Marennes-Hiers-Brouage : entre terres et eaux

Remparts de Brouage

Hello tout le monde (vous êtes de plus en plus nombreux par ici, ça fait chaud au cœur !) – nous voilà aujourd’hui pour parler de la commune (nouvelle) de Marennes-Hiers-Brouage et de ces richesses qu’elle a à vous offrir, vous qui y êtes de passage ou qui habitez le coin !

Château de la Gataudière à Marennes
Château de la Gataudière à Marennes

On a vraiment pu arpenter cette commune qui est limitrophe à Bourcefranc-le-Chapus avec Tchoutchou, notre coup de cœur étant Brouage et ses marais !

Pour se situer un peu pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit de trois anciennes communes qui ont été regroupées pour en former une seule. On est donc sur un territoire très diversifié et grand en superficie, regroupant une immensité de marais, longé par la Seudre au sud de Marennes, et par l’océan au nord de Brouage. Cette pluralité de paysages en quelques coups de pédales nous a bien plu !

Brouage
Brouage

Marennes

Marennes est une commune ostréicole, avec de jolies cabanes colorées le long du chenal, et de nombreuses choses à faire.

Cité de l’Huître

La Cité de l’Huître se situe au cœur des marais, sur le chenal de Cayenne, qui mène au port au niveau de la Seudre. Elle permet d’explorer le monde ostréicole à travers quatre cabanes colorées qui retracent l’histoire de l’ostréiculture et donnent des explications sur ce métier, et sur les huîtres en général.
Le + ? La dégustation d’une huître est comprise dans votre billet, ainsi que la location d’un vélo pour visiter les marais à proximité et observer les claires, bassins d’affinage des huîtres.

Pour notre part, nous n’ avons pas vraiment choisi le meilleur moment pour aller visiter ce lieu, il faisait terriblement chaud ! Cependant, on a aimé notre visite ; on passe de cabane en cabane, qui sont chacune sur une thématique différente liée à l’huître. On a trouvé les informations pertinentes, mais il manque cependant un peu d’interactivité. On y apprend par exemple les différentes étapes de la reproduction des huîtres, ou les manières de récolter les huîtres. Surtout, on y a appris que la production d’huîtres Marennes-Oléron représente 45 % de la production française d’huîtres. Leur caractéristique est d’être verte, en raison du phytoplancton. La Cité de l’Huître permet de découvrir plein de choses sur ce mollusque, mais aussi de comprendre l’importance de l’ostréiculture en Charente-Maritime, et le travail d’ostréiculteur.

Il y a une petite salle de projection dans laquelle un film est diffusé régulièrement et des jeux en extérieur pour les enfants sur le thème de la pêche : pêche au carrelet ou au crabe pour exemples.
Par contre, nous n’avons toujours pas testé les huîtres – tant pis pour nous, ça en fait plus pour ceux qui aiment ! Également, la ferme ostréicole était fermée au moment où nous avons fait la visite, c’est dommage.

Port de Cayenne

Après la visite de la cité des huîtres, vous pouvez aller en déguster dans une des cabanes ou restaurants, au bord de la Seudre, au port de la Cayenne qui est un typique port ostréicole, comme celui de la Tremblade en face, le port de la Grève. C’est un lieu plutôt animé le dimanche midi ; à vous d’arriver au bon moment pour trouver une place !

Eglise de Marennes

Dans le centre-bourg de Marennes se situe cette église majestueuse, et dont la flèche de son clocher se dresse fièrement à 85 mètres, permettant de la repérer de très loin.
Elle a été érigée au XIe siècle, mais n’a pas résisté aux assauts des Anglais. Elle a ainsi été reconstruite au XVe siècle.
On est montés au clocher, pour y admirer la vue sur l’île d’Oléron et les villages autour de la Seudre, 289 marches plus hauts. C’est vrai que la vue est impressionnante, mais il ne faut pas avoir le vertige !
Si vous souhaitez y monter, c’est possible tous les jours en été – en dehors, c’est sur demande ou alors il faut tomber un jour où un bénévole est présent, comme nous en avons eu la chance.

Randonnée à Marennes

La randonnée fait 12 km, il faut compter 3 heures à pied. Nous avons fait la boucle à partir du château de la Gataudière, mais le vrai départ se fait au niveau du port de plaisance de Marennes. On l’a fait à vélo, ce qui est faisable, mais un peu galère à certains endroits, surtout en tandem. On est passé par de la forêt, un hameau, des champs en fleurs, le port de plaisance et on a longé le canal Seudre – Charente. Une balade plutôt agréable, qui permet de découvrir différents lieux sur Marennes que nous n’aurions peut-être pas vu sinon.

Il y a une autre randonnée également au niveau du château de la Gataudière, de 6 km, entre forêt et hameau de Nodes, que l’on a également faite, puisque c’était le chemin par lequel on passait dès que l’on voulait aller en direction de Brouage ou Marennes.

Marennes Plage

Ce n’est pas vraiment notre plage préférée vu qu’elle est très vaseuse car située au niveau de la Seudre, et donc, il s’avère compliqué de s’y baigner, plus les pêcheurs qui aiment y venir ont tendance à y laisser leurs vers. En tout cas, nous, ça ne nous a pas trop donné envie. Mais pour y admirer un coucher de soleil, c’est sympa et c’est le premier endroit où nous sommes allés avec Tchoutchou. En continuant, on tombe sur une plage bondée en journée, avec des jeux gonflables – on a vite continué sans s’y arrêter.
De cette plage, on voit Oléron et la côte sauvage, avec la pointe espagnole que l’on discerne bien.

Château de la Gataudière

Le château date du XVIIIe siècle. Malheureusement, il ne se visite pas, mais on peut faire un tour dans son parc, et surtout faire de l’accrobranche, du paint-ball, et autres activités au parc aventure.

Hiers

Étant le moins connu des trois villages, on y est passé lors d’une randonnée à vélo, mais il est vrai qu’il n’y a pas grand-chose à y faire. C’est un petit village très tranquille, en bordure des marais. Autrefois, il s’agissait d’une des îles du golfe de Saintonge.

Marais de Brouage

Les marais de Brouage sont répartis sur une dizaine de communes et font plus de 16 000 hectares. Ils sont essentiellement constitués d’anciens marais salants, convertis en pâturages. On y trouve une faune et une flore très diversifiée. On a adoré s’y promener à de nombreuses reprises à vélo, y voir plein d’animaux (sauf la fois où j’ai vu un serpent, là, je n’étais pas ravie !), et on a aussi pu tester deux randonnées qu’on a faites à vélo dans les marais au départ de Brouage : le PR5 nommé les deux îles, parcours de 16 km et le PR6, celui de la citadelle de 10 km (même si le titre est erroné, Brouage est une place-forte et non une citadelle, merci les cours de M2 de patrimoine !) – lors de cette deuxième randonnée, vous avez une superbe vue depuis le village d’Hiers sur les remparts de Brouage !

Brouage

Classé plus beau village de France, et labellisé village de pierre et d’eau, c’est l’un de nos endroits coup de cœur.
Brouage a été fondée en 1555 par Jacques de Pons. À l’époque entourée d’eau, aujourd’hui, il n’y a plus que des marais plus ou moins asséchés. Brouage était une place-forte et une ville royale au XVIes et XVIIes siècles – au début, réputée pour l’or blanc, le sel, avec ses marais salants, puis comme place-forte sous les ordres de Richelieu au moment du règne de Louis XIII. Vauban transforme une partie des fortifications à la fin du XVIIe siècle.
Au XVIIe siècle, il y avait 4 000 habitants à Brouage, et jusqu’à 2000 soldats de la garnison. Aujourd’hui, Brouage ne compte plus que 600 habitants, et plus l’ombre d’un soldat. A la place, on retrouve des petites boutiques de créateurs.

La Porte Royale

Ici, les soldats montaient la garde et pendant leur tour de garde, ils gravaient les pierres avec leurs noms, ils y inscrivaient des dates ou dessinaient ; par exemple, on a pu y admirer un beau dessin de navire.

Les remparts et bâtiments historiques

La visite des remparts est totalement gratuite : il est facile d’en faire le tour à pied et c’est vraiment LA chose à faire en venant à Brouage pour prendre conscience de son histoire. Les remparts font plus de 2 km, la promenade y est agréable, et on peut y découvrir en chemin dix-neuf échauguettes ainsi que des latrines collectives (!), deux poudrières, une glacière et deux ports souterrains.

La glacière (photo 10) était utilisée pour stocker la glace qui servait à l’hôpital, pour concocter des préparations, mais aussi, plus étonnant, pour faire des sorbets (oui oui, les glaces aux fruits !)

Dans les petits ports souterrains (photos 4 et 5), on chargeait et déchargeait les barques pour rejoindre l’Océan Atlantique.

Dans une des deux poudrières, on a pu voir une exposition photographique sur les oiseaux du marais, marais classé Natura 2000. On a pu discuter avec l’un des photographes, ce qui était enrichissant, notamment des cigognes très présentes en Charente-Maritime et surtout à Brouage. Pour l’anecdote, il y a maintenant bien plus de cigognes en Charente-Maritime qu’en Alsace ! Et oui, désolée les Alsaciens, les cigognes préfèrent le climat océanique finalement…

Sur les remparts, vous pouvez pique-niquer, il y a plusieurs bancs pour se poser, et c’est super sympa parce que vous avez à la fois une vue sur Brouage et sur ses marais.

L’église de Brouage

Dans l’église, datant de 1608, on retrouve une exposition retraçant l’évangélisation des peuples sur le territoire québécois, ainsi que de magnifiques vitraux retraçant l’histoire des liens franco-québécois. Sa voûte est en forme de coque de bateau retournée.

Le centre-ville

Le centre-bourg de Brouage est très sympa pour une petite promenade. Il est composé d’une rue principale pavée et de quelques rues adjacentes, mais il est vrai que c’est très petit. Cependant, vous y trouverez plusieurs restaurants et lieux pour vous héberger, et des petites boutiques de produits locaux.

Brouage est également connue pour son lien étroit avec le Québec, puisque Samuel Champlain, explorateur et géographe français qui a fondé la ville de Québec, serait né à Brouage. Beaucoup de Québécois viennent donc chaque année en pèlerinage sur les traces de leurs ancêtres à Brouage. Plusieurs allusions sont faites à ce lien : on retrouve à une des entrées du village une statue de coq et de loup, les emblèmes de la France et du Canada et un parcours sur Samuel Champlain.

La Halle aux Vivres

La Halle aux Vivres servait autrefois à stocker la nourriture et tout ce qui était important pour cette place-forte. Aujourd’hui, elle a été réhabilitée en musée, où peut voir des maquettes réalisées sur place représentant Brouage et ses différents lieux phares, ainsi qu’une exposition sur le lien de Brouage avec les Pays-Bas. Juste dans le bâtiment à côté, qui est l’ancienne tonnellerie, il y avait quand nous étions une exposition sur les kilts.

Pour aller plus loin : le Marais de Moëze et plage de Saint-Froult

On a fait une longue balade en tandem dans les marais, où l’on a pu apercevoir de nombreux oiseaux et animaux : des rapaces, des cigognes, des vaches, des ragondins, etc. Sur place, dans les marais, il existe cinq sentiers. On a fait celui des Tannes par lequel on est arrivé depuis Brouage, et des bouts d’autres parcours. Cette réserve est gérée par la LPO. C’est une visite nature très sympa à faire, et c’est peu fréquenté.

En continuant vers Saint-Froult, on arrive sur une plage sauvage où il y avait des œufs d’oisillons. On y a une jolie vue sur Fort-Boyard.

Où manger ?

Restaurant Le Petit Brouage

Pour déguster une bonne crêpe sucrée, j’ai l’adresse qu’il vous faut ! Au café du Petit Brouage, vous pourrez manger des bonnes crêpes au sucre délicieuses pour 2,5 euros. On a tellement aimé qu’on y est retourné à une autre reprise.

Restaurant Le Petit Brouage
Restaurant Le Petit Brouage

Aux ptits oignons

Pour le goûter, on y avait pris des diabolos menthe et des crêpes au chocolat. C’est sympa, il y a la vue sur l’église !


J’espère que la lecture de cet article vous aura plu et vous aura donné envie de visiter cette commune pleine de richesses naturelles et patrimoniales ! Laissez-moi un commentaire pour avoir votre avis, et un petit like si vous avez aimé 🙂 A très vite pour l’épisode 4, l’Ouest de l’île d’Oléron !
Bon été
Lola

Remparts de Brouage
Remparts de Brouage

Publié par ailevoyage

Blog Voyage

7 commentaires sur « Marennes-Hiers-Brouage : entre terres et eaux »

  1. C’est un très beau reportage, clair et concis, il va à l’essentiel et cible bien les ressources de ce pays que j’appelle « vert et bleu ». Bravo, les photos sont magnifiques. Une très belle idée !
    Et pour le « vélo » joli clin d’oeil pour celui qui avait introduit le « vélocipède » pour les facteurs Marennais, premiers en France à en profiter, l’ancien maire Aimé Victor Oliver, en 1869 !

    Aimé par 1 personne

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