Journées Européennes du Patrimoine – Édition 2020 à La Rochelle

Un des meilleurs événements de l’année arrive ce week-end ! Je veux bien sûr parler des Journées Européennes du Patrimoine 🙂

La Grosse Horloge à La Rochelle
La Grosse Horloge à La Rochelle

J’ai donc eu envie de vous partager mon expérience et mes images du très bon week-end que j’ai passé l’an dernier à crapahuter à droite à gauche en ville l’an dernier ! Au total, 10 visites, totalement différentes les unes des autres, et pour moi qui venais d’emménager à La Rochelle, c’était juste génial, car cela m’a permis de découvrir la ville, et même certains coins moins connus ! Et puis en étant en master lié au patrimoine, je pouvais difficilement ne pas y aller 😉

La Résidence des Indes à La Rochelle
La Résidence des Indes à La Rochelle

Même si je vais parler de l’édition 2020, la majorité de ce que je vais raconter peut s’appliquer pour l’édition de cette année ou les prochaines ! D’ailleurs, la majorité des événements auxquels j’ai participé sont reconduits cette année d’une manière ou d’une autre. Cela peut vous donner des idées ! Pour plus d’informations sur les Journées Européennes du Patrimoine, direction le site officiel.

Hôtel de ville de La Rochelle
Hôtel de ville de La Rochelle

Mais avant de vous raconter tout ça, au fait, les JEP, qu’est-ce que c’est ?

→ Un super week-end avec un max d’événements et expositions majoritairement gratuites
→ Ouvrant même parfois l’accès à des lieux fermés habituellement
→ Deux jours mettant en valeur le patrimoine
→ À destination de tous
→ Pour tous les goûts : visites de monuments, expositions dans des galeries ou musées, événements à ciel ouvert, reconstitution, concerts…

Allez, je vous emmène avec moi pour deux jours de visites, marche rapide, yeux qui pétillent et ampoules aux pieds !

L’an dernier donc, j’ai sélectionné plusieurs événements qui me plaisaient, créé mon planning parfait pour que tout fonctionne et appelé les différents lieux qui nécessitaient une réservation. Il faut dire que l’édition 2020 avait été assez particulière… Entre les annulations de cet événement un peu partout en France, La Rochelle avait réussi tout de même à maintenir l’événement… pour mon plus grand plaisir ! Mais cela nécessitait encore plus d’organisation, car les lieux avaient souvent des jauges ou se visitaient sur réservation. J’ai l’impression que cette année, ce même principe est pas mal repris, même si cela semble plus libre.

La Rochelle
La Rochelle

Le samedi, j’avais un programme très chargé ! Nous avions décidé avec deux camarades de classe de faire les visites du samedi ensemble et nous avions donc prévu pas moins de six visites ! Une folie !

L’hôtel Poupet

Nous avions commencé le matin par la visite de l’hôtel Poupet qui est la résidence du préfet de la Charente-Maritime depuis 1814. Michel Poupet, armateur et consul à la juridiction du Commerce, s’est fait construire cet hôtel particulier en 1784. En 1808, lorsque Napoléon Ier vient en Charente-Inférieure, Paul Garreau, maire de La Rochelle, le persuada de s’y arrêter, dans l’espoir que la ville devienne la préfecture à la place de Saintes. Napoléon sera hébergé à l’hôtel Poupet, afin de lui faire la meilleure impression. En 1810, La Rochelle deviendra la préfecture. À Saintes, on raconte d’autres histoires qui seraient à l’origine de ce changement. En 1814, le préfet achètera l’hôtel pour y établir la préfecture.

La visite était guidée et gratuite, elle a duré une demi-heure dans mon souvenir. Nous avons pu voir différentes pièces parées d’or et de beaux meubles, de chandeliers et tapisseries. Nous avons également eu accès à la chambre où, si je me souviens bien, De Gaulle a séjourné, ainsi qu’ à un très beau jardin. Cette visite était sur réservation, et l’hôtel Poupet n’est ouvert que pendant les JEP au public. Visite encore au programme cette année !

L’hôtel Vieljeux

Cette visite nous donnait ensuite accès à l’hôtel Vieljeux, juste à côté. C’est Léonce Vieljeux, ancien maire de La Rochelle, qui fit construire cet hôtel. Résistant, il avait refusé de hisser le drapeau nazi et fut déporté et exécuté en 1944 au camp du Struthof, en Alsace. Aujourd’hui, ce lieu héberge les unités départementales de l’architecture et du patrimoine. On peut y trouver de beaux bureaux, ainsi que des cartographies d’époque. La visite était libre, mais le lieu n’est accessible que pendant les JEP.

L’hôtel Weiss ou résidence des Indes

Ouvert depuis un an en tant que tel, la Résidence des Indes est un musée privé, gratuit à la visite (et ce, toute l’année). Il s’agit également d’une chambre d’hôtes et salon de thé. J’ai été charmé par cet endroit dont les patrons, les époux Sabatier, sont très sympathiques et dont chaque objet raconte une histoire. En effet, le musée, sous forme de cabinet de curiosités, présente dans l’ancien hôtel particulier ayant appartenu à Emmanuel Weiss, armateur, une variété de mobiliers, objets du XVIIIe siècle, ainsi que des objets d’art d’autres cultures. Orient, Afrique, Amérique, Océanie : c’est un vrai tour du monde auquel nous avons droit lors de cette visite. Les époux Sabatier ont racheté l’hôtel pour le restaurer, afin de mettre en valeur l’histoire commerçante rochelaise à travers les divers objets présentés.

J’ai pu tester à une autre reprise le salon de thé et cela était très bien. C’est une adresse secrète et confidentielle comme on les aime, entre vieux objets, bonne nourriture et ambiance sympathique.


Visite de l’hôtel de ville

Après un repas à l’une de mes adresses préférées, la boulangerie derrière la Grosse-Horloge, (leurs muffins sont excellents !), nous avons enchaîné sur la visite de l’hôtel de ville. C’est mon monument préféré à La Rochelle, j’adore m’y rendre et y observer ses détails ! L’hôtel de ville de La Rochelle est le plus vieil qui soit encore en fonction en France. Il a été construit en 1298. Lors de restaurations en 2013, il a été victime d’un incendie, détruisant plusieurs salles, qui ont depuis été reconstruites de manière époustouflante ! Lors de la visite, on découvre plusieurs salles inaccessibles en temps normal. On y trouve également le célèbre tableau représentant Richelieu lors du grand siège de la Rochelle en 1627-1628. Cette visite guidée et gratuite est reconduite cette année. Attention, places limitées à réserver auprès de l’office de tourisme !

Visite Guidée « La Rochelle au temps des bains de mer »

Cette visite guidée ayant pour thématique les bains de mer coûtait 3 euros dans mon souvenir, pour une durée de deux heures. Nous avions réservé auprès de l’office de tourisme quelques jours en avance. Le rendez-vous était donné à la plage de la Concurrence. Nous avons marché le long de la plage, puis au niveau du Mail et du parc animalier dans le parc Charruyer avant d’aller admirer de jolies villas derrière le mail, comme la Villa Alsace ou Le Chalet par exemple, avant de terminer cette visite au niveau du casino. Les bains de mer ont connu une grande importance dans une ville telle que La Rochelle, surtout après l’implantation de voies de chemins de fer. Les côtes rochelaises ont été aménagées pour répondre à ces nouveaux besoins qu’étaient les bains de mer. À la fois loisir et remise en forme, ils ont permis à La Rochelle de se développer davantage, cette fois-ci grâce à un tourisme d’un autre temps.

Découverte des collections de la médiathèque Michel Crépeau, thématique “trésors des grands espaces (Amérique du Nord)”

Nous avions rendez-vous pour une visite thématique d’une trentaine de minutes dans la salle Patrimoine. Cette visite nous a permis de pouvoir admirer plusieurs ouvrages anciens, dont un atlas, une carte et une bible en amérindien. Une visite qui permet de découvrir donc les joyaux cachés que recèle une bibliothèque !


Le dimanche, je n’avais pas vraiment prévu de programme, j’avais prévu de découvrir quelques endroits du programme qui m’intéressaient.

Chapelle Saint-Maurice

Tout d’abord, le matin, je suis allée visiter la chapelle Saint-Maurice, devant laquelle je passais tous les jours en sortant de chez moi. C’est le seul moment où elle était ouverte à la visite. C’était donc le moment pour moi de découvrir ce patrimoine de proximité. Peu connue par les habitants, la chapelle est, en effet, fermée la plupart du temps. Elle n’est ouverte que lors des journées du patrimoine par l’association locale « Paroles de Rochelais », et lors des messes. À l’intérieur, on retrouve des panneaux informatifs sur Saint-Maurice et sur l’histoire de l’église. L’an dernier, Paroles de Rochelais y avait également exposé des panneaux sur la libération de La Rochelle en 45, à l’occasion des 75 ans.

L’hôtel Leclerc

L’hôtel Leclerc a appartenu à un ancien maire et armateur rochelais. Je n’ai pu visiter que le jardin et la cour à cause du contexte sanitaire, ce qui m’a déçu, car le programme annonçait plus de salles.

Arcades de La Rochelle
Arcades de La Rochelle

Orgues à la Cathédrale Saint-Louis

En passant devant, je suis rentrée un peu par hasard dans la cathédrale qui se trouvait sur mon chemin et il s’est avéré qu’il y avait une démonstration d’orgue. Une autre manière de découvrir du patrimoine, immatériel cette fois : la musique !

Cloître des Dames Blanches

Première fois que je m’y rendais et ce fut un joli coup de cœur pour cet endroit que j’aime découvrir et redécouvrir à travers les expositions qui s’y trouvent ou juste pour s’y asseoir et s’y reposer à l’abri du soleil ou de la pluie, et des hordes de touristes dehors. Un endroit peu connu et pourtant une jolie petite pépite de patrimoine. Cette fois-là, il y avait une exposition sur la photographie ancienne, et même des musiciens pour les JEP. Je me souviens que l’exposition m’avait beaucoup plu ! Actuellement, l’exposition végétale « le voyage des plantes » est aussi très sympa !


Pour l’édition de cette année, j’ai déjà un petit programme de prévu, cela devrait être super sympa ! Et vous, quels lieux avez-vous déjà découverts grâce aux JEP ou lesquels comptez vous découvrir ? Je suis curieuse, racontez-moi en commentaire, peu importe où c’est !!

Bonnes JEP !

Lola

Un week-end à Barcelone

¡Holà Barcelona ! Août 2014. J’ai quinze ans et on part pour la première fois avec mes parents à l’étranger. Appareil photo au cou, et une folle envie de découvrir cette grande ville à trois heures seulement de chez moi !

Lola à Barcelone -Hôtel Meson Castilla
Lola à Barcelone -Hôtel Meson Castilla

Barcelone, c’est l’Espagne festive, vivante ; c’est la plage et les ramblas, les tapas jusqu’à pas d’heure, les œuvres de Gaudi et sa Sagrada Família encore inachevée… Barcelone, c’est animé et touristique. C’est le soleil et l’été.

Barcelone, située en Catalogne, est une ville dynamique aux accents chauds. Ici, on parle surtout le catalan, un peu différent de l’espagnol « de base », le castillan. On trouve une forte culture catalane, de son art à son architecture, en passant par ses plats. L’histoire de Barcelone se lit dans ses quartiers et dans ses rues de différentes époques et architectures.

Que voir à Barcelone ?

Nous avons commencé notre premier jour de visite de Barcelone par la rambla, puis le quartier gothique et enfin le port.

La rambla

Avenue centrale partant de la place de Catalogne et descendant jusqu’au port Vell. La rambla est très animée. C’est là où l’on trouve la Boquería.

La Rambla à Barcelone
La Rambla à Barcelone

La Boquería

Marché très vivant qui propose de nombreux étals et des comptoirs pour boire un verre et manger. J’ai beaucoup aimé découvrir ce lieu qui donnait envie de tout acheter ! Rien que l’entrée de style Art Nouveau vaut le coup d’œil !

La Boquería de Barcelone
La Boquería de Barcelone

Place de Catalogne

Départ de la rambla, cette place est l’une des plus importantes de la ville.

Quartier Gothique

Le quartier gothique est l’endroit parfait pour déambuler et se laisser porter par ce que l’on croise. C’est le centre historique de la ville, le Barcelone médiéval. J’ai apprécié la façade de la cathédrale basilique métropolitaine de la Sainte-Croix et de Sainte-Eulalie. Devant, on peut retrouver de l’art contemporain.

Port Vell

Vieux-port de Barcelone, on y trouve les chantiers navals, le musée maritime et l’aquarium.

Le deuxième jour, nous avons pu admirer la Sagrada Família de l’extérieur, visiter le merveilleux et insolite Park Güell, découvrir Montjuïc et sa fontaine avant de finir notre séjour par la visite du Poble Espanyol.

La Sagrada Família

Encore à ce jour inachevé, travail titanesque de longue haleine, cette basilique a vu sa construction débuter en 1882. Issue de l’imagination débordante de Gaudí, une partie fut réalisée de son vivant et le reste doit être achevé d’ici 2026 ! Originalité de l’œuvre : elle n’est financée que par des dons. Conseil : n’oubliez pas de réserver les billets en avance, pour ne pas vous retrouver comme nous face à une file d’attente de deux heures et ne pas pouvoir visiter l’intérieur 🙂 #erreurdedébutant

Sagrada Familia à Barcelone
Sagrada Familia à Barcelone

Le Park Güell

Commandité par un industriel qui a donné le nom au parc, et réalisé par Gaudí, ce jardin qui devait être de base une ville-jardin comprenant une soixante d’habitations a été transformé en jardin municipal, faute de moyens financiers… ce qui n’est pas pour nous déplaire ! On peut y admirer deux bâtiments, inspirés d’Hansel et Gretel, des énormes colonnes, le fameux escalier du dragon, ainsi qu’une esplanade magnifique dont on a une vue superbe sur Barcelone ! Et bien d’autres éléments de mosaïque s’offriront à votre curiosité ! La visite de ce parc m’a beaucoup plu, et les vues sur Barcelone sont vraiment chouettes !
Les billets fonctionnent par tranches horaires. C’est mieux de les réserver également.

Montjuïc

Signifiant « montagne des Juifs », cette colline était autrefois habitée par la communauté juive de Barcelone, avant que des musées y soient implantés. On y trouve d’ailleurs le musée national d’art de Catalogne, situé dans un bel édifice imposant, le palais national, qui a été construit lors de l’exposition universelle de 1929. On trouve devant une belle fontaine, dite magique, où des spectacles sons et lumières ont fréquemment lieu. Le spectacle n’avait malheureusement pas lieu lors des dates de notre séjour, une raison de plus pour retourner à Barcelone !

Le Poble Espanyol

Reconstitution de l’Espagne et ses communautés autonomes, en miniature, le Poble Espanyol a lui aussi été créé pour l’exposition universelle de 1929. Écomusée du patrimoine architectural espagnol, ce lieu regroupe une centaine de bâtiments aux inspirations diverses, quelques restaurants, des artisans (nous avons par exemple vu un souffleur de verre à l’œuvre) et quelques boutiques. Une visite qui nous avait plu pour la diversité des bâtiments et cette impression de visiter des ruelles d’autres régions comme l’Andalousie par exemple… Une visite qui plaira certainement aux familles.

Poble Espanyol à Barcelone
Poble Espanyol à Barcelone

Comment s’y rendre ?

Nous y sommes allés en voiture, car nous n’habitions qu’à trois heures de route (Montpellier). Vous pouvez également vous y rendre facilement depuis toute la France en bus, train ou avion.

Bonus : Faites un arrêt par l’aire d’autouroute du village catalan si vous voulez de jolies vues sur le Pic du Canigou. 

Comment se déplacer en ville ?

Je ne vous conseille pas du tout de circuler en voiture en ville. Nous avions laissé la voiture au garage de l’hôtel.

Métro, bus, taxi… sont de meilleures options.

Erreur de débutant : nous avions pris pendant deux jours le bus touristique de la compagnie city sightseeing, à la fois persuadé que nous n’arriverions pas à nous repérer dans la ville sans cela, mais aussi par méconnaissance. Encore qu’à Barcelone, cette compagnie fait assez rapidement le tour de la ville, de manière plutôt efficace. Pas comme à Londres où nous nous sommes retrouvés coincés dans les embouteillages ! Cette option peut être intéressante si vous avez peu de temps et pas envie de trop marcher, mais personnellement ça ne me correspond pas du tout ! On ne voit finalement pas grand chose depuis ces bus ; seuls les commentaires peuvent être vaguement intéressants.

Bus touristique à Barcelone
Bus touristique à Barcelone

Où dormir ?

Nous avions réservé auprès d’une agence de voyages à l’hôtel Meson Castilla. Un hôtel traditionnel un peu vieillot mais bien placé, à deux pas de la place d’Espagne et de la rambla.


J’espère que cet article vous aura donné quelques pistes de visite pour cette grande ville ensoleillée ! De quoi voir l’été se prolonger un peu plus…

Visiter Berlin en 48h

Pour changer, j’ai décidé de vous emmener cette fois pour un city-trip… à Berlin !

Berlin, c’est son mur, ses monuments rappelant son passé douloureux, ses tags, son currywurst et bien d’autres choses encore !

Bateau à Berlin
Bateau à Berlin

Nous y sommes allés le temps d’un week-end avec mes parents il y a maintenant deux ans, en juin 2019. C’était la première fois que je mettais les pieds en Allemagne et pour moi qui ne parle pas un mot d’allemand si ce n’est dire Ich liebe kartoffeln, c’était dépaysant !

Berlin est la capitale de l’Allemagne et a toujours eu une grande importance : résidence royale dès 1701 avec Frédéric Ier, puis durablement marqué par la seconde guerre mondiale, et enfin par la guerre froide dont Berlin était la zone de front principale et dont le mur qui divisa la ville était le symbole le plus fort, séparant des familles et amis pendant vingt-sept longues années. Une histoire qui colle à la peau de Berlin, qui a fait peau neuve depuis et se dévoile sous d’autres attraits.

East Side Gallery - Berlin
East Side Gallery – Berlin

Au niveau de l’architecture, on est sur un mélange entre contemporain, néoclassicisme et Bauhaus, une architecture allemande post-première guerre mondiale se voulant minimaliste et à base de matériaux ayant un faible coût. Une ville très éclectique donc !

Gendarmenmarkt - Berlin
Gendarmenmarkt – Berlin

Si nous avons fait ce voyage, c’est parce qu’une super offre un mois avant nous a permis pour 95 euros par personne aller-retour avec EasyJet de partir à la découverte de cette ville ! Berlin n’était pas forcément dans le haut de notre liste, mais c’était l’occasion de découvrir une autre capitale européenne et pour moi de mettre les pieds en Allemagne pour la première fois.

Dans cet article, vous trouverez les informations suivantes :

  1. Comment s’y rendre ?
  2. Conseils pratiques
  3. Que voir à Berlin ?
    1. Checkpoint Charlie
    2. Topographie des Terrors
    3. Chambre des députés
    4. Musée d’art Martin Gropius Bau 
    5. DDR Wachturm
    6. Postdamer Platz
    7. Mémorial de l’holocauste
    8. Porte de Brandebourg
    9. Balade le long de la Sprée
    10. Palais du Reichstag
    11. Gendarmenmarkt 
    12. Schloss Charlottenburg
    13. East Side Gallery
  4. Comment se déplacer dans la ville ?
  5. Où dormir ?
  6. Où manger et boire un verre ?

Comment s’y rendre ?

Nous avons pris l’avion depuis Montpellier ; il faut compter deux heures de vol. Vous pouvez vous y rendre assez facilement depuis de nombreuses villes en avion, ou même en train !

Arrivés à l’aéroport de Tegel, nous avons pris un taxi pour nous rendre à l’hôtel rapidement, mais vous pouvez vous y rendre également en métro.

Conseils pratiques

Pas besoin d’adaptateur pour se rendre à Berlin. Des späti, petites épiceries de quartier, sont ouverts jusqu’à 2 h du mat environ.

Que voir à Berlin ?

Pour débuter notre séjour berlinois, nous avons opté pour une promenade regroupant quelques incontournables et quelques lieux un peu moins connus, tous dans un rayon de 3 km.

Checkpoint Charlie

Point de départ de notre découverte de la ville, Checkpoint Charlie est l’un des postes-frontières marquant la ligne entre l’Ouest et l’Est, un emblème encore présent de la division de Berlin. Ce lieu est aujourd’hui très touristique, on y vient pour se faire prendre en photo à côté de faux soldats américains ou encore pour acheter de la merch sur fond de thème de guerre froide, mais surtout pour voir de ses yeux ce lieu symbolique.

Topographie des Terrors

Ce centre d’interprétation est consacré aux atrocités nazies. On peut y voir une exposition photo émouvante retraçant les horreurs que les différents peuples ont subies à cause des nazis. À l’extérieur, on retrouve une partie du mur de Berlin qui est parmi les morceaux les mieux conservés, à cet endroit où la frontière était très étroite.

Topographie des Terrors à Berlin
Topographie des Terrors à Berlin

Chambre des députés

Passage devant une institution importante, où siège le Parlement régional.

Chambre des Députés de Berlin
Chambre des Députés de Berlin

Musée d’art Martin Gropius Bau 

Passage devant ce musée d’art abritant de belles expositions, il paraît.

Musée Martin Gropius Bau - Berlin
Musée Martin Gropius Bau – Berlin

DDR Wachturm

Cette tour de guet permettait aux gardes-frontières de surveiller l’activité de ceux qui allaient d’un côté ou de l’autre de la ville pendant la Guerre Froide.

DDR Wachturm - Berlin
DDR Wachturm – Berlin

Postdamer Platz

Cette place incarne l’urbanisme et le modernisme berlinois. On y retrouve des bureaux et des lieux de loisir. Des segments de mur sont encore visibles à cet endroit coupé en deux autrefois. Les visiteurs y ont d’ailleurs collé des chewing-gums.

Potsdamer Platz à Berlin
Potsdamer Platz à Berlin

Mémorial de l’holocauste

Ce mémorial, rendant hommage aux victimes de la Shoah, a une architecture particulière rappelant des dominos. On trouve en effet 2711 stèles de tailles différentes, dans lesquels on vient se recueillir et se rappeler les atrocités commises, ou pour les plus petits, jouer à cache-cache.

Porte de Brandebourg

Cette porte, très célèbre, symbolise la division de Berlin puis sa réunification. Cette porte de style néoclassique avait à l’origine été édifiée au XVIIIe siècle pour symboliser la paix, mais pendant la période du mur, s’était retrouvé à l’Est. Cette place est très touristique comme vous pouvez vous en douter, à base de centaines de personnes prenant la même photo et de personnes en costume de Mickey.

Balade le long de la Sprée

La Sprée est la rivière qui traverse Berlin.

Reichstag à Berlin
Reichstag à Berlin

Palais du Reichstag

Le Reichstag est le siège du parlement (le Bundestag). Il est coiffé d’un dôme en verre et a connu une histoire mouvementée. On peut visiter le dôme en réservant à l’avance, ce que nous n’avons malheureusement pas pu faire.

Gendarmenmarkt 

Place de marché historique, on y trouve deux cathédrales, une française et une allemande, mais aussi une salle de concert dans un beau bâtiment aux marches recouvertes d’un tapis rouge. Oui, je me suis amusé à monter et redescendre les marches 🙂 C’est également dans ce quartier que nous avons mangé à deux reprises. L’ambiance est agréable, loin des grandes artères et de la « folie » urbaine.

Le deuxième jour, nous avons visité le château de Charlottenburg, mon coup de cœur du séjour !

Schloss Charlottenburg

Visite plutôt onéreuse, mais valant grandement le coup, ce château, plus ancienne résidence des Hohenzollern, famille impériale et royale, est richement meublé et décoré, et montre bien la grandeur de cette époque qui nous paraît lointaine. Si vous aimez tout comme moi visiter de beaux châteaux, vous ne serez certainement pas déçu par celui-ci. La visite vous coûtera dix-sept euros par personne, pour 4 bâtiments : l’ancien château, la nouvelle aile, le palais du belvédère et le mausolée. Il paraît qu’il y a également le nouveau pavillon, que je n’ai pas visité. Pour pouvoir prendre des photos, il vous faudra payer trois euros (par personne !), en échange de quoi on vous collera une pastille pour signifier que vous avez payé pour cette option.

Schloss Charlottenburg - Berlin
Schloss Charlottenburg – Berlin

L’ancien château présente les appartements de style baroque de Frédéric Ier et Sophie-Charlotte. Les deux salles qui m’ont le plus marqué, car différente de ce que j’ai déjà pu voir dans des châteaux, ce sont la chapelle Eosander et la chambre des Porcelaines, présentant des centaines et des centaines de pièces en céramique chinoises et japonaises, à la limite entre beauté de la collection et oppression de tant de pièces de collection dans une même salle.

La nouvelle aile du château m’a beaucoup plu pour sa Goldene Galerie, salle de bal aux allures rococo, aux murs verts et au plafond d’un beau vert et aux dorures.

Le mausolée, abritant plusieurs membres de sang royal, est au fond du parc du château. À l’intérieur, d’imposantes tombes en marbre, rajoutant de la solennité au lieu.

Le palais du belvédère mérite la visite pour son architecture et sa porcelaine. On dirait une jolie petite maison de poupée.

Schloss Charlottenburg - Berlin
Schloss Charlottenburg – Berlin

Se promener dans le parc du château (gratuit !) est très agréable. À la fois proposant à la vue des jardins à l’anglaise et à la française, ainsi qu’un bassin à carpes, ce lieu est idéal pour une promenade sur fond d’histoire royale.

Après cette matinée de visite (comptez 3 h pour le tout), nous avons pris le métro pour aller voir la partie la plus célèbre du mur de Berlin.

Partie restante du mur la plus touristique du mur de Berlin, on y trouve une centaine d’œuvres de street art sur plus d’un kilomètre, dont l‘oeuvre la plus célèbre est celle dépeignant le baiser entre Brejnev et Honecker. Le mur de Berlin, symbole de la Guerre Froide, a séparé la ville en deux de 1961 à 1989. Il a été construit en une seule nuit ! Je m’attendais à plus de street art marquant, mais j’étais tout de même contente d’avoir pu voir ce lieu dont on connait le fort symbolisme.

Comment se déplacer dans la ville ?

Pour se déplacer à Berlin, le plus simple est de prendre le métro. Le réseau du métro, appelé U-Bahn, fonctionne en trois zones : A B C. Souvent, un billet AB suffit pour se rendre jusqu’aux sites touristiques. À relever que le métro est hyper propre (il faut le relever quand même !) et qu’on y voit des scènes curieuses, comme des gens se baladant avec des barbecues à 22 h !

Où dormir ?

Nous avons séjourné au Mercure Hôtel MOA Berlin. Pour deux nuits pour une chambre pour trois, nous avons payé 298 euros. La chambre était grande et agréable. L’hôtel est bien situé, car même s’il est un peu excentré des lieux touristiques, on trouve une station de métro à deux pas : la station Birkenstraße tiergaten, ce qui permet un accès assez rapide au centre-ville.

Où manger et boire un verre ?

Difficile de trouver un bon restaurant pour notre part à Berlin et la nourriture n’est pas ce qui nous a le plus convaincu durant notre séjour. De plus, le personnel était souvent très peu aimable… Je vous recommande toutefois les deux adresses suivantes.

Augustiner am Gendermenmarkt est un restaurant proposant de la nourriture typique allemande. J’ai pu y manger un currywurst, un plat allemand composé d’une saucisse et de frites nappées de sauce tomate et de curry. Je vous accorde que l’aspect n’est pas très appétissant, mais le plat s’avère au final plutôt bon. Vous pourrez aussi tester les saucisses chou purée. Pour le dessert, je vous recommande le strudel aux pommes.
Ce restaurant est idéalement situé au niveau de Gendarmenmarkt, un quartier sympa auquel nous avons aimé nous rendre les deux soirs.

Pour un verre, je vous recommande de vous arrêter à Pirates Berlin. Ce resto-bar avec vue sur la Sprée est très sympa, et la localisation est idéale avant ou après une visite des restes du mur de Berlin, car il est situé juste à côté.


Si c’était à refaire, je le referais différemment : je resterais plus longtemps, car il y a des quartiers que nous n’avons pas du tout vu par manque de temps et je trouve cela dommage, car nous n’avons pas pu apprécier la ville sous différents angles. Deux jours supplémentaires auraient été appréciables pour visiter de manière moins superficielle la ville et s’imprégner plus de son histoire. Bien pour une première visite, mais il faudra y retourner !
Je vous recommande de visiter Berlin, car je pense qu’elle pourra vous plaire pour au moins l’une de ses facettes : histoire, art, fêtes, street art… Et je trouve ça toujours intéressant de visiter les capitales européennes !

Lola au Schloss Charlottenburg - Berlin
Lola au Schloss Charlottenburg – Berlin

Une balade à vélo en Saintonge Romane

Amateurs de la petite reine ou de slow tourisme, cet article est fait pour vous !

Au départ de Saintes, les possibilités à vélo sont nombreuses ; c’est ce que nous avons pu tester. Saintes est notamment traversée par la Flow Vélo : une véloroute de 290 km, allant de Thiviers (Dordogne) à l’île d’Aix (Charente-Maritime), mais nous n’avons pas suivi son parcours pour cette fois, car nous avons préparé notre escapade saintongeaise au dernier moment ! D’ailleurs, si nous avions eu plus de temps, pas de bagages à faire pour quitter Saintes et le couvre-feu, nous serions allés jusqu’à Cognac ! Nous espérons vraiment faire ce parcours une prochaine fois, peut-être sur la Flow Vélo cette fois-ci. Allez, hop, on monte en selle, direction la Saintonge Romane !

Journée à vélo en Saintonge Romane
Journée à vélo en Saintonge Romane

Première étape : louer un vélo à Saintes

Je ne peux que vous recommander les vélos accessibles en libre-service à divers endroits de la ville, et loués à la journée pour la modique somme de 5 euros ! Nous avons pris les nôtres devant l’office de tourisme de Saintes (place Bassompierre), mais il existe plusieurs autres spots. Les vélos sont présents de début mai à fin septembre et cela vaut vraiment le coup pour découvrir les environs de Saintes !

Seule contrainte : disposer d’un smartphone avec suffisamment de batterie (et qui tient surtout, pas comme le mien…) et dont le système Bluetooth fonctionne. Il vous faut télécharger une application gratuite également pour accéder à la location. Malgré cela, l’utilisation a été plutôt facile, et sur un téléphone normal, cela ne prend pas trop de batterie.

Les vélos sont confortables pour des vélos mis à la disposition des visiteurs, pour en avoir testé à plusieurs reprises dans d’autres villes, et ils possèdent un petit panier à l’avant, ce qui est très pratique pour se décharger d’un petit sac ou d’un pull. J’ai été grandement satisfaite par leur utilisation !

Plus d’information sur la location ici.

Lola à vélo
Lola à vélo

Notre trajet : Saintes → Chaniers → Dompierre-sur-Charente → Chaniers → Saintes

Au départ de l’office de tourisme, nous avons pris la route sans savoir jusqu’où nous irions, en suivant la direction de Cognac. J’avais pour objectif d’aller jusqu’à Chaniers au moins, à une trentaine de minutes à vélo de là.

Journée à vélo en Saintonge Romane
Journée à vélo en Saintonge Romane

À  Saintes, nous avons traversé la Palu, lieu de biodiversité, avant de passer par le quartier de Saint-Sorlin, et de prendre la D24 qui longe la Charente. Le paysage était bucolique, la journée était chaude et belle, et les montées par endroit également ! Au niveau du passage à niveau, nous avons quitté la départementale pour un petit chemin plus sympathique qui nous a permis de longer la Charente et ses méandres. C’était très agréable, nous étions dimanche et beaucoup de familles du coin profitaient des berges du fleuve pour pique-niquer en famille, en grande pompe pour la fête des mères, avec table, festin et voiture à proximité. Une scène dominicale de saintongeais en goguette !

Nous sommes ensuite arrivés à Chaniers, joli petit village des bords de Charente, où le calme et la douceur de vivre sont au rendez-vous. On est accueilli par sa jolie église romane, de style saintongeais. 

Chaniers
Chaniers

Après avoir jeté un coup d’œil à l’intérieur, nous avons de nouveau enfourché nos vélos pour pique-niquer au bord de l’eau, à quelques pas du Moulin de la Baine. Nous avons pu observer des pêcheurs sur des bouées, qui se sont laissés porter par le courant pour continuer leur pêche (nous les avons d’ailleurs retrouvés plus loin, plus tard).

Bords de Charente à Chaniers
Bords de Charente à Chaniers

Après le repas, nous avons continué en direction de Dompierre sur-Charente. Nous avons découvert un bac à chaînes, hors-service à ce moment-là, qui permet de rejoindre l’autre rive. Vous avez un autre bac à Chaniers également. Un peu plus loin, nous nous sommes arrêtés à une aire de repos, en bord de Charente, avant de repartir en sens inverse.

Dans l’autre sens, nous avons essayé de trouver un lieu pour nous poser et nous baigner, mais en vain ! Les meilleurs spots étaient déjà occupés.

Nous avons fini par faire un long arrêt au Moulin de la Baine, un lieu très agréable. Un restaurant est présent dans le moulin, très connu dans le coin (le bateau Le Palissy, à Saintes, y amène ses visiteurs), et sur les deux petites îles reliées par des ponts, on retrouve un bar et une base de loisirs. On peut également se baigner si on est assez téméraires pour descendre l’échelle proche de l’écluse. Le Moulin, datant du XVIIe siècle, servait à alimenter en farine l’arsenal de Rochefort. Un passage intérieur permet de voir la roue à aubes du moulin à eau, c’est très impressionnant !

La Baine est un lieu très agréable, digne d’un tableau impressionniste, où nous avons aimé nous arrêter une petite heure avant de reprendre la route direction Saintes.

Moulin de la Baine - Chaniers
Moulin de la Baine – Chaniers

Si vous êtes de passage en Charente-Maritime, et notamment à Saintes, je vous recommande vraiment de prendre un vélo et de découvrir ces beaux endroits dans le coin, moins fréquentés par les touristes, mais connus et très appréciés des locaux, et pour cause ! Prendre le temps de découvrir vraiment un territoire, c’est ce que je préfère, et ce que je vous invite à faire, que ce soit à pied, à vélo, en barque, en Ter, en bus ou en voiture en mode slow : c’est comme cela qu’on découvre le mieux un territoire, pour ce qu’il est, son histoire, sa géographie, son patrimoine, sa gastronomie, ses habitants, et pas seulement les must-see !

Saint-Sorlin - Saintes
Saint-Sorlin – Saintes

Visiter Saintes, ville d’Art et d’Histoire

La dernière fois, je vous ai présenté les musées de Saintes, dans lesquels j’ai fait un stage au printemps. Je pense qu’il est dorénavant temps de vous présenter la ville de Saintes, sous laquelle je suis tombée sous le charme.

Située en Charente-Maritime, Saintes est une jolie petite ville aux façades comme je les aime, riche en patrimoine, avec à la fois plusieurs lieux religieux d’exceptions à l’architecture exceptionnelle, mais aussi aux vestiges antiques incroyables.

Cette ville est définitivement beaucoup trop sous-côtée, alors qu’elle a beaucoup à offrir ! Je trouve cela vraiment dommage qu’elle ne soit pas mise plus en avant, car elle a un fort potentiel selon moi.

Saintes, au bord de la Charente, a un charme bien à elle, que je ne saurais pas vraiment expliquer, mais que je vous invite à découvrir à travers mes photos et mes mots. En espérant que cela vous donne envie de découvrir en vrai cette ville de Saintonge !

Dans cet article, vous trouverez les informations suivantes sur Saintes :

  1. Comment s’y rendre ?
  2. Que visiter ?
    1. Basilique Saint Eutrope
    2. Cathédrale Saint-Pierre
    3. L’Abbaye aux Dames et son voyage sonore
    4. L’amphithéâtre
    5. Arc de Germanicus
    6. Thermes de Saint-Saloine
    7. Parc des arènes
    8. Le jardin de la médiathèque François-Mitterrand
    9. Les Bords de Charente
    10. Le Jardin Public
    11. La Palu
  3. Où manger ?
    1. À  croquer
    2. Crêperie Victor Hugo
    3. L’opéra Bouffe
    4. Mam’ Italy etc

Comment s’y rendre ?

Le train est une bonne solution, il y a beaucoup de lignes qui passent à Saintes pour rejoindre Bordeaux, La Rochelle, Royan ou Rochefort par exemple. L’axe Saintes-Angoulême est actuellement en travaux, mais il y a un bus de remplacement, qui vous permet également d’aller à Cognac. Saintes est à une heure de La Rochelle et à une heure de Bordeaux, que ce soit en train ou en voiture.

Que visiter ?

Vous êtes de passage à Saintes et vous vous demandez ce que vous allez bien pouvoir visiter. Rassurez-vous, il y a plein de choses à voir ! Je vous recommande une journée complète sur Saintes pour bien avoir le temps de profiter de la ville et de sa douceur.

Tout d’abord, Saintes est une ville où la chrétienté est à l’honneur. Saintes a toujours connu une place importante en termes de religion pour les Charentais, car elle est un centre religieux, avec plusieurs lieux de culte et avec une grande importance pour les catholiques, notamment avec la Basilique Saint-Eutrope, démontrant la christianisation précoce de Saintes. Les lieux de culte les plus notoires sont la Basilique Saint-Eutrope, la Cathédrale Saint-Pierre et l’Abbaye aux Dames.

Basilique Saint Eutrope

Basilique Saint Eutrope de Saintes
Basilique Saint Eutrope de Saintes

La basilique est de style roman, mais son clocher est de style gothique ; elle est classée au patrimoine mondial de l’Unesco, car elle se situe sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Dans la crypte, il se dégage une ambiance assez « glauque » et mystique, c’est ce qui fait le charme de l’endroit. Il s’agit de l’une des plus vastes cryptes romanes en Europe.

Basilique Saint Eutrope de Saintes
Basilique Saint Eutrope de Saintes

Cathédrale Saint-Pierre

La cathédrale est de style gothique. Elle fut en partie détruite lors des guerres de religion par les protestants. J’ai beaucoup aimé cette cathédrale, grandiose à l’extérieur et lumineuse et apaisante à l’intérieur.

Cathédrale Saint-Pierre de Saintes
Cathédrale Saint-Pierre de Saintes

L’Abbaye aux Dames et son voyage sonore

Pour visiter l’abbaye aux dames, vous avez plusieurs possibilités, dont la visite grâce à ses voyages sonores. Deux choix de parcours sonore s’offrent à vous : le voyage initiatique et le voyage héroïque. Nous avons opté pour le voyage initiatique, entre chants lyriques et histoire de l’abbaye et de la musique. Le parcours met en lumière des détails architecturaux, l’histoire du lieu et des personnes qui y ont vécu, un aspect qui me touche tout particulièrement, tout en nous proposant des pauses musicales, issues des représentations lors du festival international de musique classique qui a lieu chaque année.

Parcours sonore à l'Abbaye aux Dames de Saintes
Parcours sonore à l’Abbaye aux Dames de Saintes

Le petit plus : on accède à des salles privées grâce au smartphone avec lequel on fait la visite, on a donc l’impression de posséder les clés du lieu. On a par exemple accès au clocher, ce qui nous a étonnés, car c’est le type de lieu qui n’est souvent accessible qu’en visite guidée accompagnée. Cette expérience de médiation par le biais du son vous coûtera 10 euros, 9 euros en tarif réduit.

De plus, si vous êtes toujours assoiffé de musique, vous pouvez essayer, s’il est ouvert, le manège musical, avec lequel vous pourrez peut-être créer la prochaine grande symphonie ! Pour notre part, ce sera pour une prochaine fois car il était fermé.

Carrousel musical de l'Abbaye aux Dames de Saintes
Carrousel musical de l’Abbaye aux Dames de Saintes

Madame de Montespan, la favorite de Louis XIV, et Aliénor d’Aquitaine ont fait leurs études à l’abbaye. Aujourd’hui, on y trouve le conservatoire de musique et on peut même y suivre un master de musique. Chaque été, au mois de juillet, le festival international de musique classique a lieu. Un grand événement qui met Saintes en fête !

J’ai beaucoup aimé que ce lieu patrimonial exceptionnel soit totalement dédié à la musique, qu’il ait été revisité et aménagé dans ce but. Je trouve les divers projets autour de l’abbaye très réussis. On y trouve aussi un hôtel et un jardin potager.


Mais Saintes est également particulièrement connue pour ses vestiges antiques ! Saintes était l’une des villes les plus importantes de la Gaule, elle était reliée à Lugdunum (Lyon) par la Via Agrippa.


L’amphithéâtre

Amphithéâtre de Saintes
Amphithéâtre de Saintes

Au temps où Saintes était encore Mediolanum, un amphithéâtre gallo-romain fut érigé en 40-50 après J.C.

L’amphithéâtre est situé au creux d’un vallon ; pour y accéder, vous allez probablement descendre le vallon par de grands escaliers. J’aime beaucoup ce chemin d’accès, on a l’impression d’être à la campagne alors que l’on est en pleine ville, à quelques mètres du Cours Reverseaux, une des avenues les plus passantes de Saintes.

Lors de votre visite à l’amphithéâtre, vous pourrez vous prendre pour un gladiateur et marcher dans l’arène, ou pour un spectateur en vous asseyant sur les gradins. De là, vous pourrez vous imaginer vivre une journée à l’amphithéâtre durant l’antiquité.

Amphithéâtre de Saintes
Amphithéâtre de Saintes

La journée à l’amphithéâtre se déroulait en trois temps : le matin, un combat d’animaux avait lieu. On peut imaginer qu’il s’agissait d’animaux locaux, chassés dans les forêts de Saintonge, comme par exemple des sangliers. Je m’amuse à imaginer pour ma part des combats de mouettes 🙂

Ensuite, à midi avaient lieu les condamnations à mort de ceux qui avaient commis un crime.

Finalement, l’après-midi se déroulaient les combats de gladiateurs, l’événement le plus attendu par tous. Les combattants rentraient dans l’arène par la porte des vivants, et ressortaient soit par cette porte, soit par la porte des morts… Cependant, contrairement à ce que l’on croit communément, il n’y avait pas tant de morts que cela parmi les gladiateurs, seulement 10 à 15 % des combats menaient à la mort. En effet, il n’était pas dans l’intérêt de l’organisateur des jeux de devoir payer ensuite la vie du combattant à son laniste (propriétaire et entraîneur du gladiateur) et les spectateurs n’avaient pas non plus envie de perdre un bon combattant.

Amphithéâtre de Saintes
Amphithéâtre de Saintes

Possibilité de restauration sur place, il y a un salon de thé. Vous pouvez également faire la visite avec des audioguides (durée de quarante minutes), mais le cartel qui vous est remis à l’entrée me paraît suffisant pour s’imprégner des lieux. La visite coûte 4 euros. Des animations sont fréquemment organisées, et l’amphithéâtre est mis à l’honneur lors des Journées Européennes de l’Archéologie, qui ont lieu au mois de juin chaque année.

Actuellement, des fouilles ont lieu afin de retrouver davantage l’amphithéâtre comme à son origine.

Arc de Germanicus

L’arc de Germanicus n’est pas un Arc de triomphe comme on pourrait le penser à première vue, il s’agissait d’un arc sous lequel on passait pour entrer ou sortir dans la ville. C’est pour cela qu’il y a deux arches, pour délimiter les deux sens de circulation. Cet arc a été construit en l’honneur de l’empereur Tibère et se trouvait originellement sur un pont. Cependant, au fil des siècles, le pont manquait de s’écrouler, et l’arc avec. Prosper Mérimée, inspecteur en chef de la protection des monuments au XIXe siècle, décida de déplacer l’arc, en le démontant par blocs de pierre numérotés, et de le placer où on peut l’admirer encore désormais.

Arc de Germanicus à Saintes
Arc de Germanicus de Saintes

Pour l’anecdote, Victor Hugo, lors de sa visite à Saintes suite au décès de sa fille Léopoldine qu’il a appris lors de son séjour à Rochefort, écrit dans un recueil qu’il vit une pierre de l’arc tomber à ses pieds lors de sa reconstruction. Victor Hugo a participé à l’aide d’une pétition à la protection et la préservation de l’arc.

Thermes de Saint-Saloine

Les thermes ne sont plus que des vestiges, mais qu’il est intéressant d’aller voir. Quand on a quelques connaissances sur le sujet, on peut s’imaginer assez aisément le lieu à l’époque. Il manque cependant une valorisation et des explications autour de ces thermes. Le lieu a été transformé dès le IIIe siècle en nécropole. On peut d’ailleurs y trouver un caveau familial.

Les autres lieux patrimoniaux que je vous recommande chaudement sont bien évidemment les musées (le musée archéologique, le musée de l’échevinage qui est un musée Beaux-arts et mon chouchou, le musée Dupuy-Mestreau, un cabinet de curiosités recelant de trésors d’antan) dans lesquels j’étais en stage et pour lesquels j’ai déjà dédié un article complet, mais je vous conseille également de vous promener dans le centre-historique, petit mais coquet et recelant de petits trésors (hôtels particuliers, jolies maisons et devantures…) La rue Alsace-Lorraine, rue principale du centre-historique, possède par exemple une jolie maison médiévale à colombages, vous ne pourrez pas la louper.

Le présidial est le lieu où se trouve une partie des réserves des collections des musées de Saintes. C’est un bel édifice que vous pourrez rencontrer lors de vos balades en centre-ville.

Le Présidial de Saintes
Le Présidial de Saintes

Pour une jolie vue sur Saintes, je vous recommande de monter les (difficiles !) marches de la ruelle de l’hospice, qui mènent jusqu’à un petit jardin et un point de vue sur la cathédrale et la ville en contrebas. Si vous poursuivez, vous arriverez à l’ancien hôpital.

Vue sur la Cathédrale Saint-Pierre de Saintes
Vue sur la Cathédrale Saint-Pierre de Saintes

J’ai été agréablement étonné de tous les espaces verts qu’offre la ville ! Voici une sélection de mes lieux préférés.

Parc des arènes

Un parc agréable de quatre hectares qui a été aménagé dans les années 70 pour préserver les lieux de toute urbanisation. Il se situe juste derrière l’amphithéâtre et on peut y trouver diverses espèces d’arbres venant de partout dans le monde, du Chili par exemple. Un agréable petit ruisseau s’y trouve également ; une balade agréable après la visite de l’amphithéâtre.

Le jardin de la médiathèque François-Mitterrand

Ce jardin est accessible par la médiathèque et lors de ses horaires d’ouverture. C’est un jardin très calme et agréable, avec des petites fontaines et de jolies fleurs, où j’ai eu la chance de manger à plusieurs reprises à ma pause-déjeuner (le jardin est privé à ce moment-là).

Les Bords de Charente

Un des lieux les plus agréables de Saintes. J’ai adoré m’y balader seule, en famille ou en amoureux, regarder les bateaux passer sur la Charente, les pêcheurs en action et les saules pleureurs compléter ce magnifique tableau.

C’est également en bord de Charente que vous pouvez embarquer pour une croisière à bord du Bernard Palissy, un bateau électro-solaire zéro-émission de CO2, qui vous propose diverses balades sur le fleuve.

Le Jardin Public

Situé juste derrière les Bords de Charente, c’est un joli parc agréable, élégamment taillé à la française, avec des petits coins sympas.

La Palu

Lieu de biodiversité et de ballade, la Palu offre à la vue un vaste espace de prairies en bords de Charente et dans les bois. Un lieu que nous avons eu plaisir à arpenter à plusieurs reprises en début de soirée !

Où manger ?

En un mois, j’ai pu tester quelques adresses, surtout suite à la réouverture des terrasses. Voici mes préférées, toutes situées en plein centre-ville de Saintes. De quoi vous régaler !

À  croquer

C’est à cette boulangerie que je prenais la plupart de mes repas le midi lors de mon stage. Vous y trouverez entre autres de bons croques messieurs et tartes, ainsi que de délicieuses pâtisseries diverses, allant de l’éclair au café en passant par le fondant au chocolat et les cheesecakes. Vous pourrez aussi vous laisser tenter par de succulentes mignardises, petites bouchées à croquer à divers parfums tous plus bons les uns que les autres. À quelques mètres en face, appartenant à la même enseigne, vous pourrez déguster de bonnes glaces, des sundaes, des milk-shake etc. En bref, une adresse que je recommande à tous les gourmands comme moi !

Crêperie Victor Hugo

C’était notre première terrasse depuis des lustres, on avait super faim et on a jeté notre dévolu sur cette petite crêperie en plein centre-ville, à deux pas du présidial, un lieu avec une jolie façade où l’on conserve les œuvres des collections des musées de Saintes. J’ai pris pour ma part une crêpe au mottin charentais, miel et amandes grillées, et elle était très bonne ! Nous avions également une jolie vue sur l’Arc de Germanicus en arrière-plan. Le service était rapide et les crêpes peu chers. Petit bémol : le personnel a été peu réactif lorsqu’il s’est mis à pleuvoir, que notre parasol était fermé puis qu’il menaçait de nous blesser une fois ouvert car il était cassé.

Crêperie Victor Hugo à Saintes
Crêperie Victor Hugo à Saintes

L’opéra Bouffe

Nous avons pris deux pizzas à emporter, une au saumon et une au chorizo. Elles étaient bonnes et le personnel est sympa. Si vous aimez les pâtes à pizza fines, vous avez là une bonne adresse !

Pizzas l'Opéra Bouffe à Saintes
Pizzas l’Opéra Bouffe à Saintes

Mam’ Italy etc

On m’avait parlé de cette épicerie fine depuis le début de mon stage, en en vantant ses mérites. Nous avons donc fini par y aller et nous avons été conquis : mon copain a pris des lasagnes et moi des pâtes carbonara. En dessert, nous avons chacun pris un tiramisu, spéculoos pour lui et noisette pour moi. Tout était excellent et pas cher ; c’est une adresse à laquelle je ne manquerais pas de revenir si je repasse un jour sur Saintes. Le reste de l’épicerie fine me faisait également bien envie, que ce soit les huiles, les pâtes ou le gorgonzola coulant à l’envie !

Pâtes à la carbonara à Saintes
Pâtes à la carbonara à Saintes

Je ne peux que vous souhaiter un bon futur séjour à Saintes, que j’ai beaucoup aimé découvrir et j’espère que la ville vous plaira autant, et que cet article vous aura donner envie d’y aller et les clés pour une visite aux petits oignons !

Pour le prochain article, je vous emmènerai avec moi à vélo à quelques kilomètres de là. De quoi vous donner des idées pour un petit week-end en Saintonge romane 🙂

À très vite

Lola

Amphithéâtre de Saintes
Amphithéâtre de Saintes

Découvrir les musées de Saintes

Comme vous le savez, je suis en Master 1 E-Tourisme et ingénierie culturelle des Patrimoines à l’université de La Rochelle, en Charente-Maritime. Dans le cadre de mes études, j’ai effectué un stage en médiation culturelle au sein des Musées de Saintes (17). J’ai beaucoup aimé découvrir ces trois musées, en particulier le Musée Dupuy-Mestreau, pour lequel j’ai le plus travaillé, et j’ai pensé que cela pourrait être intéressant de vous faire découvrir ces musées qui méritent le détour, tout comme la ville de Saintes !
La ville de Saintes ne possède pas moins de trois musées, tous les trois aux thèmes très différents et labellisés Musées de France.
Laissez-moi vous les présenter !


Musée archéologique

Saintes dans l’Antiquité se nommait Mediolanum Santonum, en raison du peuple qui l’occupait : les Santons. Elle a été créé par Agrippa, dont la voie antique du même nom reliait Lyon.

Statue dans le Musée archéologique de Saintes
Statue dans le Musée archéologique de Saintes

Au cours des années et surtout des fouilles, de nombreux objets issus de l’Antiquité ont été découverts. On en retrouve maintenant une petite partie qui est exposée dans le musée archéologique de la ville de Saintes. Le musée, juste à côté de la Charente, et sur la rive droite, propose une exposition permanente mettant en lumière la vie quotidienne des habitants de Mediolanum.

Vous pourrez découvrir les rites, des objets domestiques, comme des lampes à huile, des pièces de monnaie, de la vaisselle, des amphores, des bijoux ou encore des jeux comme le latroncule, un des jeux les plus appréciés dans l’antiquité.

Statue de pied dans le Musée Archéologique à Saintes
Statue de pied dans le Musée Archéologique à Saintes

Vous pourrez y admirer également de belles sculptures, dont une que j’ai beaucoup apprécié découvrir : une tête d’une statue féminine en marbre blanc, représentant présumément Livilla, sœur de l’empereur Calligula, et qui a été découverte dans un puits à Saintes.

Tête d'une statue féminine en marbre blanc dans le Musée Archéologique de Saintes
Tête d’une statue féminine en marbre blanc dans le Musée Archéologique de Saintes

Musée de l’échevinage

Le musée est situé dans l’ancien hôtel de ville de Saintes, agrémenté d’un beffroi datant de 1587, en plein centre-ville de Saintes. Le musée de l’échevinage est un musée des Beaux-Arts, dans lequel on peut admirer une centaine d’œuvres d’art, entre peintures, sculptures et céramiques.

Beffroi du musée de l'échevinage de Saintes
Beffroi du musée de l’échevinage de Saintes

Au rez-de-chaussée, vous pouvez admirer des œuvres religieuses et d’histoire. Dans le beffroi, au premier étage, vous verrez des peintures de paysages, des natures mortes et des peintures orientalistes, et au deuxième, des céramiques, des portraits et des tableaux ayant pour sujet l’enfance

Boîte de pastels ayant appartenu à André Herviault - Musée de l'Echevinage à Saintes
Boîte de pastels ayant appartenu à André Herviault – Musée de l’Echevinage à Saintes

On retrouve des peintures plus « locales », représentants des paysages d’Aunis et de Saintonge, comme Bords de Mer à Barzan de Louis-Augustin Auguin. Dans la salle dédiée aux portraits, on suppose que l’un d’entre eux est un portrait de l’ingénieur du roi Louis XIV, Vauban, le maître des fortifications. On retrouve certaines œuvres plus contemporaines, et un tableau réalisé par Brueghel, La Terre ou Céres, Allégorie de la Terre

Brueghel, La Terre ou Céres, Allégorie de la Terre. Musée de l'Echevinage à Saintes.
Brueghel, La Terre ou Céres, Allégorie de la Terre. Musée de l’Echevinage à Saintes.

Mon œuvre coup de cœur : Sous-bois/Les gamins, cascade de Cernay de Gustave-Césaire Garaud. Il s’agit d’une peinture d’un beau paysage dans lequel jouent des enfants. J’aime les couleurs de cette œuvre et les jeux de lumière dans les arbres, me rappelant le courant impressionniste, ainsi que l’attrait pour la liberté qui se dégage des enfants qui jouent dans l’eau.

Sous-bois/Les gamins, cascade de Cernay de Gustave-Césaire Garaud - Musée de l'Echevinage à Saintes
Sous-bois/Les gamins, cascade de Cernay de Gustave-Césaire Garaud – Musée de l’Echevinage à Saintes

J’ai beaucoup aimé aussi Mars et Vénus de Gillis Coignet, peinture allégorique d’une scène mythologique représentant la guerre et l’amour. En effet, si vous regardez attentivement cette peinture à l’huile, vous remarquerez en arrière-plan, derrière Mars et Vénus, un champ de bataille, tandis que sur le virginal dont Mars joue (instrument s’apparentant à un piano), on aperçoit une scène de Commedia dell’Arte. Mars fait la cour à Vénus, tandis qu’un Amour essaie de recouvrir la poitrine dénudée de Vénus.

Mars et Vénus de Gillis Coignet - Musée de l'Echevinage à Saintes
Mars et Vénus de Gillis Coignet – Musée de l’Echevinage à Saintes

Pour le reste, je vous laisse découvrir 🙂

Sculpture du Musée de l'Echevinage à Saintes.
Sculpture du Musée de l’Echevinage à Saintes.

Musée Dupuy-Mestreau

Il s’agit de mon musée coup de cœur ! Le musée Dupuy-Mestreau est un musée d’art et tradition populaire, ayant pour objectif de conserver la culture matérielle de l’Aunis, de la Saintonge et de l’Angoumois. En effet, son créateur, Abel Mestreau, dont le collectionnisme était la passion, a souhaité rassembler au sein de l’hôtel particulier de Monconseil une riche collection d’objets en tout genre originaires de ces trois provinces. Vous pouvez admirer ce cabinet de curiosités dans le centre-ville de Saintes.

Cour du musée Dupuy-Mestreau à Saintes
Cour du musée Dupuy-Mestreau à Saintes

Ce qui m’a le plus marqué lors de ma première visite, c’était la diversité et la richesse de la collection. Chaque objet a une histoire particulière à raconter. On recense environ 3 000 pièces dans le musée, alors des histoires, vous en avez plein à découvrir ! Je vais vous raconter l’histoire de quelques objets qui m’ont particulièrement intéressés.

Façade côté Charente du Musée Dupuy-Mestreau à Saintes
Façade côté Charente du Musée Dupuy-Mestreau à Saintes

Déjà, rien que le lieu en lui-même est agréable à visiter. Si vous aimez les belles demeures, il saura vous enchanter ! Sa belle façade côté Charente ne vous laissera certainement pas indifférent. En dehors de cela, les pièces sont naturellement éclairées par la lumière du jour : on a l’impression d’être resté dans le passé, et on s’attend à voir passer dans les différentes pièces d’anciens occupants en tenues d’époque.

Colonnes dans le hall du Musée Dupuy-Mestreau de Saintes
Colonnes dans le hall du Musée Dupuy-Mestreau de Saintes

La plus belle salle est sans conteste la salle Tonnay-Charente, au rez-de-chaussée, dont les boiseries et les meubles sont vraiment magnifiques. J’aime beaucoup l’ambiance qui se dégage de cette salle, on a le sentiment de faire un tour quelques siècles en arrière.

La salle Tonnay-Charente du musée Dupuy-Mestreau de Saintes
La salle Tonnay-Charente du musée Dupuy-Mestreau de Saintes

Ce que j’ai aimé également, ce sont tous les objets présents : des pièces les plus notables, comme les souliers ayant appartenu à Louis XVI, aux jolies faïences, le choix est vaste. Les objets dont j’ai préférés découvrir l’histoire sont la chaise à porteur, la baignoire sabot ou encore les bottes de postillon.

Salle des faïences au Musée Dupuy-Mestreau de Saintes
Salle des faïences au Musée Dupuy-Mestreau de Saintes

La chaise à porteur était très utilisée par les personnes importantes, pour de courts trajets en ville, du XVIe siècle au XVIIIe siècle. Cette chaise était portée par deux hommes et était couverte afin de protéger le passager des intempéries, des déchets et de la boue.

Chaise à porteur et vélocipède dans le hall du musée Dupuy-Mestreau
Chaise à porteur et vélocipède dans le hall du musée Dupuy-Mestreau

Ce style de baignoire vous dit peut-être quelque chose : c’est le même genre de baignoire dans laquelle prenait son bain Marat lorsqu’il fut assassiné par Charlotte Corday. Il s’agit ici d’une baignoire sabot très utilisée dès la seconde moitié du XVIIIe siècle : le baigneur prenait son bain dans une cuve dans laquelle il était assis comme dans un fauteuil. Toute la famille se baignait dans la baignoire, en commençant par le plus vieux, suivi de toute la famille, jusqu’au plus jeune. L’eau n’était pas changée, juste le drap à chaque nouvelle personne qui permettait de ne pas se brûler et d’absorber les saletés.

Objets d'hygiène dans la salle du lit du musée Dupuy-Mestreau de Saintes : pot de chambre, baignoire sabot, perruque et vêtement d'époque
Objets d’hygiène dans la salle du lit du musée Dupuy-Mestreau de Saintes : pot de chambre, baignoire sabot, perruque et vêtement d’époque

Quant aux bottes de postillon, l’homme chargé de mener la voiture, à dos de cheval, devait enfiler ces lourdes bottes de cinq kilos en cuir rigide. En effet, il était de la sorte protégé si un accident survenait. Les bottes étaient fixées à la selle du cheval. Elles étaient recouvertes de paille au fond, et le postillon conservait ses propre chaussures à l’intérieur des bottes. On retrouve ces bottes particulières dans le célèbre conte du Petit Poucet. Mais oui, ces fameuses bottes appelées « bottes de sept lieux » ! Le lieu étant une ancienne mesure de distance, les sept lieux correspondaient à cette époque à la distance que le postillon, distribuant le courrier, parcourrait chaque jour pour remplir sa mission.

Botte de postillon dans la salle des coiffes du Musée Dupuy-Mestreau à Saintes
Botte de postillon dans la salle des coiffes du Musée Dupuy-Mestreau à Saintes

Le musée vous offrira bien plus à découvrir : coiffes saintongeaises, vêtements, meubles, objets liturgiques, jeux de cartes, gravures…

Diverses gravures de la Saintonge, de l'Aunis et de l'Angoumois au Musée Dupuy-Mestreau à Saintes
Diverses gravures de la Saintonge, de l’Aunis et de l’Angoumois au Musée Dupuy-Mestreau à Saintes

Informations pratiques : le prix d’entrée est de trois euros pour chaque musée – gratuit pour les moins de 18 ans, pour les étudiants et personnes sans emploi, sur présentation d’un justificatif. Ouvert d’avril à septembre du mardi au samedi de 10 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 18 h, les dimanches et jours fériés de 14 h à 18 h, et d’octobre à mars du mardi au dimanche de 13 h 30 à 17 h.

Pass’Patrimoine : 8 € permettant l’accès aux trois musées ainsi qu’à l’Amphithéâtre gallo-romain.


J’espère que cet article qui change un peu de ce que je vous propose d’habitude vous aura plu et donné envie de découvrir Saintes et ses musées. Dites-moi en commentaire si un article sur la ville de Saintes vous plairait également!

Et je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures 😉 Vous pouvez me suivre sur Instagram !

Lola

22 expériences que j’ai envie de vivre en Charente-Maritime

I don’t know about you but I’m feeling 22 !

Taylor Swift

L’an dernier, j’avais publié pour mon anniversaire un article sur les 21 endroits que je rêve de voir en France. Vu que cela vous avez plu et que ça me permet de me faire des petites bucket list par la même occasion, cette année, je vous emmène dans mon nouveau (ou premier/de naissance) département : la Charente-Maritime. J’ai choisi 22 expériences qui j’espère vous donneront des idées !

Lola au coucher de soleil au Fort Louvois à Bourcefranc-le-Chapus
Lola au coucher de soleil au Fort Louvois à Bourcefranc-le-Chapus

1. Faire du paddle dans les marais salants de l’île de Ré

Cela fait un petit moment que j’ai envie de tester le paddle alors essayer ce sport sur l’île de Ré me tenterait bien. Pourquoi les marais salants ? Car ce sera plus calme pour une première expérience !

2. Faire tous les villages de l’île de Ré

J’aimerais vraiment visiter tous les villages d’ici la fin de mon master ; on en a visité trois sur dix pour le moment : Rivedoux, La Flotte et Sainte-Marie.

3. Faire du catamaran jusqu’à Fort Boyard

C’est une activité qui est prévue depuis quelques mois, mais entre le Covid, les confinements et le mauvais temps en hiver, puis mon stage et mon déménagement, on n’a encore pas trouvé le temps…

4. Participer à un nettoyage de plage

C’est quelque chose que j’aimerais vraiment faire ! Des nettoyages des plages sont assez régulièrement organisés, mais j’étais souvent occupée lorsqu’ils avaient lieu.

5. Visiter le château de Crazannes

C’est LE château que j’ai trop envie de voir depuis que j’habite à La Rochelle. Il est lié au conte du Chat Botté, alors il m’intrigue, et il a l’air très beau. Cependant, c’est un peu compliqué de s’y rendre sans voiture. Affaire à suivre donc !

6. Aller au Musée des commerces d’autrefois à Rochefort

Ce musée a l’air original et très intéressant. Je voulais le visiter lors de ma visite à Rochefort en février, mais bien sûr, les musées étaient encore tous fermés…

7. Faire une balade fluviale sur la Charente

Depuis que je suis allée à Saintes, c’est quelque chose que j’aimerais bien faire. Pas forcément à Saintes, mais plus dans les lieux que je ne connais pas encore !

8. Se promener dans les petites rues médiévales de Saint-Jean d’Angély

Une petite ville médiévale dans laquelle il doit être très agréable de se balader !

9. Tester de nouvelles adresses food à La Rochelle

À  cause de la fermeture des restaurants, je n’ai pas eu trop l’occasion de tester beaucoup d’adresses (mais j’ai déjà deux trois coup de cœur!) et il y a des endroits que j’aimerais beaucoup tester !

10. Faire le tour de l’île d’Oléron

Si vous suivez mes aventures actuellement dans le bassin de Marennes Oléron, vous avez dû voir qu’on est allé trois fois sur Oléron. J’aimerais bien pouvoir faire le tour des endroits qu’il nous reste à découvrir un de ces quatre 🙂

11. Découvrir l’architecture de Royan

La dernière grande ville de Charente-Maritime qu’il me reste à découvrir ! Ambiance plus balnéaire et une architecture particulière qu’il me plairait de découvrir également.

12. Explorer les grottes de Meschers-sur-Gironde

Cela fait deux ans que je veux voir des grottes troglodytes et celles-là ont l’air troooop jolies face à l’océan !

13. Découvrir l’abbaye de Trizay

L’abbaye de Trizay est aussi un centre d’expositions d’art contemporain, j’aimerais voir cet alliage entre “ancien” et “nouveau” et j’aime beaucoup visiter les abbayes.

14. Visiter le site gallo-romain du Fâ à Barzan

J’ai découvert ce lieu lors d’un cours d’archéologie littorale et j’ai rendu un devoir dessus, cela m’a donné envie de découvrir en vrai le lieu.

15. Aller sur l’île d’Aix une journée

L’île d’Aix a l’air trop mignonne, et le fait qu’elle soit uniquement accessible en bateau me fait vraiment de l’œil !

16. Faire le tour de l’île Madame

J’aime trop le fait que l’île soit uniquement accessible par une passe à marée basse !

17. Visiter le château de la Roche-Courbon

Un autre château que j’aimerais beaucoup voir, il a l’air super joli !

18. Partir sur le chemin de la pierre de Crazannes

Visiter le village de Port d’Envaux, le musée à ciel ouvert des Lapidiales et découvrir les carrières de Crazannes, c’est sur ma liste ! J’aurais pu y aller quand j’étais à Saintes, car c’était vraiment proche, mais j’aurais d’autres occasions je pense !

19. Prendre le train des mouettes

Il s’agit d’un train qui fait plusieurs villages le long de la Seudre, et on peut s’arrêter et reprendre le train comme on veut ! C’est quelque chose que je trouve trop cool, en mode slow tourism 🙂 et on peut même prendre son vélo dans le train !

20. Visiter le château-fort de Saint Jean d’Angle

J’ai une vraie passion pour les châteaux, et j’ai découvert celui-ci il y a peu et cela me donne vraiment envie d’y faire un tour !

21. Aller à la pointe espagnole

En septembre, on avait eu un gros coup de cœur pour la Côte Sauvage alors voir la pointe espagnole, je suis sûre qu’on adorerait !

22. Visiter l’abbaye de Fontdouce

J’adore les abbayes et j’ai découvert celle-ci dans un reportage Cap Sud Ouest il y a quelques mois, ça m’a trop donné envie de la voir, elle a l’air si jolie !


N’hésitez pas à me laisser ici un avis sur cette liste et ce que vous y rajouteriez 😉

Une après-midi en tandem sur l’île de Ré

Et le voici, le dernier article qui clôture cette trilogie de cette courte semaine de vacances en septembre 2020. Après mes premiers pas à La Rochelle, ma nouvelle ville, et 24 h passés sur la presqu’île d’Arvert, dans le sud du département, je vous fais découvrir une nouvelle partie de la Charente-Maritime ! Cette fois-ci, direction l’île de Ré. Et pas n’importe comment : en tandem ! Une première expérience qui nous a bien donné envie de louer plus souvent un tandem pour profiter de beaux paysages tout en pédalant ensemble.

Port de La Flotte sur l'Île de Ré
Port de La Flotte sur l’Île de Ré

L’île de Ré, situé à l’ouest de La Rochelle, est la quatrième plus grande île de France métropolitaine (32 km de long pour 5 de large). Elle est composée de quatre îlots, Ré, Loix, Ars et Les Portes, qui se sont collés les uns aux autres au fil du temps. Elle est réputée pour ses jolies plages et maisons blanches aux volets bleu et vert pastels, sa douceur de vivre, son charme typique et ses marais salants.

Rivedoux sur l'Île de Ré
Rivedoux sur l’Île de Ré

Pour s’y rendre, rien de plus simple : depuis La Rochelle, un grand pont rejoint l’île depuis 1988 jusqu’à Sablanceaux, la pointe est de l’île. Cependant, le pont est payant : il vous faudra débourser pas moins de 16 euros en haute saison et 8 euros le reste du temps, pour un aller-retour. Une option que je ne vous recommande pas vraiment, sauf si vous ne venez pas de La Rochelle et que votre temps est limité. En dehors de cela, le pont est gratuit pour les piétons et les cyclistes. De plus, le meilleur moyen pour découvrir l’île selon moi, c’est à vélo : l’île de Ré est le paradis des cyclistes. En tout, c’est pas moins de 110 kilomètres de pistes cyclables qui traversent l’île. De quoi faire de belles balades entre océan et forêt de pins maritimes ! Mais à pied, découvrir l’île est aussi très chouette, je vous en reparlerais dans un prochain article, car nous y sommes retourné depuis, cet hiver.

Rivedoux sur l'Île de Ré
Rivedoux à l’Île de Ré

Bref, le meilleur moyen pour découvrir l’île de Ré, c’est de prendre son temps et de privilégier des moyens de locomotion doux. L’occasion de tester le slow travel et de se mettre au vert !

Abbaye des Châteliers à La Flotte sur l'Île de Ré
Abbaye des Châteliers à La Flotte sur l’Île de Ré

Pour la petite histoire, on voulait de base prendre les vélos pour aller jusqu’à l’île de Ré, en traversant le pont. Mais en descendant à la cave, ils avaient les pneus dégonflés suite à notre balade à vélo à Chef de Baie. Donc plan B : on s’en va place de Verdun, en plein centre de La Rochelle, pour prendre le bus 3 Nouvelle-Aquitaine qui mène à l’île de Ré. Pour 3 euros 60 par personne, vous avez votre aller-retour La Rochelle – Île de Ré. Vraiment rentable contre les 16 euros que nous aurions dû payer à cette époque avec voiture (que de toute manière, nous n’avions pas ahah) ; le seul inconvénient, c’est qu’il n’y a pas de bus toutes les heures, et qu’il faut bien regarder les horaires en avance pour ne pas se retrouver bloquer sur l’île de Ré ou devoir repartir à pied ! Tout est question d’organisation disons. Mais cela reste un super moyen de découvrir l’île facilement et à moindre coût.

Nous avons décidé pour cette première visite de nous arrêter dès la sortie du pont – à Sablanceaux donc. Vous pouvez aller jusqu’au bout de l’île avec le bus, mais il vous faudra compter une heure de trajet en tout !

Une fois que le bus nous a déposé à Sablanceaux, nous avons pu louer directement un tandem chez Ré’ Motion juste en face de l’arrêt de bus, en bas du pont. Nous avions payé 22 euros pour une location de 13 h à 18 h 30 environ.

Tandem sur l'Île de Ré
Tandem sur l’Île de Ré

On a adoré l’expérience en tandem, le fait de pouvoir discuter en même temps, ce que ne permettent pas vraiment deux vélos. On a vraiment envie de réessayer une prochaine fois, sur l’île de Ré ou ailleurs ! Cependant, je ne recommanderais pas l’expérience à tout le monde, car conduire un tandem nécessite plusieurs choses : bien s’entendre avec son partenaire, avoir le même rythme (si l’un a l’habitude de rouler plus vite que l’autre ou inversement, cela peut être frustrant), et bien communiquer pour coordonner ses mouvements (sinon, c’est la chute). Il faut plus anticiper ses mouvements qu’un vélo classique, en particulier les virages et le moment où l’on monte en selle, et la distance de freinage est plus élevée. On était trop fiers parce qu’on a direct pigé la technique (et pourtant, je ne suis pas douée, surtout à vélo, mais ça va mieux maintenant à force d’en faire cette année, merci La Rochelle !)

Rivedoux
Rivedoux

Rivedoux

Quand on a pris le tandem, il était aux alentours de 13h ; on a pédalé jusqu’à Rivedoux, le village le plus proche. On n’avait pas pris de repas pour le midi : terrible erreur. 6 euros pour une petite pizza hyper grasse dans une boulangerie. On a retenu la leçon, maintenant ce sera pique-nique à chaque fois. Et oui, si vous ne le saviez pas, l’île de Ré est plutôt réputé également pour sa vie chère ! Cela nous a permis toutefois de nous promener dans les rues de Rivedoux et de découvrir ce premier village, qui nous accueille à la sortie du pont, premier regard sur l’île de Ré

On s’est posé face à l’océan et au pont ; c’était marée basse et c’était joli, il y avait des bateaux penchés sur le sable.

Plage de Rivedoux sur l'Île de Ré
Plage de Rivedoux sur l’Île de Ré

Abbaye des Châteliers

Après ça, on a repris le tandem et on a roulé en direction du prochain village : La Flotte. On est passé par un petit bois, c’était super mignon et reposant, vraiment un air de vacances ! À une intersection, au lieu de continuer vers le village directement, nous avons roulé jusqu’à l’abbaye des Châteliers.

Abbaye des Châteliers à La Flotte sur l'Île de Ré
Abbaye des Châteliers à La Flotte sur l’Île de Ré

J’ai eu un véritable coup de cœur pour cette abbaye ; déjà de base, je suis très sensible à tout ce qui est patrimoine bâti, notamment les châteaux et abbayes, mais celle-ci dégage une atmosphère particulière, car elle est en bonne partie détruite. On peut aisément s’imaginer les événements qui ont pu s’y dérouler, surtout quand on connaît un peu l’histoire du département : elle a été victime des Anglais, les ennemis les plus importants sur le littoral charentais, et des guerres de religions, comme le reste du département, protégé au maximum par sa « ceinture de feu » formée par les fortifications du littoral.

Abbaye des Châteliers à La Flotte sur l'Île de Ré
Abbaye des Châteliers à La Flotte sur l’Île de Ré

Bon à savoir : le Musée du Platin, à La Flotte, propose des visites guidées de ce magnifique édifice en ruine. Une visite qui me tenterait bien !

Un peu plus loin, vous pourrez visiter le Fort de la Prée. On a roulé jusque là-bas pour le voir, mais on s’est gardé la visite pour une prochaine fois. Il a été construit au début du XVIIe siècle, pour agir comme contrôle face à La Rochelle qui était protestante. Par la suite, Vauban l’a modifié pour protéger les côtes charentaises contre les envahisseurs.

Fort de La Prée à La Flotte sur l'Île de Ré
Fort de La Prée à La Flotte sur l’Île de Ré

La Flotte

On a rebroussé chemin, en direction de La Flotte cette fois. Arrivés sur la plage, on a attaché le vélo pour partir se baigner une dizaine de minutes et se poser sur le sable pour faire une petite pause avant de remonter en selle.

Plage de La Flotte sur l'Île de Ré
Plage de La Flotte sur l’Île de Ré

J’ai bien aimé ce joli endroit, et le fait de pouvoir s’arrêter comme ça où on le souhaite quand on le souhaite !

La Flotte sur l'Île de Ré
La Flotte sur l’Île de Ré

On a traversé La Flotte à pied ; j’ai bien aimé l’ambiance estivale, le petit port et les cafés, j’ai trouvé le centre-ville de ce village super mignon ! La Flotte est d’ailleurs classé parmi les plus beaux villages de France et détient le label « Villages de pierres et d’eau ». Je m’y serais bien arrêté pour m’installer à une terrasse au soleil.

Plage de Gros Joncs

On a repris le vélo en direction de Saint-Martin, mais il était déjà tard (environ 16 h) donc on a pédalé pour rejoindre la plage de Gros Joncs, notre dernière étape. À savoir qu’on a fait vraiment l’itinéraire au feeling, au fil de nos envies, on avait vraiment rien prévu en avance ! Un peu comme toute la semaine !

Arrivés à la Plage de Gros Joncs, on s’est arrêté pour boire un verre au restaurant la Grillerade ; pratique pour se désaltérer après avoir pédalé pendant des kilomètres ! On est parti sur la gauche à la recherche d’un chemin avec vue sur la plage et l’océan, mais tout ce qui pouvait y mener était protégé par mesure de sécurité. Après ça, on est allé sur la plage, mais là c’était la grosse déception : une plage blindée de monde, tout ce qu’on déteste. On a décidé de repartir direct. On espère y retourner une prochaine fois pour en profiter, mais clairement plus en été !

Place de Gros Joncs sur l'Île de Ré
Place de Gros Joncs sur l’Île de Ré

Plage de Sablanceaux

On a repris le tandem jusqu’à la plage de Sablanceaux, pour rendre les vélos. À la fin, on commençait à en avoir un peu marre, les derniers kilomètres entre Sainte-Marie et Rivedoux n’étaient pas très agréables, la piste cyclable est juste à côté de la route. En dehors de ça, les routes étaient plutôt agréables !

Au total, nous avons fait plus de 20 km à vélo, un exploit pour moi ! Cela m’a donné envie d’inclure plus le vélo dans mes futures escapades. Affaire à suivre !

Plage de Sablanceaux à l'Île de Ré
Plage de Sablanceaux à l’Île de Ré

Pour bien terminer cette journée, on s’est baigné à la plage de Sablanceaux en attendant notre bus retour. Je n’étais pas hyper rassurée, car il y avait de grosses vagues, et la vue n’était pas la plus sympa (vue sur le port de la Pallice, port commercial de La Rochelle), mais j’étais quand même contente de me baigner. 

Le bus retour était plein, et super en retard, on a cru qu’on allait devoir rentrer à pied ! Mais nous sommes bien rentrés 🙂


Et c’est la fin de cette trilogie d’articles, car mon père et mon copain sont rentrés sur Montpellier le lendemain… Mais pas la fin de mes aventures en Charente Maritime ! Dites-moi si vous aimeriez voir d’autres articles sur le coin, ou si vous avez des endroits à me conseiller ! En tout cas, je ne peux que vous conseiller de venir ASAP ici !

Et vous ? Vous connaissez l’île de Ré ? Vous avez déjà testé le tandem ? Qu’est-ce que vous en avez pensé ?