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Journées Européennes du Patrimoine – Édition 2020 à La Rochelle

Un des meilleurs événements de l’année arrive ce week-end ! Je veux bien sûr parler des Journées Européennes du Patrimoine 🙂

La Grosse-Horloge

J’ai donc eu envie de vous partager mon expérience et mes images du très bon week-end que j’ai passé l’an dernier à crapahuter à droite à gauche en ville l’an dernier ! Au total, 10 visites, totalement différentes les unes des autres, et pour moi qui venais d’emménager à La Rochelle, c’était juste génial car cela m’a permis de découvrir la ville et même certains coins moins connus ! Et puis, en étant en master lié au patrimoine, je pouvais difficilement ne pas y aller 😉

Hôtel Weiss – Résidence des Indes

Même si je vais parler de l’édition 2020, la majorité de ce que je vais raconter peut s’appliquer pour l’édition de cette année ou les prochaines ! D’ailleurs, la majorité des événements auxquels j’ai participé sont reconduits cette année d’une manière ou d’une autre. Cela peut vous donner des idées ! Pour plus d’informations sur les Journées Européennes du Patrimoine, direction le site officiel.

L’hôtel de ville

Mais avant de vous raconter tout ça, au fait, les JEP, qu’est-ce que c’est ?

→ Un super week-end avec un max d’événements et expositions majoritairement gratuites
→ Ouvrant même parfois l’accès à des lieux fermés habituellement
→ Deux jours mettant en valeur le patrimoine
→ À destination de tous
→ Pour tous les goûts : visites de monuments, expositions dans des galeries ou musées, événements à ciel ouvert, reconstitution, concerts …

Allez, je vous emmène avec moi pour deux jours de visites, marche rapide, yeux qui pétillent et ampoules aux pieds !

L’an dernier donc, j’ai sélectionné plusieurs événements qui me plaisaient, créé mon planning parfait pour que tout fonctionne et appelé les différents lieux qui nécessitaient réservation. Il faut dire que l’édition 2020 avait été assez particulière … Entre les annulations de cet événement un peu partout en France, La Rochelle avait réussi tout de même à maintenir l’événement … pour mon plus grand plaisir ! Mais cela nécessitait encore plus d’organisation, car les lieux avaient souvent des jauges ou se visitaient sur réservation. J’ai l’impression que cette année, ce même principe est pas mal repris, même si cela semble plus libre.


Le samedi, j’avais un programme très chargé ! Nous avions décidé avec deux camarades de classe de faire les visites du samedi ensemble et nous avions donc prévu pas moins de six visites ! Une folie !

L’hôtel Poupet

Nous avions commencé le matin par la visite de l’hôtel Poupet qui est la résidence du préfet de la Charente-Maritime depuis 1814. Michel Poupet, armateur et consul à la juridiction du Commerce, s’est fait construire cet hôtel particulier en 1784. En 1808, lorsque Napoléon Ier vient en Charente-Inférieure, Paul Garreau, maire de La Rochelle, le persuada de s’y arrêter, dans l’espoir que la ville devienne la préfecture à la place de Saintes. Napoléon sera hébergé à l’hôtel Poupet, afin de lui faire la meilleure impression. En 1810, La Rochelle deviendra la préfecture. À Saintes, on raconte d’autres histoires qui seraient à l’origine de ce changement. En 1814, le préfet achètera l’hôtel pour y établir la préfecture.

La visite était guidée et gratuite, elle a duré une demi-heure dans mon souvenir. Nous avons pu voir différentes pièces parées d’or et de beaux meubles, de chandeliers et tapisseries. Nous avons également eu accès à la chambre où , si je me souviens bien, De Gaulle a séjourné, ainsi qu’ à un très beau jardin. Cette visite était sur réservation, et l’hôtel Poupet n’est ouvert que pendant les JEP au public. Visite encore au programme cette année !

L’hôtel Vieljeux

Cette visite nous donnait ensuite accès à l’hôtel Vieljeux, juste à côté. C’est Léonce Vieljeux, ancien maire de La Rochelle, qui fit construire cet hôtel. Résistant, il avait refusé de hisser le drapeau nazi et fut déporté et exécuté en 1944 au camp du Struthof, en Alsace. Aujourd’hui, ce lieu héberge les unités départementales de l’architecture et du patrimoine. On peut y trouver de beaux bureaux, ainsi que des cartographies d’époque. La visite était libre, mais le lieu n’est accessible que pendant les JEP.

L’hôtel Weiss ou résidence des Indes

Ouvert depuis un an en tant que tel, la Résidence des Indes est un musée privé, gratuit à la visite (et ce toute l’année). Il s’agit également d’une chambre d’hôtes et salon de thé. J’ai été charmé par cet endroit dont les patrons, les époux Sabatier, sont très sympathiques et dont chaque objet raconte une histoire. En effet, le musée, sous forme de cabinet de curiosités, présente dans l’ancien hôtel particulier ayant appartenu à Emmanuel Weiss, armateur, une variété de mobiliers, objets du XVIIIe siècle, ainsi que des objets d’art d’autres cultures. Orient, Afrique, Amérique, Océanie : c’est un vrai tour du monde auquel nous avons droit lors de cette visite. Les époux Sabatier ont racheté l’hôtel pour le restaurer, afin de mettre en valeur l’histoire commerçante rochelaise à travers les divers objets présentés.

J’ai pu tester à une autre reprise le salon de thé et cela était très bien. C’est une adresse secrète et confidentielle comme on les aime, entre vieux objets, bonne nourriture et ambiance sympathique.


Visite de l’hôtel de ville

Après un repas à l’une de mes adresses préférées, la boulangerie derrière la Grosse-Horloge, (leurs muffins sont excellents !), nous avons enchaîné sur la visite de l’hôtel de ville. C’est mon monument préféré à La Rochelle, j’adore m’y rendre et y observer ses détails ! L’hôtel de ville de La Rochelle est le plus vieil qui soit encore en fonction en France. Il a été construit en 1298. Lors de restaurations en 2013, il a été victime d’un incendie, détruisant plusieurs salles, qui ont depuis été reconstruites de manière époustouflante ! Lors de la visite, on découvre plusieurs salles inaccessibles en temps normal. On y trouve également le célèbre tableau représentant Richelieu lors du grand siège de la Rochelle en 1627-1628. Cette visite guidée et gratuite est reconduite cette année. Attention, places limitées à réserver auprès de l’office de tourisme !

Visite Guidée « La Rochelle au temps des bains de mer »

Cette visite guidée ayant pour thématique les bains de mer coûtait 3 euros dans mon souvenir, pour une durée de deux heures. Nous avions réservé auprès de l’office de tourisme quelques jours en avance. Le rendez-vous était donné à la plage de la Concurrence. Nous avons marché le long de la plage, puis au niveau du Mail et du parc animalier dans le parc Charruyer avant d’aller admirer de jolies villas derrière le mail, comme la Villa Alsace ou Le Chalet par exemple, avant de terminer cette visite au niveau du casino. Les bains de mer ont connu une grande importance dans une ville telle que La Rochelle, surtout après l’implantation de voies de chemins de fer. Les côtes rochelaises ont été aménagés pour répondre à ces nouveaux besoins qu’étaient les bains de mer. A la fois loisir et remise en forme, ils ont permis à La Rochelle de se développer davantage, cette fois-ci grâce à un tourisme d’un autre temps.

Découverte des collections de la médiathèque Michel Crépeau, thématique “trésors des grands espaces (Amérique du Nord)”

Nous avions rendez-vous pour une visite thématique d’une trentaine de minutes dans la salle Patrimoine. Cette visite nous a permit de pouvoir admirer plusieurs ouvrages anciens, dont un atlas, une carte et une bible en amérindien. Une visite qui permet de découvrir donc les joyaux cachés que recèle une bibliothèque !


Le dimanche, je n’avais pas vraiment prévu de programme, j’avais prévu de découvrir quelques endroits du programme qui m’intéressaient.

Chapelle Saint-Maurice

Tout d’abord, le matin, je suis allée visiter la chapelle Saint-Maurice, devant laquelle je passais tous les jours en sortant de chez moi. C’est le seul moment où elle était ouverte à la visite. C’était donc le moment pour moi de découvrir ce patrimoine de proximité. Peu connue par les habitants, la chapelle est en effet fermée la plupart du temps. Elle n’est ouverte que lors des journées du patrimoine par l’association locale « Paroles de Rochelais », et lors des messes. A l’intérieur, on retrouve des panneaux informatifs sur Saint-Maurice et sur l’histoire de l’église. L’an dernier, Paroles de Rochelais y avait également exposé des panneaux sur la libération de La Rochelle en 45, à l’occasion des 75 ans.

L’hôtel Leclerc

L’hôtel Leclerc a appartenu à un ancien maire et armateur rochelais. Je n’ai pu visiter que le jardin et la cour à cause du contexte sanitaire, ce qui m’a déçu car le programme annonçait plus de salles.

Orgues à la Cathédrale Saint-Louis

En passant devant, je suis rentrée un peu par hasard dans la cathédrale qui se trouvait sur mon chemin et il s’est avéré qu’il y avait une démonstration d’orgue. Une autre manière de découvrir du patrimoine, immatériel cette fois : la musique !

Cloître des Dames Blanches

Première fois que je m’y rendais et ce fut un joli coup de cœur pour cet endroit que j’aime découvrir et redécouvrir à travers les expositions qui s’y trouvent ou juste pour s’y asseoir et s’y reposer à l’abri du soleil ou de la pluie, et des hordes de touristes dehors. Un endroit peu connu et pourtant une jolie petite pépite de patrimoine. Cette fois-là, il y avait une exposition sur la photographie ancienne et même des musiciens pour les JEP. Je me souviens que l’exposition m’avait beaucoup plu ! Actuellement, l’exposition végétale « le voyage des plantes » est aussi très sympa !


Pour l’édition de cette année, j’ai déjà un petit programme de prévu, cela devrait être super sympa ! Et vous, quels lieux avez-vous déjà découverts grâce aux JEP ou lesquels comptez vous découvrir ? Je suis curieuse, racontez-moi en commentaire, peu importe où c’est !!

Bonnes JEP !

Lola

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Un week-end à Barcelone

¡Holà Barcelona ! Août 2014. J’ai quinze ans et on part pour la première fois avec mes parents à l’étranger. Appareil photo au cou, et une folle envie de découvrir cette grande ville à 3 heures seulement de chez moi !

Barcelone, c’est l’Espagne festive, vivante ; c’est la plage et les ramblas, les tapas jusqu’à pas d’heure, les œuvres de Gaudi et sa Sagrada Familia encore inachevée… Barcelone, c’est animé et touristique. C’est le soleil et l’été.

Barcelone, située en Catalogne, est une ville dynamique aux accents chauds. Ici, on parle surtout le catalan, un peu différent de l’espagnol « de base », le castillan. On trouve une forte culture catalane, de son art à son architecture, en passant par ses plats. L’histoire de Barcelone se lit dans ses quartiers et ses rues de différentes époques et architectures.

Que voir à Barcelone ?

Nous avons commencé notre premier jour de visite de Barcelone par la rambla, puis le quartier gothique et enfin le port.

La rambla

Avenue centrale partant de la place de Catalogne et descendant jusqu’au port Vell. La rambla est très animée. C’est là où l’on trouve la boquería.

La boquería

Marché très vivant qui propose de nombreux étals et des comptoirs pour boire un verre et manger. J’ai beaucoup aimé découvrir ce lieu qui donnait envie de tout acheter ! Rien que l’entrée de style Art Nouveau vaut le coup d’œil !

Place de Catalogne

Départ de la rambla, cette place est l’une des plus importantes de la ville.

Quartier Gothique

Le quartier gothique est l’endroit parfait pour déambuler et se laisser porter par ce que l’on croise. C’est le centre historique de la ville, le Barcelone médiéval. J’ai apprécié la façade de la cathédrale basilique métropolitaine de la Sainte-Croix et de Sainte Eulalie. Devant, on peut retrouver de l’art contemporain.

Port Vell

Vieux-port de Barcelone, on y trouve les chantiers navals, le musée maritime et l’aquarium.

Le deuxième jour, nous avons pu admirer la Sagrada Familia de l’extérieur, visiter le merveilleux et insolite Park Güell, découvrir Montjuïc et sa fontaine avant de finir notre séjour par la visite du Poble Espanyol.

La Sagrada Familia

Encore à ce jour inachevé, travail titanesque de longue haleine, cette basilique a vu sa construction débuter en 1882. Issue de l’imagination débordante de Gaudí, une partie fut réalisée de son vivant et le reste doit être achevé d’ici 2026 ! Originalité de l’œuvre : elle n’est financé que par des dons. Conseil : n’oubliez pas de réserver les billets en avance, pour ne pas vous retrouver comme nous face à une file d’attente de deux heures et ne pas pouvoir visiter l’intérieur 🙂 #erreurdedébutant

Le Park Güell

Commandité par un industriel qui a donné le nom au parc, et réalisé par Gaudí, ce jardin qui devait être de base une ville-jardin comprenant une soixante d’habitations a été transformé en jardin municipal, faute de moyens financiers … ce qui n’est pas pour nous déplaire ! On peut y admirer deux bâtiments, inspirés d’Hansel et Gretel, des énormes colonnes, le fameux escalier du dragon, ainsi qu’une esplanade magnifique dont on a une vue superbe sur Barcelone ! Et bien d’autres éléments de mosaïque s’offriront à votre curiosité ! La visite de ce parc m’a beaucoup plu, et les vues sur Barcelone sont vraiment chouettes !
Les billets fonctionnent par tranches horaires. C’est mieux de les réserver également.

Montjuïc

Signifiant « montagne des juifs », cette colline était autrefois habitée par la communauté juive de Barcelone, avant que des musées y soient implantés. On y trouve d’ailleurs le musée national d’art de Catalogne, situé dans un bel édifice imposant, le palais national, qui a été construit lors de l’exposition universelle de 1929. On trouve devant une belle fontaine, dite magique, où des spectacles sons et lumières ont fréquemment lieu. Le spectacle n’avait malheureusement pas lieu lors des dates de notre séjour, une raison de plus pour retourner à Barcelone !

Le Poble Espanyol

Reconstitution de l’Espagne et ses communautés autonomes, en miniature, le Poble Espanyol a lui aussi été créé pour l’exposition universelle de 1929. Écomusée du patrimoine architectural espagnol, ce lieu regroupe une centaine de bâtiments aux inspirations diverses, quelques restaurants, des artisans (nous avons par exemple vu un souffleur de verre à l’œuvre) et quelques boutiques. Une visite qui nous avait plu pour la diversité des bâtiments et cette impression de visiter des ruelles d’autres régions comme l’Andalousie par exemple… Une visite qui plaira certainement aux familles.

Comment s’y rendre ?

Nous y sommes allés en voiture car nous n’habitions qu’à trois heures de route (Montpellier). Vous pouvez également vous y rendre facilement depuis toute la France en bus, train ou avion.

Bonus : Faites un arrêt par l’aire d’autouroute du village catalan si vous voulez de jolies vues sur le Pic du Canigou. 

Comment se déplacer en ville ?

Je ne vous conseille pas du tout de circuler en voiture en ville. Nous avions laissé la voiture au garage de l’hôtel.

Métro, bus, taxi … sont de meilleures options.

Erreur de débutant : nous avions pris pendant deux jours le bus touristique de la compagnie city sightseeing, à la fois persuadé que nous n’arriverions pas à nous repérer dans la ville sans cela mais aussi par méconnaissance. Encore qu’à Barcelone, cette compagnie fait assez rapidement le tour de la ville, de manière plutôt efficace. Pas comme à Londres où nous nous sommes retrouvés coincés dans les embouteillages ! Cette option peut être intéressante si vous avez peu de temps et pas envie de trop marcher, mais personnellement ça ne me correspond pas du tout ! On ne voit finalement pas grand chose depuis ces bus ; seuls les commentaires peuvent être vaguement intéressants.

Où dormir ?

Nous avions réservé auprès d’une agence de voyages à l’hôtel Meson Castilla. Un hôtel traditionnel un peu vieillot mais bien placé, à deux pas de la place d’Espagne et de la rambla.


J’espère que cet article vous aura donné quelques pistes de visite pour cette grande ville ensoleillée ! De quoi voir l’été se prolonger un peu plus…

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Visiter Berlin en 48h

Pour changer, j’ai décidé de vous emmener cette fois pour un city-trip… à Berlin !

Berlin, c’est son mur, ses monuments rappelant son passé douloureux, ses tags, son currywurst et bien d’autres choses encore !

Nous y sommes allés le temps d’un week-end avec mes parents il y a maintenant deux ans, en juin 2019. C’était la première fois que je mettais les pieds en Allemagne et pour moi qui ne parle pas un mot d’allemand si ce n’est dire Ich liebe kartoffeln, c’était dépaysant !

Berlin est la capitale de l’Allemagne et a toujours eu une grande importance : résidence royale dès 1701 avec Frederic 1er, puis durablement marqué par la seconde guerre mondiale, et enfin par la guerre froide dont Berlin était la zone de front principale et dont le mur qui divisa la ville était le symbole le plus fort, séparant des familles et amis pendant vingt-sept longues années. Une histoire qui colle à la peau de Berlin, qui a fait peau neuve depuis et se dévoile sous d’autres attraits.

Au niveau de l’architecture, on est sur un mélange entre contemporain, néoclassicisme et Bauhaus, une architecture allemande post-première guerre mondiale se voulant minimaliste et à base de matériaux ayant un faible coût. Une ville très éclectique donc !

Si nous avons fait ce voyage, c’est parce qu’une super offre un mois avant nous a permis pour 95 euros par personne aller-retour avec EasyJet de partir à la découverte de cette ville ! Berlin n’était pas forcément dans le haut de notre liste mais c’était l’occasion de découvrir une autre capitale européenne et pour moi de mettre les pieds en Allemagne pour la première fois.

Dans cet article, vous trouverez les informations suivantes :

  • Comment s’y rendre ?
  • Que voir à Berlin ?
  • Comment se déplacer dans la ville ?
  • Conseils pratiques
  • Où dormir?
  • Où manger et boire un verre ?

Comment s’y rendre?

Nous avons pris l’avion depuis Montpellier ; il faut compter deux heures de vol. Vous pouvez vous y rendre assez facilement depuis de nombreuses villes en avion, ou même en train !

Arrivés à l’aéroport de Tegel, nous avons pris un taxi pour nous rendre à l’hôtel rapidement mais vous pouvez vous y rendre également en métro.

Conseils pratiques

Pas besoin d’adaptateur pour se rendre à Berlin. Des späti, petites épiceries de quartier, sont ouverts jusqu’à 2h du mat environ.

Que voir à Berlin ?

Pour débuter notre séjour berlinois, nous avons opté pour une promenade regroupant quelques incontournables et quelques lieux un peu moins connus, tous dans un rayon de 3 kms.

Checkpoint Charlie

Point de départ de notre découverte de la ville, Checkpoint Charlie est l’un des postes-frontières marquant la ligne entre l’Ouest et l’Est, un emblème encore présent de la division de Berlin. Ce lieu est aujourd’hui très touristique, on y vient pour se faire prendre en photo à côté de faux soldats américains ou encore pour acheter de la merch sur fond de thème de guerre froide, mais surtout pour voir de ses yeux ce lieu symbolique.

Topographie des Terrors

Ce centre d’interprétation est consacré aux atrocités nazies. On peut y voir une exposition photo émouvante retraçant les horreurs que les différents peuples ont subies à cause des nazis. A l’extérieur, on retrouve une partie du mur de Berlin qui est parmi les morceaux les mieux conservés, à cet endroit où la frontière était très étroite.


Chambre des députés

Passage devant une institution importante, où siège le parlement régional.


Musée d’art Martin Gropius Bau 

Passage devant ce musée d’art abritant de belles expositions, il paraît.


DDR Wachturm

Cette tour de guet permettait aux gardes-frontières de surveiller l’activité de ceux qui allaient d’un côté ou de l’autre de la ville pendant la Guerre Froide.


Postdamer Platz

Cette place incarne l’urbanisme et le modernisme berlinois. On y retrouve des bureaux et des lieux de loisir. Des segments de mur sont encore visibles à cet endroit coupé en deux autrefois. Les visiteurs y ont d’ailleurs collé des chewing-gum.

Mémorial de l’holocauste

Ce mémorial rendant hommage aux victimes de la Shoah a une architecture particulière rappelant des dominos. On trouve en effet 2711 stèles de tailles différentes, dans lesquels on vient se recueillir et se rappeler les atrocités commises, ou pour les plus petits, jouer à cache-cache.

Porte de Brandebourg

Cette porte, très célèbre, symbolise la division de Berlin puis sa réunification. Cette porte de style néoclassique avait à l’origine était édifiée au XVIIIe siècle pour symboliser la paix, mais pendant la période du mur, s’était retrouvé à l’Est. Cette place est très touristique comme vous pouvez vous en douter, à base de centaines de personnes prenant la même photo et de personnes en costume de Mickey.

Balade le long de la Sprée

La Sprée est la rivière qui traverse Berlin.


Palais du Reichstag

Le Reichstag est le siège du parlement (le Bundestag). Il est coiffé d’un dôme en verre et a connu une histoire mouvementée. On peut visiter le dôme en réservant à l’avance, ce que nous n’avons malheureusement pas pu faire.

Gendarmenmarkt 

Place de marché historique, on y trouve deux cathédrales, une française et une allemande, mais aussi une salle de concert dans un beau bâtiment aux marches recouvertes d’un tapis rouge. Oui, je me suis amusé à monter et redescendre les marches 🙂 C’est également dans ce quartier que nous avons mangé à deux reprises. L’ambiance est agréable, loin des grandes artères et de la « folie » urbaine.

Le deuxième jour, nous avons visité le château de Charlottenburg, mon coup de cœur du séjour !

Schloss Charlottenburg

Visite plutôt onéreuse, mais valant grandement le coup, ce château, plus ancienne résidence des Hohenzollern, famille impériale et royale, est richement meublé et décoré, et montre bien la grandeur de cette époque qui nous paraît lointaine. Si vous aimez tout comme moi visiter de beaux châteaux, vous ne serez certainement pas déçu par celui-ci. La visite vous coûtera dix-sept euros par personne, pour 4 bâtiments : l’ancien château, la nouvelle aile, le palais du belvédère et le mausolée. Il paraît qu’il y a également le nouveau pavillon, que je n’ai pas visité. Pour pouvoir prendre des photos, il vous faudra payer trois euros (par personne !), en échange de quoi on vous collera une pastille pour signifier que vous avez payer cette option.

L’ancien château présente les appartements de style baroque de Fréderic 1er et Sophie-Charlotte. Les deux salles qui m’ont le plus marqué, car différente de ce que j’ai déjà pu voir dans des châteaux, ce sont la chapelle Eosander et la chambre des Porcelaines, présentant des centaines et des centaines de pièces en céramique chinoises et japonaises, à la limite entre beauté de la collection et oppression de tant de pièces de collection dans une même salle.

La nouvelle aile du château m’a beaucoup plu pour sa Goldene Galerie, salle de bal aux allures rococo, aux murs verts et au plafond d’un beau vert et aux dorures.

Le mausolée, abritant plusieurs membres de sang royal, est au fond du parc du château. À l’intérieur, d’imposantes tombes en marbre, rajoutant de la solennité au lieu.

Le palais du belvédère mérite la visite pour son architecture et sa porcelaine. On dirait une jolie petite maison de poupée.

Se promener dans le parc du château (gratuit !) est très agréable. À la fois proposant à la vue des jardins à l’anglaise et à la française, ainsi qu’un bassin à carpes, ce lieu est idéal pour une promenade sur fond d’histoire royale.

Après cette matinée de visite (comptez 3h pour le tout), nous avons pris le métro pour aller voir la partie la plus célèbre du mur de Berlin.

East Side Gallery

Partie restante du mur la plus touristique du mur de Berlin, on y trouve une centaine d’oeuvres de street art sur plus d’un kilomètre, dont l’oeuvre la plus célèbre est celle dépeignant le baiser entre Brejnev et Honecker. Le mur de Berlin, symbole de la Guerre Froide, a séparé la ville en deux de 1961 à 1989. Il a été construit en une seule nuit ! Je m’attendais à plus de street art marquant mais j’étais tout de même contente d’avoir pu voir ce lieu.

Comment se déplacer dans la ville ?

Pour se déplacer à Berlin, le plus simple est de prendre le métro. Le réseau du métro, appelé U-Bahn, fonctionne en trois zones : A B C. Souvent, un billet AB suffit pour se rendre jusqu’aux sites touristiques. À relever que le métro est hyper propre (il faut le relever quand même !) et qu’on y voit des scènes curieuses, comme des gens se baladant avec des barbecues à 22h !

Où dormir ?

Nous avons séjourné au Mercure Hotel MOA Berlin. Pour deux nuits pour une chambre pour trois, nous avons payé 298 euros. La chambre était grande et agréable. L’hôtel est bien situé, car même s’il est un peu excentré des lieux touristiques, on trouve une station de métro à deux pas : la station Birkenstraße tiergaten, ce qui permet un accès assez rapide au centre ville.

Où manger et boire un verre?

Difficile de trouver un bon restaurant pour notre part à Berlin et la nourriture n’est pas ce qui nous a le plus convaincu durant notre séjour. De plus, le personnel était souvent très peu aimable… Je vous recommande toutefois les deux adresses suivantes.

Augustiner am Gendermenmarkt est un restaurant proposant de la nourriture typique allemande. J’ai pu y manger un currywurst, un plat allemand composé d’une saucisse et de frites nappées de sauce tomate et de curry. Je vous accorde que l’aspect n’est pas très appétissant mais le plat s’avère au final plutôt bon. Vous pourrez aussi tester les saucisses chou purée. Pour le dessert, je vous recommande le strudel aux pommes.
Ce restaurant est idéalement situé au niveau de Gendarmenmarkt, un quartier sympa auquel nous avons aimé nous rendre les deux soirs.

Pour un verre, je vous recommande de vous arrêter à Pirates Berlin. Ce resto-bar avec vue sur la Sprée est très sympa, et la localisation est idéale avant ou après une visite des restes du mur de Berlin, car il est situé juste à côté.


Si c’était à refaire, je le referais différemment : je resterais plus longtemps car il y a des quartiers que nous n’avons pas du tout vu par manque de temps et je trouve cela dommage, car nous n’avons pas pu apprécier la ville sous différents angles. Deux jours supplémentaires auraient été appréciables pour visiter de manière moins superficielle la ville et s’imprégner plus de son histoire. Bien pour une première visite mais il faudra y retourner !
Je vous recommande de visiter Berlin car je pense qu’elle pourra vous plaire pour au moins l’une de ses facettes : histoire, art, fêtes, street art… Et je trouve ça toujours intéressant de visiter les capitales européennes !

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Une balade à vélo en Saintonge Romane

Amateurs de la petite reine ou de slow tourisme, cet article est fait pour vous !

Au départ de Saintes, les possibilités à vélo sont nombreuses ; c’est ce que nous avons pu tester. Saintes est notamment traversée par la Flow Vélo : une véloroute de 290 km, allant de Thiviers (Dordogne) à l’île d’Aix (Charente-Maritime), mais nous n’avons pas suivi son parcours pour cette fois, car nous avons préparé notre escapade saintongeaise au dernier moment ! D’ailleurs, si nous avions eu plus de temps, pas de bagages à faire pour quitter Saintes et le couvre-feu, nous serions allés jusqu’à Cognac ! Nous espérons vraiment faire ce parcours une prochaine fois, peut-être sur la Flow Vélo cette fois-ci. Allez, hop, on monte en selle, direction la Saintonge Romane !

Première étape : louer un vélo à Saintes

Je ne peux que vous recommander les vélos accessibles en libre service à divers endroits de la ville, et loués à la journée pour la modique somme de 5 euros ! Nous avons pris les nôtres devant l’office de tourisme de Saintes (place Bassompierre), mais il existe plusieurs autres spots. Les vélos sont présents de début mai à fin septembre et cela vaut vraiment le coup pour découvrir les environs de Saintes !

Seule contrainte : disposer d’un smartphone avec suffisamment de batterie (et qui tient surtout, pas comme le mien…) et dont le système bluetooth fonctionne. Il vous faut télécharger une application gratuite également pour accéder à la location. Malgré cela, l’utilisation a été plutôt facile, et sur un téléphone normal, cela ne prend pas trop de batterie.

Les vélos sont confortables pour des vélos mis à la disposition des visiteurs, pour en avoir testé à plusieurs reprises dans d’autres villes, et ils possèdent un petit panier à l’avant, ce qui est très pratique pour se décharger d’un petit sac ou d’un pull. J’ai été grandement satisfaite par leur utilisation !

Plus d’information sur la location ici : https://www.agglo-saintes.fr/l-agglo-au-quotidien/transports-et-mobilites/495-location-de-velos.html

Notre trajet : Saintes → Chaniers → Dompierre-sur-Charente → Chaniers → Saintes

Au départ de l’office de tourisme, nous avons pris la route sans savoir jusqu’où nous irions, en suivant la direction de Cognac. J’avais pour objectif d’aller jusqu’à Chaniers au moins, à un trentaine de minutes à vélo de là.

A Saintes, nous avons traversé la Palu, lieu de biodiversité, avant de passer par le quartier de Saint-Sorlin, et de prendre la D24 qui longe la Charente. Le paysage était bucolique, la journée était chaude et belle, et les montées par endroit également ! Au niveau du passage à niveau, nous avons quitté la départementale pour un petit chemin plus sympathique qui nous a permis de longer la Charente et ses méandres. C’était très agréable, nous étions dimanche et beaucoup de familles du coin profitaient des berges du fleuve pour pique-niquer en famille, en grande pompe pour la fête des mères, avec table, festin et voiture à proximité. Une scène dominicale de saintongeais en goguette !

Nous sommes ensuite arrivés à Chaniers, joli petit village des bords de Charente, où le calme et la douceur de vivre sont au rendez-vous. On est accueilli par sa jolie église romane, de style saintongeais. 

Après avoir jeté un coup d’œil à l’intérieur, nous avons de nouveau enfourché nos vélos pour pique-niquer au bord de l’eau, à quelques pas du Moulin de la Baine. Nous avons pu observer des pêcheurs sur des bouées, qui se sont laissés porter par le courant pour continuer leur pêche (nous les avons d’ailleurs retrouvé plus loin plus tard).

bords de Charente à Chaniers

Après le repas, nous avons continué direction Dompierre sur-Charente. Nous avons découvert un bac à chaînes, hors-service à ce moment là, qui permet de rejoindre l’autre rive. Vous avez un autre bac à Chaniers également. Un peu plus loin, nous nous sommes arrêtés à une aire de repos, en bord de Charente, avant de repartir en sens inverse.

Dans l’autre sens, nous avons essayé de trouver un lieu pour nous poser et nous baigner, mais en vain ! Les meilleurs spots étaient déjà occupés.

Nous avons fini par faire un long arrêt au Moulin de la Baine, un lieu très agréable. Un restaurant est présent dans le moulin, très connu dans le coin (le bateau Le Palissy, à Saintes, y amène ses visiteurs), et sur les deux petites îles reliées par des ponts, on retrouve un bar et une base de loisirs. On peut également se baigner si on est assez téméraires pour descendre l’échelle proche de l’écluse. Le Moulin, datant du XVIIe siècle, servait à alimenter en farine l’arsenal de Rochefort. Un passage intérieur permet de voir la roue à aubes du moulin à eau, c’est très impressionnant !

La Baine est un lieu très agréable, digne d’un tableau impressionniste, où nous avons aimé nous arrêter une petite heure avant de reprendre la route direction Saintes.

Moulin de la Baine

Si vous êtes de passage en Charente-Maritime, et notamment à Saintes, je vous recommande vraiment de prendre un vélo et de découvrir ces beaux endroits dans le coin, moins fréquentés par les touristes, mais connus et très appréciés des locaux, et pour cause ! Prendre le temps de découvrir vraiment un territoire, c’est ce que je préfère, et ce que je vous invite à faire, que ce soit à pied, à vélo, en barque, en Ter, en bus ou en voiture en mode slow : c’est comme cela qu’on découvre le mieux un territoire, pour ce qu’il est, son histoire, sa géographie, son patrimoine, sa gastronomie, ses habitants, et pas seulement les must-see !

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Visiter Saintes, ville d’Art et d’Histoire

La dernière fois, je vous ai présenté les musées de Saintes, dans lesquels j’ai fais un stage au printemps. Je pense qu’il est dorénavant temps de vous présenter la ville, sous lequel je suis tombée sous le charme.

Saintes est une jolie petite ville aux façades comme je les aime, riche en patrimoine, avec à la fois plusieurs lieux religieux d’exceptions à l’architecture exceptionnelle, mais aussi aux vestiges antiques incroyables.

Cette ville est définitivement beaucoup trop sous-côtée, alors qu’elle a beaucoup à offrir ! Je trouve cela vraiment dommage qu’elle ne soit pas mise plus en avant car elle a un fort potentiel selon moi.

Saintes, au bord de la Charente, a un charme bien à elle, que je ne saurais pas vraiment expliquer mais que je vous invite à découvrir à travers mes photos et mes mots. En espérant que cela vous donne envie de découvrir en vrai cette ville de Saintonge !

Dans cet article, vous trouverez les informations suivantes sur Saintes :

  • comment s’y rendre ?
  • que visiter ? 
  • où manger ?

Comment s’y rendre?

Le train est une bonne solution, il y a beaucoup de lignes qui passent à Saintes pour rejoindre Bordeaux, La Rochelle, Royan ou Rochefort par exemple. L’axe Saintes-Angoulême est actuellement en travaux, mais il y a un bus de remplacement, qui vous permet également d’aller à Cognac. Saintes est à une heure de La Rochelle et à une heure de Bordeaux, que ce soit en train ou en voiture.

Que visiter?

Vous êtes de passage à Saintes et vous vous demandez ce que vous allez bien pouvoir visiter. Rassurez-vous, il y a plein de choses à voir ! Je vous recommande une journée complète sur Saintes pour bien avoir le temps de profiter de la ville et de sa douceur.

Tout d’abord, Saintes est une ville où la chrétienté est à l’honneur. Saintes a toujours connu une place importante en terme de religion pour les charentais, car elle est un centre religieux, avec plusieurs lieux de culte et avec une grande importance pour les catholiques, notamment avec la Basilique Saint-Eutrope, démontrant la christianisation précoce de Saintes. Les lieux de culte les plus notoires sont la Basilique Saint-Eutrope, la Cathédrale Saint-Pierre et l’Abbaye aux Dames.

Basilique Saint Eutrope

La basilique est de style roman mais son clocher est de style gothique ; elle est classée au patrimoine mondial de l’Unesco, car elle se situe sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Dans la crypte, il se dégage une ambiance assez « glauque » et mystique, c’est ce qui fait le charme de l’endroit. Il s’agit de l’une des plus vastes cryptes romanes en Europe.

Cathédrale Saint-Pierre

La cathédrale est de style gothique. Elle fut en partie détruite lors des guerres de religion par les protestants. J’ai beaucoup aimé cette cathédrale, grandiose à l’extérieur et lumineuse et apaisante à l’intérieur.

L’abbaye aux dames et son voyage sonore merveilleux

Pour visiter l’abbaye aux dames, vous avez plusieurs possibilités mais ma préférée est de la visiter grâce à ses voyages sonores. Deux choix de parcours sonore s’offrent à vous : le voyage initiatique et le voyage héroïque. Nous avons opté pour le voyage initiatique, un voyage merveilleux entre chants lyriques et histoire de l’abbaye et de la musique. Nous avons été charmé par ce parcours mettant vraiment en lumière des détails architecturaux, l’histoire du lieu et des personnes qui y ont vécu, un aspect qui me touche tout particulièrement, tout en nous proposant des pauses musicales bien appréciées, issues des représentations lors du festival international de musique classique qui a lieu chaque année.

Le petit plus : on accède à des salles privées grâce au smartphone avec lequel on fait la visite, on a donc l’impression de posséder les clés du lieu, ce qui n’est pas pour nous déplaire. On a par exemple accès au clocher, ce qui nous a positivement étonné car c’est le type de lieu qui n’est souvent accessible qu’en visite guidée accompagnée. Cette expérience de médiation par le biais du son vous coûtera 10 euros, 9 euros en tarif réduit, mais je peux vous assurer que cela vaut nettement son prix !

De plus, si vous êtes toujours assoiffé de musique, vous pouvez essayez, s’il est ouvert, le manège musical, avec lequel vous pourrez peut-être créer la prochaine grande symphonie ! Pour notre part, ce sera pour une prochaine fois car il était fermé.

Madame de Montespan, la favorite de Louis XIV, et Aliénor d’Aquitaine ont fait leurs études à l’abbaye. Aujourd’hui, on y trouve le conservatoire de musique et on peut même y suivre un master de musique. Chaque été, au mois de juillet, le festival international de musique classique a lieu. Un grand événement qui met Saintes en fête !

J’ai beaucoup aimé que ce lieu patrimonial exceptionnel soit totalement dédié à la musique, qu’il ait été revisité et aménagé pour. Je trouve les divers projets autour de l’abbaye très réussis. On y trouve aussi un hôtel et un jardin potager.


Mais Saintes est également particulièrement connue pour ses vestiges antiques ! Saintes était l’une des villes les plus importantes de la Gaule, elle était reliée à Lugdunum (Lyon) par la Via Agrippa.

L’amphithéâtre

Au temps où Saintes était encore Mediolanum, un amphithéâtre gallo-romain fut érigé en 40-50 après J-C.

L’amphithéâtre est situé au creux d’un vallon ; pour y accéder, vous allez probablement descendre le vallon par de grands escaliers. J’aime beaucoup ce chemin d’accès, on a l’impression d’être à la campagne alors que l’on est en pleine ville, à quelques mètres du Cours Reverseaux, une des avenues les plus passantes de Saintes.

Lors de votre visite à l’amphithéâtre, vous pourrez vous prendre pour un gladiateur et marcher dans l’arène, ou pour un spectateur en vous asseyant sur les gradins. De là, vous pourrez vous imaginer vivre une journée à l’amphithéâtre durant l’antiquité.