des viennoiseries et pâtisseries. Les croissants étaient super bons, il y avait beaucoup de choix en sucré et salé. On s’y rendait presque tous les jours : on a alors eu l’occasion de goûter à leurs cookies, sandwiches, pâtisseries, brioche, pain, et même à une croustade aux fraises pour mon anniversaire. Et à chaque fois, c’était un régal !

Je te recommande aussi le marché qui a lieu tous les mercredis et dimanches matins dans les halles !

Comment s’y rendre?

Si vous venez en train, vous pouvez vous arrêter à Rochefort puis prendre le bus 6E qui vous amènera jusqu’à la mairie de Bourcefranc. D’ailleurs, vous pouvez aller jusqu’à Saint-Pierre d’Oléron en bus. Malheureusement, il y a peu de trajets par jour, et c’est pour cela qu’une fois sur place, nous avons opté pour le tandem!

Notre cas de figure : on venait de Saintes avec le Bus 8 qui nous a emmené jusqu’à Marennes, puis on a pris le bus 6E jusqu’à la place de la mairie de Bourcefranc.


J’espère que cet article vous plaira tout comme il m’a plu de visiter ce bel endroit et d’en découvrir ses diverses facettes ! N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire, cela me fait toujours plaisir ! Rendez-vous dans deux semaines pour l’épisode 3, direction Marennes-Hiers-Brouage !

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Plage du Chapus à Bourcefranc-le-Chapus

Publié par ailevoyage

Blog Voyage

9 commentaires sur « Bourcefranc-le-Chapus, petit coin de paradis »

  1. Habitant La Tremblade depuis ma naissance (dans les années 30), je connais Le Chapus depuis toujours mais je n’ai jamais vraiment visité le vieux village. Grâce à vous je l’ai agréablement fait. Merci.
    *

    Aimé par 1 personne

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