Découvrir Tours sur une journée

Découvrir Tours offre une halte intéressante lorsque l’on visite les châteaux de la Loire ou que l’on parcourt La Loire à Vélo. C’est aussi une très bonne idée si vous ne souhaitez arpenter que cette ville, qui vaut bien une visite à elle toute seule, le temps d’une journée ou d’un week-end !

Tours fait partie de la Touraine, ancienne province française bien connue pour ses châteaux. C’est une ville au patrimoine très riche située dans la vallée de la Loire ; c’en est même la capitale. La ville de Tours est labellisée Ville d’Art et d’Histoire, ce qui en dit long sur sa richesse patrimoniale ! C’est une ville qui saura certainement vous charmer pour ses maisons à colombages, pour la Loire qui la traverse, ou encore pour sa gastronomie : Tours fait partie du réseau des Cités de la Gastronomie depuis 2013. Vivante, jeune et dynamique, cette ville étudiante fut une belle découverte.

Localisée en Indre-et-Loire, dans la région Centre-Val-de-Loire, où je vis depuis le mois de mars, nous avons profité d’un tarif très avantageux de la part de Rémi (il s’agit du réseau de transports en commun de la région) mis en place lors des Journées Européennes du Patrimoine 2022 pour venir visiter Tours. En effet, pendant tout le week-end, le train était à quatre euros par personne pour un aller-retour dans TOUTE la région. Impensable de ne pas en profiter ! D’ailleurs, je trouve que ce genre d’offre devrait se réitérer plus régulièrement, pour donner davantage envie de prendre le train au profit de la voiture ; mais ceci est une autre histoire !

Si vous aussi vous êtes passionnés par le patrimoine, vous ne loupez certainement pas les Journées Européennes du Patrimoine, organisées par le Ministère de la Culture. Elles ont lieu tout un week-end à travers toute l’Europe ! Les dates sont peut-être même marquées des semaines avant dans votre agenda, et vous avez déjà prévu tout un programme que vous espérez bien tenir à la lettre. Faire les JEP, c’est de l’organisation avant tout !

Nous sommes donc arrivés à Tours par le train, et l’on a d’abord pu admirer sa gare, réalisée par Victor Laloux. À l’intérieur, il y avait de belles mosaïques présentant les différentes destinations autrefois desservies par cette gare. Une première petite pépite pour qui sait prendre le temps de s’arrêter et d’observer !

Ne vous en faites pas, c’est loin d’être la seule découverte que je vais vous présenter dans cet article. Je vais vous montrer tout ce que l’on peut faire sur une journée à Tours, que ce soient des incontournables ou des pépites cachées que je vous ai dénichés. Je vous préviens, on commence fort !

L’Hôtel de ville

L’hôtel de ville de Tours était notre toute première visite de la journée : une très belle mise en bouche pour commencer notre découverte de Tours. Il a été construit selon les plans de Victor Laloux, architecte tourangeau célèbre pour avoir réalisé les plans de l’actuel Musée d’Orsay à Paris. En effet, c’est lui qui a dessiné les plans de ce lieu iconique du patrimoine français, puisqu’une commande lui a été passée pour l’ancienne gare qui reliait autrefois Paris à d’autres villes de l’Ouest de l’hexagone. Il suffit de regarder un instant pour se rendre compte des ressemblances entre l’hôtel de ville de Tours et Orsay.

Une fois passé la porte principale, on est frappé par la beauté et la grandeur des lieux. Dans le grand hall, on profite de la diffusion d’une vidéo présentant la ville de Tours à travers les époques pour obtenir quelques informations sur l’histoire de la ville. Lors de notre séjour sur la Loire à vélo quelques semaines auparavant, nous avions appris que les Turons, peuple gaulois vivant à Amboise en grande majorité, avaient donné naissance au nom de la ville de Tours. Aussi, au XVe siècle, Tours était la capitale politique française, puisque pendant la Guerre de Cent Ans, les rois ont été chassés de Paris et ont été contraints de se réfugier en Touraine, où ils commencent à construire des châteaux un peu partout. Elle le sera encore à deux autres reprises, au XVIe siècle et pendant trois jours en juin 1940 suite à la fuite présidentielle face aux Allemands.

Nous montons ensuite l’impressionnant escalier qui nous mène au premier étage, tout en admirant le plafond richement orné. Lors de cette visite libre, nous avons eu accès à trois salles : la salle de bal, la salle des mariages et celle du conseil municipal. La salle de bal, la plus impressionnante des trois, est digne du château de Versailles vu son faste apparent, entre ses dorures et ses peintures au plafond, ainsi que ses larges fenêtres. Elle fait plus penser à un palais qu’à un hôtel de ville.

Dans la salle du conseil municipal, on peut apercevoir un triptyque représentant Jeanne d’Arc ; le premier tableau dépeint le moment où elle se rend à Chinon pour rencontrer Charles VII, puis les deux suivants montrent l’épisode où elle est brûlée sur le bûcher à Rouen. Pour ma part, je trouve cela dommage de ne pas avoir peint une scène plus représentative de la ville de Tours. Dans cette salle, petite curiosité, on trouve également deux loges, comme au théâtre ou à l’opéra. La salle des mariages est aussi belle, même si moins remarquable que la salle de bal.

Pour savoir si des visites guidées ont lieu lors de votre venue, n’hésitez pas à contacter l’Office de Tourisme de Tours qui saura vous renseigner.

Faire un tour dans le centre historique

La Tour Charlemagne/ La Tour de l’Horloge/La Basilique Saint-Martin

Être à Tours sans voir des tours ? Quelle idée ! Les Tours Charlemagne et de l’Horloge sont toutes deux des vestiges de la collégiale Saint-Martin. On pouvait monter en haut de la Tour Charlemagne, sur réservation. Nous avons passé notre tour pour cette fois, mais c’est une expérience que vous pouvez vivre en vous inscrivant auprès du service patrimoine de la ville de Tours. Bon à savoir : il vous faudra tout de même gravir 248 marches pour accéder au sommet.

Nous avons continué notre tour du quartier par la basilique Saint-Martin, au style néobyzantin, dont l’architecte est encore une fois Victor Laloux. Elle a été construite pour remplacer l’ancienne église collégiale qui avait été grandement abîmée.

La place Plumereau

La place Plumereau est la place emblématique par excellence de Tours. Peu animée le dimanche matin, (seuls quelques restaurants proposent un petit-déjeuner en terrasse), l’ambiance est toute autre l’après-midi. On y vient boire un verre face aux maisons à colombages, inscrites aux monuments historiques.

L’Hôtel Goüin

Hôtel Goüin à Tours
Hôtel Goüin à Tours

Cet hôtel particulier datant du XVe siècle à la belle façade en pierre de tuffeau propose de temps en temps des expositions gratuites. Ce n’était malheureusement pas le cas quand nous étions, nous n’en avons donc aperçu que la façade derrière le portail. Je vous conseille de vérifier la programmation avant, les expositions ont l’air intéressantes.

Se balader au hasard

Un basique quand l’on arpente pour la première fois une ville : flâner dans son centre-ville, à la recherche de jolies façades, d’une placette inattendue, d’une sculpture qui saura arrêter notre regard. Ici, à Tours, on est servi par ce centre-ville médiéval bien mignon aux façades à colombages. Flâner au hasard permet de prendre aussi le pouls de la ville, de s’en faire une première impression. On découvre au hasard des monuments, comme l’Hôtel Goüin ou celui de Pierre du Puy dont nous parlerons plus tard.

Le grand avantage de la ville de Tours, c’est qu’on peut faire très facilement sa visite à pied. Il existe une seule ligne de tramway sinon, qui dessert la ville du Nord au Sud.

Les quais de la Loire et marché biologique

À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, un village marché Convergences bio, en gros un village marché de paysans, était présent exceptionnellement sur les quais de la Loire. On a fait un petit tour, notamment au niveau de la Loire, où on a eu la surprise de découvrir des bateaux traditionnels, dont un qui avait été reconverti en stand de marché pour la circonstance. On nous a proposé de goûter un pain local à la mélasse, et on a craqué pour l’achat d’un gros pain ; si on avait pu, j’aurais bien rapporté plein de légumes, car s’ils étaient aussi bons que beaux, ils devaient être délicieux ! On a aussi aperçu la guinguette « Tours-sur-Loire », qui a l’air bien agréable pour boire un verre au soleil.

Comme le marché et ses odeurs de nourriture nous avaient bien ouvert l’appétit, on s’est mis en quête d’un restaurant. On a fini avec une pizza napolitaine à emporter que l’on a dégusté au bord de la Loire, que l’on a commandé au restaurant La Tosca, à quelques mètres de là. Cela nous a très bien fait l’affaire 🙂

Vous ne le savez peut-être pas, mais la Loire fait partie du patrimoine mondial de l’Unesco, puisque le Val de Loire est labellisé paysage culturel en raison de son exceptionnelle richesse naturelle. D’ailleurs, la Loire est le plus long fleuve naturel en France, avec 1012 km : se promener en bord de Loire, c’est une vraie bulle d’oxygène et de nature. Voguer sur l’eau à bord d’un bateau traditionnel de la Marine de Loire doit être très chouette, surtout au coucher de soleil.

La Cathédrale Saint-Gatien

Ce bel édifice gothique a été édifié entre le XIIIe et le XVIe siècle. Quelques pas après notre entrée, une dame nous a proposé de nous donner quelques explications sur la cathédrale. Bénévole lors des Journées du Patrimoine, elle nous a fait une lecture des vitraux de la cathédrale de Tours. Je trouve toujours cela intéressant quand des passionnés nous parlent des lieux qu’ils affectionnent, on apprend beaucoup plus facilement à leurs côtés. Par exemple, elle nous a expliqué que certains vitraux, ceux de l’aile Nord, qui sont contemporains, montrent à la fois des représentations plus classiques et d’autres plus actuelles, notamment avec les tentes quechua fournies aux SDF qui étaient installés au niveau du canal Saint-Martin à Paris, afin qu’ils se protègent un minimum du froid. Si nous n’avions pas eu cette explication, nous n’aurions jamais pu nous douter de pourquoi ces tentes étaient représentées dans une cathédrale.

Le Cloître de la Psalette

Le Cloître de la Psalette est un monument qui se situe architecturalement parlant à la jonction entre gothique et Renaissance. Contre la cathédrale Saint-Gatien dont il est le cloître, ce petit bijou patrimonial appartient au Centre des Monuments Nationaux (et donc, comme tout monument appartenant au CMN, des gratuités s’appliquent, notamment pour les moins de 25 ans !) Tout comme nous, vous pourrez y suivre une visite guidée, ou faire la visite librement.

Le Cloître de la Psalette était un lieu de travail pour les chanoines de la cathédrale, ce n’était pas un lieu où ils logeaient.

Lors de la visite, j’ai apprécié l’escalier en vis majestueux qui rappelle l’architecture de l’escalier du château de Blois. Les seules salles que l’on voit sont à l’étage : il y a d’abord le scriptorium où les moines copistes écrivaient à la main les manuscrits, qui étaient également richement enluminés, puis l’ancienne bibliothèque, qui s’inspire de la bibliothèque humaniste de Sélestat en Alsace (que j’ai eu la chance de visiter l’été dernier !) J’ai aimé visiter ce lieu, que j’ai trouvé très beau, et je suis étonnée qu’il ne soit pas plus réputé nationalement.

Le château de Tours

Le Château de Tours a été le théâtre de grands événements historiques. En effet, on peut notamment évoquer l’un des épisodes de l’histoire de France qui s’est déroulé ici, avec la captivité et l’évasion de Charles, jeune Duc de Guise, enfermé dans la tour du château qui est la seule à être encore visible aujourd’hui. Cependant, même si le château est intéressant historiquement parlant, c’est encore plus original de l’avoir transformé aujourd’hui en lieu d’exposition, qui plus est gratuit.

La visite est libre, et on a accès à des expositions sur quatre niveaux. Quand nous y étions, il y avait trois expositions en cours, dont une pour laquelle j’ai eu un vrai coup de cœur, celle de Frank Horvat, dont les photographies étaient incroyables. En noir et blanc, elles exprimaient quelque chose de très fort. Une de mes préférées est Combat de boxe entre enfants, quartier cockney de Lambeth, Londres, Angleterre, 1955. Une vraie petite claque artistique qui me donne envie de voir d’autres expositions photos plus régulièrement ! La deuxième exposition était 1976/1986 – Une décennie de photographie couleur ; cette époque correspond à l’apparition de la couleur dans la photographie artistique, qui était jusqu’alors surtout réservée à la publicité. C’était intéressant de voir comment les artistes travaillaient la couleur à ses débuts, et leur amour pour l’esthétique qui était bien présent, mais j’avoue que cela m’a moins marqué que la première exposition. La dernière exposition ne nous a pas plu du tout par contre.

En tout cas, c’est un lieu que je vous recommande carrément : quatre étages d’expositions, dans un lieu patrimonial, et accessible gratuitement… Que demande le peuple ?

Rencontrer les Compagnons du Devoir

L’espace extérieur du Musée du Compagnonnage accueillait pour les Journées du Patrimoine un groupe de Compagnons du Devoir, qui faisaient des démonstrations sur place aux curieux comme nous, venus pour découvrir ces métiers de savoir-faire. Je trouve cela très chouette d’avoir mis en lumière ces travaux très importants pour la restauration du patrimoine français, ou pour sa perpétuation. Les Compagnons du Devoir sont des jeunes apprenants un futur métier de tradition et d’artisanat, comme boulanger, forgeron, fromager (miam !), maréchal-ferrant ou encore tailleur de pierre. Cela comprend une trentaine de métiers. Ils sont amenés à réaliser un Tour de France pour améliorer leurs connaissances techniques auprès d’autres compagnons. Il y a un réel esprit de communauté, qui me paraît très beau et honorable. Il y avait également une exposition sur les travaux menés à la cathédrale Notre-Dame de Paris suite à l’incendie qui l’a frappé en avril 2019, qui nous permettait d’avoir des informations complémentaires sur les métiers liés à ce type de monument, comment s’effectue la restauration actuelle etc. Nous aurions également pu visiter le musée, mais nous manquions de temps pour.

L’Hôtel Pierre du Puy

Enfin, notre dernière vraie visite, qui plus est guidée par une guide conférencière, a eu lieu à l’Hôtel Pierre du Puy. Les Journées du Patrimoine, c’est souvent l’occasion de pénétrer dans un hôtel particulier, dont les portes restent closes le reste de l’année. Cette fois-ci, nous avons découvert cet hôtel particulier à la belle façade en brique qui attire l’œil des passants pour son architecture flamande. À l’intérieur, l’escalier est également tout en briques. Nous avons pu découvrir la cour intérieure et plusieurs salles, mais surtout, nous avons eu l’opportunité de monter tout en haut de l’immeuble pour profiter d’une belle vue sur Tours. Une vue rare, puisque l’hôtel Pierre du Puy, qui doit son nom à un riche marchand qui en fut le propriétaire, n’est ouvert que de manière occasionnelle ; je vous invite à vérifier avant votre venue, car il y a des expositions organisées parfois, ce qui vous permettrait de bénéficier aussi éventuellement de cette vue, et de pouvoir découvrir ce logis de l’intérieur.

La guide nous a donné beaucoup d’informations sur le lieu, mais aussi sur l’histoire locale, ce qui était un peu plus dur à suivre pour nous qui ne sommes pas du coin. On y aura appris par exemple que le célèbre écrivain Honoré de Balzac était tourangeau de naissance !

Le jardin du Musée des Beaux-Arts

Avant de reprendre le train, nous avons fait une dernière balade dans le centre-ville, et nous sommes tombés sur le jardin du Musée des Beaux-Arts de Tours, où trône proche de l’entrée un Cèdre du Liban, grand arbre très impressionnant.

On a apprécié cette journée qui était loin d’être une balade tranquille, mais on peut dire qu’on a bien rentabilisé les billets de train. En tout cas, on a bien profité.

Opéra de Tours
Opéra de Tours

Une chose que j’ai vraiment appréciée dans cette édition des Journées du Patrimoine à Tours, c’est la diversité des activités et lieux proposés, en tant que patrimoines. Nous avons vu du patrimoine culturel et bâti avec de nombreux monuments et des expositions artistiques, mais aussi du patrimoine naturel avec la Loire, du patrimoine de savoir-faire, moins mis en valeur d’habitude au profit des lieux incontournables, ou encore du patrimoine culinaire avec un grand marché biologique au bord de l’eau. Au total, c’est une dizaine d’activités que nous avons pu faire, tout cela sur un seul jour. Une longue journée bien chargée donc, comme vous avez pu voir !

J’espère que cet article vous aura plu et vous aura donné de bonnes idées pour une prochaine escapade en France. Abonnez-vous si vous souhaitez plus de contenu sur le Val de Loire ! Vous pouvez également me suivre sur Instagram, où je poste mes découvertes.

Que voir sur l’Île d’Oléron : côte Est

Voici déjà le dernier épisode de cette série de 5 articles sur le Bassin Marennes-Oléron ! Cette fois-ci, on va découvrir ensemble la côte Est.

Sur la partie Est de l’île, on retrouve, du sud au nord, Château-d’Oléron avec son riche patrimoine, la Route des Huîtres avec ses cabanes ostréicoles, Boyardville et la forêt des Saumonards, La-Brée-les-Bains et ses cabanes de plage colorées. La côte Est est encore plus variée en termes de paysages que la Côte Ouest.

Le dernier article s’étant terminé au Nord de l’Île, je vous propose de commencer par cette extrémité pour reprendre nos déambulations.

Plage de Soubregeon

Avec la Plage de Gatseau et celle des Saumonards, elle fait partie de notre Top 3. La couleur de l’eau y était magnifique, vraiment très bleue et claire, et elle était plutôt chaude à cet endroit. En plus, il s’agit d’une vraie plage de sable, où il n’y a pas d’algues, pas trop de vagues et les baïnes sont absentes. Quand on y était, il y avait très peu de monde sur place. On ne le voit pas sur les photos malheureusement, mais il y a une superbe vue dégagée sur l’Île de Ré et La Rochelle : en bref, la plage parfaite ! Il y a même la présence d’un bunker pour le côté historique et patrimoine.

Port de Saint-Denis-d’Oléron

Depuis le port de plaisance, il y a des départs pour l’île d’Aix, de nombreux restaurants et boutiques. Ce n’est pas l’endroit que l’on a préféré, ce n’est pas le lieu le plus dépaysant non plus (pour ceux qui connaissent, ça me rappelle Port-Camargue), mais ça reste quand même très sympa.

Port de Saint-Denis-d'Oléron
Port de Saint-Denis-d’Oléron

Plage de la Boirie

La Plage de la Boirie est connue pour ses jolies cabanes de plage. Privées, elles permettent à leurs propriétaires d’y conserver leurs affaires de plage. Pratique, n’est-ce pas ? L’eau y est très bleue et c’est une plage de sable.

La Brée-les-Bains

À  la Plage de Planginot, à la sortie du village de La Brée-les-Bains, il y a une petite plage de sable à l’eau magnifique également. Depuis là, on voyait super bien La Rochelle, dans les détails, au point que l’on a pu reconnaître les cabanes colorées de Chef de Baie !

Plage des Saumonards

Cette plage, l’une de nos préférées, possède une vue exceptionnelle sur le Fort Boyard, ainsi que sur La Rochelle. Même si l’eau était un peu fraîche, on s’est baigné là juste pour le plaisir de nager face au fort ; c’était un super moment ! J’ai tellement pu regarder Fort-Boyard les samedis soir avec mes grands-parents que c’était un moment plutôt madeleine de Proust ! 🙂

Boyardville

Boyardville se situe à quelques kilomètres du célèbre fort : à son port sont proposées de nombreuses excursions, notamment pour faire le tour de Fort Boyard. Nous n’avons pas vraiment apprécié ce village pour être honnête – certainement que le temps gris a beaucoup joué, tout comme les nombreux magasins de souvenirs et restaurant très attrape-touristes et sans charme… Il faut dire que pour ne rien arranger, nous nous y sommes arrêtés pour le goûter, et nous avons été très déçus par les glaces que nous avons mangé ! Alors, ça, c’est vraiment un sacrilège pour moi !

Boyardville
Boyardville

Fort Royer

On a été très déçu de cet endroit, par rapport à la hype autour : c’est un lieu qu’on voyait dans chaque reportage sur l’île d’Oléron, en mode spot incontournable, et au final, ça ne nous a pas vraiment marqué. Ok, c’est très sympathique les petites cabanes colorées, mais un peu comme partout sur Oléron ou sur le bassin Marennes-Oléron…

La Baudissière

Sur la Route des Huîtres, dans ces cabanes colorées, anciennes cabanes ostréicoles, se cachent désormais des boutiques d’artisanat, d’art ou de bons produits locaux ; j’ai pu y acheter par exemple une pâte à tartiner locale.

La Baudissière sur l'Ile d'Oléron
La Baudissière sur l’Ile d’Oléron

Pont Napoléon

Sur la Route des Huîtres, on peut voir en faisant un petit détour ce petit pont de pierre datant du XVIIIe siècle ; il n’y a pas de lien à ma connaissance avec Napoléon, puisqu’il a été construit bien avant l’Empire.

Pont Napoléon - Ile d'Oléron
Pont Napoléon – Ile d’Oléron

Plage de la Phibie

La plage de la Phibie est surtout agréable à marée haute, la température est assez élevée aussi dans ce coin alors qu’à marée basse, ça n’a plus le même charme : ce coin est très vaseux !

Citadelle du Château-d’Oléron

J’avais déjà juste visité la citadelle petite, et dès qu’on en a franchi la porte, quelques bribes de souvenirs assez différents de la réalité me font revenu ; ce n’était pas la même ambiance, puisqu’il faisait très venteux cette première fois, alors que cette fois-ci, pas un gramme de vent bien qu’on était en fin de journée, et le temps était superbe !

Vu qu’on y est allé assez tard, vers 19 h, il me semble, il n’y avait plus personne dans la citadelle, et les rares magasins avaient fermés leurs portes, que ce soit dans la Citadelle ou dans le reste du Château-d’Oléron. C’était super appréciable en tout cas de venir à ce moment-là, vu qu’on était tranquilles pour faire des photos, apprécier le lieu et la lumière de fin de journée était très belle.

La citadelle a elle aussi été érigée sous ordre de Richelieu au XVIIe siècle, avant d’être achevée par Vauban. Elle a connu une longue histoire, vu qu’elle a accueilli des corps de disciplinaires, des internés lors de la Terreur, mais aussi des prisonniers politiques lors de la Guerre contre la Prusse. Elle a été détruite à 95 % par des bombardements alliés lors de la Seconde Guerre mondiale, puisqu’Oléron était occupée par les Allemands.

La citadelle me fait fortement penser à l’arsenal de Rochefort ; on remarque leurs ressemblances dues à l’époque de construction.

On a bien aimé visiter la citadelle, que l’on a trouvé vraiment impressionnante, même si on préfère le charme de Brouage, moins austère.

Pour le repas du soir, on a pique-niqué sur la plage en contrebas de la citadelle, un peu cachée.

Château-d’Oléron

On a débuté notre découverte de Château-d’Oléron par son port, et par le lieu-dit « Couleurs Cabanes » : il s’agit d’un village de créateurs, comprenant des boutiques, des ateliers d’art… Malheureusement, nous sommes arrivés trop tard, toutes les cabanes étaient déjà fermées.

Après la visite de la citadelle et notre repas, on a poursuivi la découverte de Château-d’Oléron par une balade dans son centre-ville, en passant dans des rues moins touristiques pour s’imprégner des lieux. On est passé par exemple par la place des Halles, fermées à cette heure tardive. L’ambiance était très particulière, très authentique vu qu’il n’y avait plus que les locaux dans les rues en cette soirée de mi-juin.

On a ensuite terminé par un passage au niveau des cabanes du village de créateurs et des restaurants. Les couleurs du coucher de soleil rendaient tout encore plus beau !

Où manger ?

Les Frits de Mer

Situé au Château d’Oléron, vous pouvez prendre à manger à emporter, ou manger sur place. Nous y sommes allés pour un Fish & Chips à emporter. La nourriture était plutôt bonne, mais le service client laissait à désirer : nous n’avons pas vraiment apprécié être pressé par le serveur qui nous a pris la commande, et qui en plus s’est trompé dans mon plat. Dommage !

À choisir un Fish & Chips, préférez celui du Port de la Cotinière, de la cabane le Merluchon, lors de votre séjour sur Oléron.

Les Frits de Mer - Ile d'Oléron
Les Frits de Mer – Ile d’Oléron

L’Atypique

Située à La-Brée-les-Bains, cette paillote à côté de la plage est super sympa ! On a pu y boire un verre : virgin mojito pour moi et limonade pour mon copain ; l’ambiance est sympa, et il y a régulièrement des concerts le soir.

L'Atypique à La Brée-les-Bains - Ile d'Oléron
L’Atypique à La Brée-les-Bains – Ile d’Oléron

Boulangerie Vallois

On vous recommande également la super Boulangerie Vallois où les clients sont prêts à attendre une dizaine de minutes pour avoir leur baguette ou autre ! On les comprend, tout a l’air délicieux. Pour notre part, nous avons goûté une viennoiserie aux pommes qui était très bonne, et on a regretté d’avoir fait un pique-nique en voyant toutes les bonnes choses proposées.

Merci à vous d’avoir été si nombreux à suivre cette série sur Marennes-Oléron, vos retours sur les réseaux, ou en message privé me font trop plaisir 🙂 J’espère avoir poussé votre curiosité sur ce territoire, que vous connaissiez déjà ou non !

Je vous dis à très vite pour de nouvelles aventures !!!!

Lola

Que voir sur l’Île d’Oléron : côte Ouest

Helloooo !

De retour sur le blog après six semaines d’absence ! Moi qui espérais vous écrire cet article un mois en arrière… En même temps, j’avais une bonne excuse qui m’a pris tout mon temps : mon mémoire de fin d’études ! Et oui, je suis trèeeeees fraîchement diplômée 🙂 De nouvelles aventures à venir… !

Puis je suis aussi partie à deux reprises en vacances, dont une semaine en Charente-Maritime !

Saint-Trojan-les-Bains - Ile d'Oléron
Saint-Trojan-les-Bains – Ile d’Oléron

Trêve de blabla, il est temps de vous parler de l’Île d’Oléron, au sein de cette série de cinq articles dédiés au bassin Marennes-Oléron.
Pour rappel, les articles précédents :

Comme l’île d’Oléron est une très grande île tout de même – la deuxième plus grande en France métropolitaine après la Corse ! – j’ai choisi de traiter dans cet article de la côte ouest, et dans le prochain de la côte est. Cela m’apparaissait d’autant plus pertinent que nous n’avions pas vraiment visité le cœur de l’île.
Sur la partie ouest de l’île, on retrouve au sud Saint-Trojan-les-Bains, station balnéaire accolée à une très grande forêt domaniale, Le Grand-Village-Plage, Vert-Bois et Dolus-d’Oléron. Vers le nord, le port de La Cotinière, Domino et le Phare de Chassiron sont les secteurs les plus connus. La côte ouest est bordée de plages tout le long : il s’agit du prolongement de la côte sauvage, à quelques kilomètres de là.

Plage de Gatseau- Ile d'Oléron
Plage de Gatseau- Ile d’Oléron

Pour rappel, nous avons visité la Lumineuse en tandem – on vous recommande vraiment d’en faire de même ! D’ailleurs, on est parti il y peu pour quelques jours en tandem, cette fois-ci en itinérance sur la Loire à Vélo !

Sur la partie ouest, l’Île d’Oléron possède beaucoup de pistes cyclables : il y en a notamment une qui va de Saint-Trojan-les-Bains, tout au sud de l’île, jusqu’au phare de Chassiron, tout au nord de l’île, en passant par des villages, et en longeant le littoral. Nous avons emprunté ce parcours en deux jours différents : une première fois du Grand-Village-Plage à la plage de Gatseau (Saint-Trojan-les-Bains), et la deuxième fois de la Plage de la Rémigeasse à la Plage de Chaucre.
Nous avons plus apprécié la partie au niveau de Saint-Trojan, où l’on est dans une superbe forêt de pins maritimes, que la deuxième balade. En effet, on était un peu déçu par le parcours, puisque tout le long, nous n’apercevons pas l’océan et la plage, qui est cachée, et on roule juste à côté de la route sur toute cette partie. Bien sûr, il y a plusieurs endroits où accrocher son vélo pour profiter de la plage, mais par rapport à ce que l’on nous avait dit, on pensait que l’on verrait la côte tout du long.

Passons plus en détails sur chaque lieu et commune, en partant du sud vers le nord.

Saint-Trojan-les-Bains

Situé dans le Sud-Ouest de l’île, il s’agit d’une jolie station balnéaire avec de belles villas en front de mer datant de la Belle Époque et de jolies ruelles fleuries dans son cœur de ville. Tout contre se trouve une très belle forêt domaniale, de près de 1900 hectares, toute de pins maritimes. Bref, le cliché des vacances à la mer ! 🙂
Ce village est tout comme Brouage labellisé village de Pierre et d’Eau.

On a aimé passer toute une journée à Saint-Trojan-les-Bains et dans ses alentours. On a pu profiter notamment de sa petite plage qui est agréable pour se poser et se baigner, car à l’abri du vent et ne présentant pas de vagues. De plus, les villas Belle Époque juste derrière la digue ajoutaient du charme à cette baignade improvisée.

Eglise de Saint-Trojan-les-Bains

L’église de Saint-Trojan-les-Bains est très imprégnée par l’activité des marins : on peut y voir des maquettes de navires, des tableaux sur le thème de l’océan…

Plages de Gatseau et de Maumusson

C’est notre plage coup de cœur du séjour, avec celle de Soubregeon, tout au nord de l’Île. Bordée par les pins maritimes qui y ont été plantés dans les années 1820 afin de fixer les dunes, la plage de Gatseau offre une large vue sur la Côte Sauvage en face. Elle est située quasi à l’extrémité sud de l’île, et il y a très peu de vagues puisqu’il s’agit d’une baie.

Cependant, si vous souhaitez vous aventurer vers l’Ouest, et accéder à la plage de Maumusson, ce que je vous recommande pour découvrir ces beaux paysages sauvages, il vous faudra marcher une quinzaine de minutes pour arriver sur l’autre rive. De l’autre côté, et c’est valable pour toute la zone qui se situe hors de la plage surveillée, la baignade y est strictement interdite, en raison de son dangereux pertuis de Maumusson, où de nombreux navires se sont échoués à cause du fort courant. Par contre, même si la baignade y est prohibée, l’endroit est idéal pour se promener sur le sable : il n’y a presque personne qui s’y rend en dehors des horaires du Petit Train, vous aurez la plage peut-être pour vous seuls ! Attention cependant aux nids d’oiseau avant de vous installer, c’est un lieu très apprécié pour y faire leur nidification vu qu’il n’y a pas grand monde.

Si vous vous êtes aventurés à l’Ouest, il vous faudra tout de même être vigilants concernant la marée : vous pourrez vous retrouver dans l’eau au moment d’amorcer le retour vers la plage de Gatseau et son grand parking sous les pins.

Un petit défaut de la plage de Gatseau, c’est que l’eau y est assez fraîche et il faut tout de même être vigilant vis-à-vis du courant. Malgré cela, c’est l’endroit où l’on peut voir le plus nettement la proximité entre la pointe de Gatseau et la pointe espagnole.

Chose amusante : vous pouvez vous rendre à la plage en petit train, sur de vrais rails ! En effet, le Petit Train de Saint-Trojan dessert la plage de Gatseau et celle de Maumusson.

Sur la plage de Gatseau, on trouve également une plaque commémorative : lors de la Seconde Guerre Mondiale, cette plage a joué un rôle important localement, puisque des troupes françaises y ont débarqué en avril 45 lors de l’Opération « Jupiter », afin de libérer Oléron des Allemands. Un débarquement périlleux puisqu’il leur a fallu passer par le dangereux Pertuis de Maumusson.

Small tip pour les vanlifers et campingcaristes : son parking en fait un excellent spot dodo !

Si vous venez à vélo à la Plage de Gatseau, vous aurez également l’occasion de traverser le Marais des Bris.

Grande Plage

Très appréciée des surfeurs, Grande Plage, comme vous pouvez vous en douter, est une longue plage. On a aimé y rester une petite heure avant de remonter en selle, et regarder les surfeurs s’exercer dans les vagues. Grande Plage ressemble beaucoup aux plages de la Côte Sauvage, à quelques kilomètres de là, mais notre préférence reste tout de même pour la Côte Sauvage, sur le continent, pour laquelle on a eu un vrai coup de cœur quelques mois plus tôt.

Pour rejoindre Grande Plage, le parcours à vélo est superbe puisque l’on emprunte des sentiers au sein de la forêt de pins.

Grande Plage à Saint-Trojan-les-Bains - Ile d'Oléron
Grande Plage à Saint-Trojan-les-Bains – Ile d’Oléron

Zone de marais

Depuis la voie cyclable, on peut remarquer les marais situés entre Saint-Trojan-les-Bains et Grand-Village, qui sont très vastes et dont on reconnaît bien l’identité du bassin Marennes-Oléron, avec les outils de travail disposés, les cabanes, ses salines…

Saint-Trojan-les-Bains - Ile d'Oléron
Saint-Trojan-les-Bains – Ile d’Oléron

Le Grand-Village Plage

On ne s’est pas arrêté au Port des Salines par manque de temps, mais y faire un tour en barque à la découverte des marais salants nous a semblé une activité plutôt sympa. Il y a également un écomusée à visiter.

Port des Salines -Grand-Village - Ile d'Oléron
Port des Salines -Grand-Village – Ile d’Oléron

Plage de Vert-Bois

La Plage de Vert-Bois est une autre plage réputée pour le surf. Encore une fois, on s’est posé pour regarder le manège des surfeurs dans les vagues !

Plage de la Rémigeasse

Nous avons fait un mini arrêt à cette plage, où les petits bateaux amarrés me rappellent les plages en Grèce ou encore en Espagne. C’est une plage où les familles apprécient venir.

La Perroche à Dolus d’Oléron

En faisant un mini-détour, on a découvert ce prieuré ; on en a profité également pour faire un tour dans le hameau qui était plutôt mignon.

Port de La Cotinière

Le Port de la Cotinière est le sixième port de pêche artisanal à l’échelle nationale, et le premier en Charente-Maritime. Récemment, et c’est le cas lorsque nous y étions, des travaux ont eu lieu pour créer une nouvelle criée, plus moderne.

On trouve au niveau du port beaucoup de restaurants, cafés, boutiques, mais aussi des cabanes dans la zone dite l’ancienne criée, où l’on retrouve des poissons, crustacés, et des fish and chips à la vente.

A la Coti, comme disent les locaux, on a été impressionné par le nombre de goélands qui tournent dans le port ! Il est intéressant de s’y arrêter quelques instants pour regarder les va-et-vient des bateaux quittant et rentrant au port, tout en dégustant une bonne glace.

Plage de la Biroire

Cette plage se situe à proximité du Port de la Cotinière. On remarque qu’à marée basse, elle est idéale pour la pêche à pied.

Plage de la Menounière

Une autre plage où des bateaux sont amarrés, et où il fait bon se promener ou se prélasser.

Plage de la Menounière - Ile d'Oléron
Plage de la Menounière – Ile d’Oléron

Domino

Domino est un petit village authentique comme on les aime : un petit café où les locaux aiment venir, un air de vacances et de tranquillité, à quelques pas de l’océan. Et puis, de nombreuses vignes à son entrée.

Plage de Chaucre

On a roulé en tandem jusqu’à cette plage avec une vue magnifique sur le Phare de Chassiron. Son eau bleutée nous a vraiment plu !

Plage de Chaucre - Ile d'Oléron
Plage de Chaucre – Ile d’Oléron

Plage des Huttes

On a bien aimé faire une petite pause sur cette plage. Malheureusement, pas mal d’algues et l’eau y était très fraîche, donc pas de baignade…

Saint-Denis d’Oléron

Le jour où l’on a décidé de faire l’extrémité nord de l’île, on a suivi à vélo le balisage jaune de la randonnée du Phare de Chassiron, qui fait 14 km (PR 28 Marennes-Oléron, 3h 30 à pied). La randonnée est bien balisée, le point de départ est dans le centre de Saint-Denis, mais nous, on a commencé au point 6 du PR, au niveau du Grand Marais Papinaud. On a pu voir en chemin des vignes, et des lamas, avant d’arriver au village de Saint-Denis-d’Oléron, qu’on a apprécié visiter. On y trouve des venelles avec des quéreux, des roses trémières, et des belles maisons.

Faire la randonnée dans le même sens que nous permet de manger au niveau du phare et de finir par les plages en début d’après-midi !

Plages autour du phare de Chassiron

Les couleurs de l’eau étaient magnifiques, on a adoré visiter le nord de l’île. Surtout que l’on s’attendait à être déçus vu que le proprio de notre Airbnb nous avait dit « bof le nord, y’a rien à voir, le sud c’est le plus beau » ; on voulait vérifier par nous-même, et bien, on a tellement bien fait ! Les plages du nord de l’île d’Oléron possèdent une belle vue sur La Rochelle et l’Île de Ré ; sur les photos, il s’agit de la plage de la Morelière, et la dernière photo a été prise en partant du Phare de Chassiron, en direction de la Plage des Huttes.

Phare de Chassiron

On est arrivé au phare de Chassiron au moment du déjeuner, on a choisi d’y pique-niquer. Il y avait beaucoup de monde, c’est un lieu très fréquenté, avec beaucoup de restaurants et boutiques attrape-touristes ; nous avons préféré nous en éloigner un peu et manger face à l’océan au niveau d’un blockhaus.

On n’a pas voulu visiter le phare cette fois-ci ; moi, j’ai eu l’occasion d’y retourner et d’y monter plus tard dans l’année dans le cadre de mes cours de master (c’est la classe, non ?!)

On a adoré se balader dans les jardins du Phare de Chassiron ; la scénographie des jardins en forme de rose des vents (que l’on remarque vraiment depuis le phare en fait) est super chouette et il y avait des jeux à questions (Oui, j’adore les jeux à questions !! Am I weird ? )

Ce phare a été construit car beaucoup de naufrages ont eu lieu avant ici ; c’est une zone dangereuse, notamment avec le rocher d’Antioche sur lequel s’échouent les navires.

Dans les années 20, le phare a été peint avec des rayures blanches et noires pour le différencier de celui de l’Île de Ré pour les marins.

Où manger ?

Les Grenadines

On a tellement aimé cette adresse située à Saint-Trojan-les-Bains qu’on y est allé deux fois : la cuisine est bonne, et les propriétaires agréables. Les produits sont de qualité, et les plats assez variés : il y a plusieurs choix végétariens, ce qui est parfois difficile à trouver sur une île ostréicole ! Un bon rapport qualité-prix également !

Au Port de la Cotinière

Pour un délicieux Fish & Chips, rendez-vous à la cabane le Merluchon. Située dans l’ancienne criée, les clients se pressent et font la queue pour déguster ce bon merlu ! Il vous faudra compter en général une trentaine de minutes pour l’avoir entre vos mains. Ensuite, je vous conseille de manger face au port, tout en faisant attention aux goélands qui essaieront de vous en piquer des bouts !

Fish & Chips au port de la Cotinière
Fish & Chips au port de la Cotinière

Au Glacier les Tamarins, nous avons pu manger de bonnes glaces : amarena/violette pour moi, et noisette/citron pour mon copain.

Glace au port de la Cotinière
Glace au port de la Cotinière

J’espère que cet article sur l’île d’Oléron vous aura plu, tout comme les précédents ; pour ma part, j’adore vous partager les lieux que j’ai découverts et appréciés. On se retrouve la semaine prochaine pour l’article sur la côte Est !

Marennes-Hiers-Brouage : entre terres et eaux

Hello tout le monde (vous êtes de plus en plus nombreux par ici, ça fait chaud au cœur !) – nous voilà aujourd’hui pour parler de la commune (nouvelle) de Marennes-Hiers-Brouage et de ces richesses qu’elle a à vous offrir, vous qui y êtes de passage ou qui habitez le coin !

Château de la Gataudière à Marennes
Château de la Gataudière à Marennes

On a vraiment pu arpenter cette commune qui est limitrophe à Bourcefranc-le-Chapus avec Tchoutchou, notre coup de cœur étant Brouage et ses marais !

Pour se situer un peu pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit de trois anciennes communes qui ont été regroupées pour en former une seule. On est donc sur un territoire très diversifié et grand en superficie, regroupant une immensité de marais, longé par la Seudre au sud de Marennes, et par l’océan au nord de Brouage. Cette pluralité de paysages en quelques coups de pédales nous a bien plu !

Brouage
Brouage

Marennes

Marennes est une commune ostréicole, avec de jolies cabanes colorées le long du chenal, et de nombreuses choses à faire.

Cité de l’Huître

La Cité de l’Huître se situe au cœur des marais, sur le chenal de Cayenne, qui mène au port au niveau de la Seudre. Elle permet d’explorer le monde ostréicole à travers quatre cabanes colorées qui retracent l’histoire de l’ostréiculture et donnent des explications sur ce métier, et sur les huîtres en général.
Le + ? La dégustation d’une huître est comprise dans votre billet, ainsi que la location d’un vélo pour visiter les marais à proximité et observer les claires, bassins d’affinage des huîtres.

Pour notre part, nous n’ avons pas vraiment choisi le meilleur moment pour aller visiter ce lieu, il faisait terriblement chaud ! Cependant, on a aimé notre visite ; on passe de cabane en cabane, qui sont chacune sur une thématique différente liée à l’huître. On a trouvé les informations pertinentes, mais il manque cependant un peu d’interactivité. On y apprend par exemple les différentes étapes de la reproduction des huîtres, ou les manières de récolter les huîtres. Surtout, on y a appris que la production d’huîtres Marennes-Oléron représente 45 % de la production française d’huîtres. Leur caractéristique est d’être verte, en raison du phytoplancton. La Cité de l’Huître permet de découvrir plein de choses sur ce mollusque, mais aussi de comprendre l’importance de l’ostréiculture en Charente-Maritime, et le travail d’ostréiculteur.

Il y a une petite salle de projection dans laquelle un film est diffusé régulièrement et des jeux en extérieur pour les enfants sur le thème de la pêche : pêche au carrelet ou au crabe pour exemples.
Par contre, nous n’avons toujours pas testé les huîtres – tant pis pour nous, ça en fait plus pour ceux qui aiment ! Également, la ferme ostréicole était fermée au moment où nous avons fait la visite, c’est dommage.

Port de Cayenne

Après la visite de la cité des huîtres, vous pouvez aller en déguster dans une des cabanes ou restaurants, au bord de la Seudre, au port de la Cayenne qui est un typique port ostréicole, comme celui de la Tremblade en face, le port de la Grève. C’est un lieu plutôt animé le dimanche midi ; à vous d’arriver au bon moment pour trouver une place !

Eglise de Marennes

Dans le centre-bourg de Marennes se situe cette église majestueuse, et dont la flèche de son clocher se dresse fièrement à 85 mètres, permettant de la repérer de très loin.
Elle a été érigée au XIe siècle, mais n’a pas résisté aux assauts des Anglais. Elle a ainsi été reconstruite au XVe siècle.
On est montés au clocher, pour y admirer la vue sur l’île d’Oléron et les villages autour de la Seudre, 289 marches plus hauts. C’est vrai que la vue est impressionnante, mais il ne faut pas avoir le vertige !
Si vous souhaitez y monter, c’est possible tous les jours en été – en dehors, c’est sur demande ou alors il faut tomber un jour où un bénévole est présent, comme nous en avons eu la chance.

Randonnée à Marennes

La randonnée fait 12 km, il faut compter 3 heures à pied. Nous avons fait la boucle à partir du château de la Gataudière, mais le vrai départ se fait au niveau du port de plaisance de Marennes. On l’a fait à vélo, ce qui est faisable, mais un peu galère à certains endroits, surtout en tandem. On est passé par de la forêt, un hameau, des champs en fleurs, le port de plaisance et on a longé le canal Seudre – Charente. Une balade plutôt agréable, qui permet de découvrir différents lieux sur Marennes que nous n’aurions peut-être pas vu sinon.

Il y a une autre randonnée également au niveau du château de la Gataudière, de 6 km, entre forêt et hameau de Nodes, que l’on a également faite, puisque c’était le chemin par lequel on passait dès que l’on voulait aller en direction de Brouage ou Marennes.

Marennes Plage

Ce n’est pas vraiment notre plage préférée vu qu’elle est très vaseuse car située au niveau de la Seudre, et donc, il s’avère compliqué de s’y baigner, plus les pêcheurs qui aiment y venir ont tendance à y laisser leurs vers. En tout cas, nous, ça ne nous a pas trop donné envie. Mais pour y admirer un coucher de soleil, c’est sympa et c’est le premier endroit où nous sommes allés avec Tchoutchou. En continuant, on tombe sur une plage bondée en journée, avec des jeux gonflables – on a vite continué sans s’y arrêter.
De cette plage, on voit Oléron et la côte sauvage, avec la pointe espagnole que l’on discerne bien.

Château de la Gataudière

Le château date du XVIIIe siècle. Malheureusement, il ne se visite pas, mais on peut faire un tour dans son parc, et surtout faire de l’accrobranche, du paint-ball, et autres activités au parc aventure.

Hiers

Étant le moins connu des trois villages, on y est passé lors d’une randonnée à vélo, mais il est vrai qu’il n’y a pas grand-chose à y faire. C’est un petit village très tranquille, en bordure des marais. Autrefois, il s’agissait d’une des îles du golfe de Saintonge.

Marais de Brouage

Les marais de Brouage sont répartis sur une dizaine de communes et font plus de 16 000 hectares. Ils sont essentiellement constitués d’anciens marais salants, convertis en pâturages. On y trouve une faune et une flore très diversifiée. On a adoré s’y promener à de nombreuses reprises à vélo, y voir plein d’animaux (sauf la fois où j’ai vu un serpent, là, je n’étais pas ravie !), et on a aussi pu tester deux randonnées qu’on a faites à vélo dans les marais au départ de Brouage : le PR5 nommé les deux îles, parcours de 16 km et le PR6, celui de la citadelle de 10 km (même si le titre est erroné, Brouage est une place-forte et non une citadelle, merci les cours de M2 de patrimoine !) – lors de cette deuxième randonnée, vous avez une superbe vue depuis le village d’Hiers sur les remparts de Brouage !

Brouage

Classé plus beau village de France, et labellisé village de pierre et d’eau, c’est l’un de nos endroits coup de cœur.
Brouage a été fondée en 1555 par Jacques de Pons. À l’époque entourée d’eau, aujourd’hui, il n’y a plus que des marais plus ou moins asséchés. Brouage était une place-forte et une ville royale au XVIes et XVIIes siècles – au début, réputée pour l’or blanc, le sel, avec ses marais salants, puis comme place-forte sous les ordres de Richelieu au moment du règne de Louis XIII. Vauban transforme une partie des fortifications à la fin du XVIIe siècle.
Au XVIIe siècle, il y avait 4 000 habitants à Brouage, et jusqu’à 2000 soldats de la garnison. Aujourd’hui, Brouage ne compte plus que 600 habitants, et plus l’ombre d’un soldat. A la place, on retrouve des petites boutiques de créateurs.

La Porte Royale

Ici, les soldats montaient la garde et pendant leur tour de garde, ils gravaient les pierres avec leurs noms, ils y inscrivaient des dates ou dessinaient ; par exemple, on a pu y admirer un beau dessin de navire.

Les remparts et bâtiments historiques

La visite des remparts est totalement gratuite : il est facile d’en faire le tour à pied et c’est vraiment LA chose à faire en venant à Brouage pour prendre conscience de son histoire. Les remparts font plus de 2 km, la promenade y est agréable, et on peut y découvrir en chemin dix-neuf échauguettes ainsi que des latrines collectives (!), deux poudrières, une glacière et deux ports souterrains.

La glacière (photo 10) était utilisée pour stocker la glace qui servait à l’hôpital, pour concocter des préparations, mais aussi, plus étonnant, pour faire des sorbets (oui oui, les glaces aux fruits !)

Dans les petits ports souterrains (photos 4 et 5), on chargeait et déchargeait les barques pour rejoindre l’Océan Atlantique.