Visiter Bâle en hiver

Cet hiver, nous sommes partis visiter Bâle, située en Suisse. À la frontière avec la France et l’Allemagne, c’est la ville parfaite pour une escapade citadine de deux jours, à la recherche de belle architecture et de patrimoine.

Bâle comporte un grand nombre de musées et accueille de nombreux festivals, comme la foire Art Basel, dédiée à l’art contemporain, ou son carnaval, classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Il s’agit d’ailleurs de la capitale culturelle de la Suisse. La ville immanquable pour les amoureux d’art et de culture, donc !

À Bâle, on parle allemand, et tout est écrit uniquement en allemand. Malgré la proximité avec la France, ne vous attendez pas à ce qu’on vous comprenne forcément si vous parlez français. Pour l’anecdote, j’ai commencé à apprendre quelques phrases et mots de base en allemand quelques jours avant de partir, mais il va falloir encore travailler pour une prochaine fois ! 😉

Les armoiries de Bâle, que vous apercevrez partout, représentent une crosse noire. Quand je dis partout, c’est VRAIMENT partout : fontaines, bâtiments publics… Et même sur des coques de téléphone ! Au final, c’était devenu un jeu pour nous : à celui qui trouverait le plus l’emblème dans l’espace public.

La ville se visite très bien à pied, et deux jours sur place permettent d’avoir une bonne première approche de la ville.

  1. L’Hôtel de ville
  2. Déambuler dans le centre historique
  3. Johann Warner, magasin de décoration de Noël
  4. Imbergässlein, rue des anciens épiciers
  5. Cathédrale de Bâle et vue sur le Rhin
  6. Archives de la ville
  7. Manger au bord du Rhin et découvrir le Petit Bâle
  8. Messe Platz
  9. Balade dans la ville en fin d’après-midi
  10. Déguster une Linzertorte de chez Gilgen
  11. Historic Spalentor, ancienne porte de la ville
  12. Admirer la vue depuis la cathédrale, de nuit
  13. Werkraum Warteck, l’ancienne brasserie
  14. Roche Building
  15. Musée Tinguely
  16. Quartier Saint-Alban
  17. Pause chocolatée chez Xocolatl
  18. Comment se rendre à Bâle ?
  19. Où dormir ?
  20. Où manger ?
  21. Questions pratiques

L’Hôtel de ville

Situé sur la place du marché, l’hôtel de ville de Bâle fait partie des monuments phares de la ville. Et pour cause ! Il s’agit du lieu accueillant le siège du gouvernement de Bâle-Ville et le Parlement cantonal, en faisant un lieu d’importance national.

Avec ses façades rouges et peintes, il est bien reconnaissable du reste des bâtiments. L’édifice gothique date du XVIe siècle. On peut pénétrer dans sa belle cour intérieure pour admirer de plus près les peintures. Pour découvrir le lieu et son histoire, de courtes visites guidées de trente minutes sont organisées régulièrement en allemand et en anglais. Je vous conseille de vous renseigner avant auprès de l’Office de Tourisme de Bâle.

Déambuler dans le centre historique

Le centre historique se situe sur la rive gauche, et fait partie du Grand Bâle. Il est assez petit, alors nous avons pu nous laisser porter aisément sans regarder vraiment où nous étions. Je vous conseille de commencer par une promenade à travers les ruelles pavées de la vieille ville, afin de vous imprégner de l’ambiance de la ville et de son architecture.

Dans le centre ancien, on flâne parmi les artères commerçantes, sans oublier de jeter un œil aux vitrines présentant de bonnes choses à grignoter. Également, on peut admirer quelques maisons à pans de bois, mais surtout de beaux hôtels particuliers datant du XIXe siècle, de grandes bâtisses me rappelant l’architecture allemande.

Centre-ville de Bâle
Centre-ville de Bâle

En effet, durant cette balade, nous avons vu de très beaux bâtiments, dont plusieurs édifices universitaires, répartis un peu dans tout le centre-ville. L’université bâloise est d’ailleurs la première université à avoir été fondée en Suisse, en 1460. Elle a accueilli au fil des siècles Erasme, ou Nietzsche, pour ne citer qu’eux.

Comme nous y étions peu après les fêtes, il y avait encore de nombreuses décorations dans la ville bâloise, dont un arbre à vœux où des petits papiers, en toutes les langues, avaient été accrochés par des passants au fil des jours. Un lieu connu à Bâle est le mur de street-art dédié aux stars du rock : Gerbergässlein. Petit fun fact : il s’agit d’une œuvre évolutive commanditée par le bar en face.

Johann Warner, magasin de décoration de Noël

Si vous aimez l’ambiance de Noël, et les décorations liées à cette période de fêtes, ce magasin en plein centre-ville est fait pour vous. Vous y trouverez toutes les couleurs de boules de Noël, et tout type d’ornementations, sur un magasin de plusieurs pièces. Les verreries sont soufflées à la bouche par les meilleurs artisans européens. Un moyen de ramener un joli souvenir pour son sapin de l’année suivante, ou pour sa table de fêtes.

Imbergässlein, rue des anciens épiciers

L’Imbergässlein est la ruelle la plus étroite de Bâle. Du haut de cette longue rue pentue, vous aurez une belle vue sur l’Hôtel de ville, ainsi que sur Roche Building. Autrefois, cette rue accueillait des épiciers : son nom est d’ailleurs issu du mot pour dire gingembre en allemand.

Cathédrale de Bâle et vue sur le Rhin

Cette cathédrale gothique du XIe siècle en grès rose et aux tuiles colorées, est un autre des lieux emblématiques de Bâle. Elle se trouve sur une grande place, et elle surplombe le Rhin. Il est possible, pour 6 CHF par personne, de monter aux tours de la cathédrale pour profiter de la vue.

Après avoir visité l’intérieur de la cathédrale, n’hésitez pas à poursuivre vers son cloître. On y trouve une sculpture commémorant la catastrophe de Schweizerhalle, où un entrepôt d’un groupe chimique a pris feu en 1986 : cet incendie eut un énorme impact écologique en raison des pesticides, du mercure et des esters phosphoriques déversés dans le Rhin, mais également sanitaire, à cause des fumées toxiques que les habitants ont respirées. Cet événement aux conséquences majeures entraîna de grandes manifestations contre l’industrie chimique, l’un des principaux secteurs d’emploi du territoire.

Derrière la cathédrale se trouve une grande terrasse, la Pfalz, depuis laquelle on a une superbe vue panoramique sur la rive opposée. On aperçoit notamment Roche Building, bien reconnaissable dans le paysage.

On peut voir également des volutes de fumée s’échapper des usines, faisant écho à ce que l’on vient de lire sur la catastrophe de Schweizerhalle, et en même temps me rappelant Impression, soleil levant de Monet.

Archives de la ville

Les archives municipales de la ville, sur lesquelles nous sommes tombées par hasard, offrent un joli espace pour se poser. On a pu faire un tour de ses extérieurs, notamment de son cloître.

Manger au bord du Rhin et découvrir le Petit Bâle

La technique pour économiser un repas en Suisse : venir avec un pique-nique acheté en France. Votre portefeuille vous remerciera.

Et pour déguster ce sandwich, quoi de mieux que le manger sous un beau soleil d’hiver au bord du Rhin, avec vue sur le centre historique, et sur le Mittlere Brücke, pont qui relie les deux rives ?

Petit regret de ce séjour à Bâle, tout de même : ne pas avoir emprunté le bac pour effectuer une traversée d’une rive à l’autre du Rhin. L’originalité des différents bacs de Bâle est qu’ils sont sans moteur : ils sont reliés par un câble, et c’est le courant qui entraîne l’embarcation.

Le saviez-vous ? Les Bâlois n’hésitent pas à se jeter à l’eau en été, et à descendre le Rhin en se laissant porter par le courant. Pour cela, ils s’aident de sacs de natation étanches (le Wickelfisch), faisant office de bouée et de protection pour leurs effets personnels. Pour vivre l’expérience, il faut bien sûr être bon nageur.

Messe Platz

Célèbre spot architectural bâlois, la Messe Platz est un point d’intérêt très sympa auquel se rendre et prendre en photo, que vous soyez amateurs de pépites architecturales contemporaines ou non.

Balade dans la ville en fin d’après-midi

Flâner au coucher de soleil, au moment où les citadins sortent du travail, est une autre manière d’appréhender la ville. Les couleurs de la Golden Hour permettent des clichés aux jolis reflets, et l’on peut découvrir les rues et quartiers autrement.

Déguster une Linzertorte de chez Gilgen

Quand sonne l’heure du goûter, se diriger chez Gilgen est une bonne idée !

Située en plein centre historique, sa vitrine alléchante m’avait attiré l’œil le matin, alors forcément, quand il a fallu trouver une adresse pour manger un encas sucré, le lieu était tout trouvé ! Et apparemment, les lieux sont bien appréciés et connus, puisque le monde s’y presse à la sortie des bureaux pour y acheter son pain ou une bonne pâtisserie.

C’est aussi en ces lieux que je pris conscience que le niveau C1 Allemand, ce n’était pas pour tout de suite ! En fait, il s’avère que les Suisses côté allemand ne parlent pas le même allemand qu’en Allemagne, et j’imagine qu’il y a également une question d’accent… La prochaine fois, je préparerai encore plus mes phrases.

Pour notre part, nous avions opté pour des Linzertorte, que nous avons dégustées dans le froid devant un jardin des plantes fermé de peu… Pas de chance !

Historic Spalentor, ancienne porte de la ville

Cette jolie porte médiévale était autrefois l’une des entrées possibles dans la ville de Bâle, qui était entourée de remparts. Le quartier autour est aussi très sympathique.

Spalentor à Bâle
Spalentor à Bâle

Admirer la vue depuis la cathédrale, de nuit

Ce spot est super agréable pour sa vue à n’importe quelle heure : à la tombée du jour, il y avait encore plein de monde qui s’était rassemblé pour discuter par petits groupes tout en profitant de la vue. Malgré le froid hivernal, l’ambiance nocturne et conviviale du lieu était très sympa.

Au bord du Rhin à Bâle, de nuit
Au bord du Rhin à Bâle, de nuit

Werkraum Warteck, l’ancienne brasserie

L’architecture de ce bâtiment est très chouette, avec son grand escalier extérieur en métal, se mariant parfaitement avec l’architecture industrielle du bâti. Il s’agit d’une ancienne brasserie des années 1900, réhabilitée aujourd’hui en un lieu culturel et artistique. Ce lieu se trouve sur la rive droite, dans le Petit Bâle.

Roche Building

Ces deux buildings sont le siège social de Roche, entreprise pharmaceutique suisse, détenant un véritable empire, puisqu’il s’agit d’une entreprise leader sur le marché. Entreprise créée en 1896, elle aura su se réinventer au fil des découvertes médicales, et rester à la pointe, et avec ces deux buildings visibles de partout, la société Roche le fait bien savoir ! Et en 2024, une troisième tour rejoindra le paysage, encore plus haute que ses sœurs. Il s’agit des trois plus grands buildings en Suisse, conçus par Herzog & de Meuron.

Il faut savoir que Bâle est réputée pour ses connaissances en matière d’innovation pharmaceutique et pour ses recherches en microchimie, et qu’elle fait partie de la Biovalley.

Musée Tinguely

Le Musée Tinguely est un des plus connus de la ville de Bâle, considérée comme la capitale culturelle de la Suisse. Ce musée est consacré à la vie et aux œuvres de Jean Tinguely, artiste plasticien suisse, qui a passé son enfance à Bâle. Tinguely commence par des œuvres en fil de fer, et avec des matériaux à moindre coût ; mais il est surtout connu pour ses sculptures animées, reliées à un moteur électrique, et conçues comme des peintures vivantes. Il s’intéresse au mouvement, et aux bruits qu’elles émettent. Plusieurs de ces sculptures, les Méta Matics, sont exposées au sein du musée.

Tinguely a vraiment débuté sa carrière artistique à Paris dans les années 50, où il a pu côtoyer de nombreux artistes contemporains, comme Yves Klein et Niki de Saint Phalle : c’était un tout petit monde, où tous se connaissaient et participaient aux projets des uns des autres. D’ailleurs, c’est avec Niki de Saint Phalle qu’il a réalisé la fontaine à côté du Centre Pompidou à Paris.

Je ne connaissais pas cet artiste avant de faire mes recherches sur Bâle, mais en regardant les différents musées, on s’est dit qu’un musée d’art, ça nous changerait bien de nos habitudes de visite, et il est vrai que la visite de ce musée est plutôt étonnante, même si cela reste peut-être un peu trop sage par rapport à ce qui nous est présenté de l’artiste dans les premières salles, à travers sa biographie et ses photos.

La salle au rez-de-chaussée est certainement l’une des plus intéressantes, vu que l’on peut voir les machines en fonctionnement. Cependant, il faut attendre à chaque fois 10 minutes pour qu’elles fonctionnent de nouveau, et cela ne dure qu’une courte minute. Bien sûr, cela est compréhensible pour conserver les œuvres, mais c’est très frustrant de devoir attendre dans une même salle, où rien ne se passe. Par contre, au moment où cela démarre, il y a toute une effervescence autour, et c’est plutôt impressionnant à voir. On peut monter sur ce qui constitue probablement la plus grosse des œuvres présentes dans le musée, la traverser grâce à une passerelle métallique, et tenter de percevoir de plus près l’originalité de l’œuvre, donc l’immersion est plutôt chouette. Dans les salles précédentes, il y a également d’autres machines, mais à part une jouant sur les sons produit par une radio, nous n’avons rien pu voir d’autre en mouvement ; le système de minuterie ne semble pas très opérationnel, car nous sommes restés de longues minutes devant les machines, à essayer de les enclencher, mais en vain. J’aurais aimé aussi voir l’œuvre avec les bouteilles de verre en mouvement, mais celle-ci ne se déclenche qu’une fois par heure malheureusement.

Globalement, la visite était intéressante, et permet de connaître l’artiste et ses travaux, mais comme souvent, pour tout ce qui touche à l’art contemporain, je trouve que cela reste peu accessible à la compréhension de néophytes : peu d’explications, de médiations, ou de propositions de visites plus originales, ce qui rend difficile de percevoir où veut en venir l’artiste parfois.

Avec la BaselCard, les musées coûtent la moitié du tarif normal. Nous avons donc payé 9 CHF au lieu de 18 chacun. Concernant ses horaires d’ouverture, le musée est ouvert de 11 h à 18 h.

Quartier Saint-Alban

Ce quartier est très mignon, on se croirait dans un village et non en centre-ville ! Il y a de belles maisons à colombages, et une vibe très romantique, avec quelques canaux, et les anciens remparts ; ce qui, comme toujours dès qu’il y a quelques canaux, lui vaut le surnom de Petite Venise de Bâle. On peut également y visiter le moulin à papier médiéval. C’est l’idée de balade parfaite pour s’éloigner du monde tout en restant dans le centre-ville.

Pause chocolatée chez Xocolatl

Pour terminer ce séjour en beauté, rien de meilleur qu’une pause gourmande au chaud. Chez Xocolatl, le chocolat est mis à l’honneur dans sa boutique, mais aussi, et c’est bien là ce qui nous intéresse, dans son salon de thé, en arrière-salle.

Le lieu est petit, il doit y avoir une dizaine de tables, donc il est possible que vous soyez amenés à patienter un peu le temps qu’une table se libère.

Qu’est-ce que l’on trouve chez Xocolatl ? Des gâteaux et des chocolats chauds. On retrouve des gâteaux au chocolat, mais aussi au citron, ou plus original, au coquelicot. Pour les gâteaux au chocolat, ne vous attendez pas à un gâteau classique : ici, vous ne trouverez pas un unique gâteau au chocolat, mais bien 5-6 gâteaux différents, chacun fait avec un chocolat différent, et un pourcentage en cacao plus ou moins élevé. Je trouve cela très original. Pour ma part, j’ai pris un gâteau au chocolat noir, avec des morceaux de cerise dedans, et c’était délicieux.

Gâteau au chocolat chez Xocolatl à Bâle
Gâteau au chocolat chez Xocolatl à Bâle

Les chocolats chauds semblent être très appréciés des clients également ; c’est leur spécialité, et il y en a pour tous les goûts : il y a même des chocolats chauds avec du chocolat blanc par exemple, ce que j’aurais adoré tester.

À la place, nous avons emporté une part au citron pour utiliser nos derniers francs suisses. Il était très bon également, mais il ne valait quand même pas ceux au chocolat qui sont excellents. Désormais, vous savez où aller pour votre pause goûter bâloise !

Comment se rendre à Bâle ?

La solution idéale pour rejoindre Bâle est selon moi le train. Depuis Strasbourg, comptez une heure et quart de trajet avec un ICE (équivalent du TGV français). Un moyen très chouette donc de faire une incursion en Suisse lors de votre passage en Alsace. Attention toutefois à ne pas vous tromper, il y a cinq gares à Bâle.

Où dormir ?

Nous avons séjourné à l’Aparthôtel Adagio Basel City, situé sur la rive droite (Petit Bâle). La chambre était correcte, et comprenait une cuisine. Sa localisation permet de rejoindre assez rapidement les spots intéressants à pied : 5 minutes environ de Messe Platz, 5 minutes du Mittlere Brücke, permettant de relier l’autre rive, 15-20 minutes du Musée Tinguely. Nous avons payé 129 euros pour une nuit. Ce n’est pas le meilleur hôtel, mais il permet de dormir à Bâle pour un tarif un peu plus abordable que la plupart des autres hôtels de la ville. Les hôtels côté rive droite sont généralement plus abordables que sur l’autre rive.

Le gros avantage de dormir à Bâle, c’est que l’on vous remet une carte lors du check-in, la BaselCard, valable le temps du séjour. Elle permet la gratuité des transports en commun, et des réductions importantes sur les musées et attractions (50 % de moins). Cela fonctionne pour n’importe quel type d’hébergements.

Où manger ?

Durant notre séjour, nous n’avons pas vraiment pu profiter des restaurants et salons de thé comme nous aurions aimé en vue des prix exorbitants, pour nous, petit Français. RIP la bonne fondue que j’espérais ; mais à 40 CHF par personne, merci, mais non merci !

Nous avons mangé le soir au restaurant Klybeck Casino, adresse pratique si vous cherchez des plats peu chers. Il ne faudra pas être un gros mangeur par contre ; pour 14 CHF environ chacun, nous avons mangé une simple omelette au jambon. Une adresse à noter si vous souhaitez un repas économique.

Questions pratiques

En Suisse, la devise est le franc suisse. Vous pouvez changer votre argent à la gare. La plupart des lieux proposent la conversion directement entre le franc suisse et l’euro, depuis leur terminal de paiement.

En Suisse, les langues officielles sont l’Allemand, le Français, l’Italien et le Romanche. À Bâle, la langue locale est l’allemand.

Et puis, bon, comme vous aurez compris, ce n’est vraiment pas un mythe quand on dit que la Suisse est chère. C’est donc à prendre en considération dans votre budget pour ce séjour.

Centre-ville de Bâle
Centre-ville de Bâle

J’ai apprécié me sentir dépaysée lors de ce court séjour ; je ne me sentais clairement pas à quelques kilomètres de la France, entre l’architecture et la langue. Je ne me suis pas non plus vraiment sentie en Suisse, mais plus en Allemagne, car il est vrai, à Bâle, que l’on est assez loin des clichés des beaux paysages alpins. De plus, l’architecture m’a rappelé Heidelberg, en Allemagne, que nous avions pu visiter il y a presque quatre ans, et pour laquelle j’avais eu un coup de cœur. J’ai tout de même aimé découvrir cette facette urbaine de la Suisse, et j’espère avoir l’opportunité d’en découvrir davantage.

Bâle est une ville agréable, où il fait bon se balader. La visite du centre-ville se fait un peu trop rapidement à mon goût, mais la balade au bord du Rhin ou dans les rues du centre côté Grand Bâle m’a vraiment plu. Alors, je vous invite à venir découvrir cette belle ville culturelle, et d’aller justement plus loin que les paysages de montagnes que l’on a tous en tête, et d’en profiter pour découvrir un autre pan de la Suisse, moins connu.

Mon bilan 2022 – les endroits visités

Comme chaque année, voici mon bilan 2022 côté découvertes et lieux visités, avec les événements marquants de chaque mois. Entre la fin de mes études, mon stage, et ma nouvelle vie de freelance, on peut dire que l’année a été rythmée ! Heureusement, une escapade (même de quelques heures) n’est jamais très loin ! 🙂

Janvier

L’année 2022 a débuté par une belle et douce journée hivernale sur la Côte Sauvage, à la Pointe Espagnole, l’un des lieux que j’avais très envie de découvrir encore en Charente-Maritime. Ensuite, le mois de janvier fut très chargé : beaucoup de rendus avant la fin des cours, préparation pour la sortie de notre projet de balade sonore Écoutes Vertes valorisant le patrimoine naturel du marais de Tasdon à La Rochelle, et surtout notre déménagement en Sologne.

Côte Sauvage

Février

Février a vu enfin l’inauguration de notre projet Écoutes Vertes. Ce dernier mois à la Rochelle nous a permis de profiter de dernières visites dans le coin : balade sur l’île de Ré, à Fouras, au Musée du Nouveau-Monde, et à Surgères, sans oublier une dernière glace chez Ernest le Glacier. Côté études, nous avons fait une toute dernière sortie à la Cité du Vin à Bordeaux pour marquer la fin de ce master. Le dernier jour du mois a sonné la fin de cette aventure rochelaise d’un an et demi, et le départ officiel pour la Sologne.

Ars-en-Ré
Ars-en-Ré

Mars

Mars était un nouveau départ… qui a mal commencé. J’ai dû mettre fin à mon stage qui ne correspondait pas à ce qu’il devait être. Retour case départ : chercher un nouveau stage.

Mars, c’était aussi les premières découvertes de notre nouveau lieu de vie, ses maisons en brique, ses forêts, et la chasse… À 30 minutes de chez nous, on s’est rendu à Orléans, dans laquelle nous aimons nous rendre assez régulièrement depuis : c’est une jolie ville avec des maisons à pans de bois, une très belle cathédrale et la Loire dans son état sauvage ! On a aussi apprécié de se promener à Beaugency, aussi dans le Val de Loire, petit coin bucolique qui nous enthousiasme bien plus que la Sologne.

Chaumont-sur-Tharonne
Chaumont-sur-Tharonne

L’avantage de ma nouvelle localisation : la proximité avec Paris. En une heure et quart de TER, nous pouvons rejoindre la capitale. Ainsi, j’ai pu m’y rendre une première fois pour passer une journée à Disneyland pour fêter l’anniversaire de ma meilleure amie !

Avril

Avril est apparu comme un renouveau. En effet, j’ai retrouvé très rapidement un autre stage, qui lui s’est super bien passé ! Ouf, mon année était sauvée, et surtout, j’ai pu réaliser des projets passionnants au cours des mois qui suivirent, mêlant tourisme et patrimoine – tout ce qui m’anime. Mon stage a débuté par une semaine de résidence dans le Perche sarthois, région qui m’était méconnue jusqu’alors.

Côté balades, nous avons poursuivi nos visites dans les alentours. Pour Pâques, mes parents sont venus nous rendre visite : ainsi, nous avons visité Orléans, le Domaine du Ciran où l’on peut se promener en forêt et voir quelques cervidés, le Château de Cheverny (où l’on fait une indigestion décorative d’œufs de Pâques, mais dont les jardins valent le détour), et le Château de Beauregard pour des retrouvailles avec une amie. Par la suite, nous avons profité d’une balade à Beaugency pour visiter son château d’Art Numérique, ainsi que d’une randonnée à Cléry-Saint-André, connu pour sa basilique qui abrite le tombeau du roi Louis XI.

En famille au Domaine du Ciran
En famille au Domaine du Ciran

Mai

En mai, nous avons assisté aux Fêtes Johanniques : il s’agit de fêtes médiévales dédiées à Jeanne d’Arc, classées à l’Unesco. Impossible d’ignorer que Jeanne d’Arc a libéré Orléans lorsque l’on s’y rend, tellement elle est partout.

Nous avons fait de jolies balades, aux moulins à Olivet, en forêt, ou dans Orléans. Nous avons passé une belle journée printanière à Paris, où l’on a vu l’exposition immersive L’Odyssée sensorielle, au Muséum d’Histoire Naturelle : une super exposition où l’on voyage et où l’on découvre les espèces animales et végétales de près, et de manière immersive (malheureusement, l’exposition est terminée). L’après-midi, dans un autre registre, nous avons visité le Musée Carnavalet, dédié à l’histoire de Paris, et qui nous a beaucoup plu.

Dinard - Vue sur Saint-Malo
Dinard – Vue sur Saint-Malo

Le lendemain, nous avons pris la route pour le Mont-Saint-Michel, une première pour nous deux, et nous avons passé la nuit dans la camionnette avant de visiter le Mont le lendemain matin. Après la visite du Mont que nous avons adoré, nous avons mis cap sur la Bretagne, plus précisément sur la belle ville de Saint-Malo, pour voir le temps d’un week-end ma meilleure amie qui nous a montré sa ville, mais aussi Dinard, Cancale et la pointe du Grouin (et le kouign-amann !) ; de là, nous avons enchaîné avec une semaine de résidence à nouveau dans le Perche sarthois dans le cadre de mon stage.

Juin

Au mois de juin, on a poursuivi les balades dans notre nouveau coin, plus agréable en printemps/été. Un ami est venu nous rendre visite, nous en avons donc profité pour découvrir tous ensemble Blois et son château (que nous avons adoré) et y retrouver l’une de mes amies. Pour mon anniversaire, nous sommes allés visiter le château de Meung-sur-Loire, que j’ai beaucoup aimé pour son style plus intimiste et pour ses belles pièces.

Château de Blois
Château de Blois

Juillet

Le mois de juillet a été très chargé vu que j’étais encore en stage, et que j’ai commencé la rédaction de mon mémoire. L’ambiance estivale des balades était agréable pour le moral !

Balade à vélo dans le Loiret
Balade à vélo dans le Loiret

Nos sorties en juillet : les eaux bleues à Tavers, la ville de Jargeau, Châteauneuf-sur-Loire et son magnifique arboretum, le festival des cultures électroniques au château de Beaugency, une sortie vélo à Combleux, ancien village de mariniers de Loire, et Aubigny-sur-Nère avec sa fête écossaise très réputée.

À la fin du mois, c’était également le départ pour trois semaines en Alsace.

Août

Août fut un mélange entre moments intenses à travailler sur mon mémoire et pauses aka randonnées, balades à vélo en fin de journée et tartes flambées. On a fait plusieurs randonnées : au Mont-Sainte-Odile, au Ried, au Linge (lieu très intéressant pour son histoire, où les tranchées et les traces de la Première Guerre mondiale sont encore présentes), au Lac des Truites et au Lac Vert. On a aussi fait un tour à la Petite-Pierre, ce qui m’a permis d’avoir une première impression des Vosges du Nord. On a aussi visité le musée historique de la ville de Strasbourg, très intéressant.

Randonnée dans les Vosges - Col de la Perheux
Randonnée dans les Vosges – Col de la Perheux

Sur le chemin du retour, nous avons fait un arrêt chez un ami à Metz, ce qui nous a permis d’assister la nuit tombée au festival d’Arts Numériques Constellations qui a lieu chaque été à travers la ville. Nous avons été agréablement surpris par la ville aux pierres jaunâtres, et à son aspect très vivant.

En rentrant, nous avons repris notre rythme de petites balades locales avant de partir pour trois jours sur la Loire à Vélo le 31 août. À Blois, nous avons loué un tandem, et nous avons parcouru en une journée une cinquantaine de kilomètres jusqu’à Vouvray. Un beau défi pour notre première itinérance à vélo ! Nous avons fait une pause au Clos Lucé, lieu de résidence de Léonard de Vinci à la fin de sa vie.

Septembre

Septembre a donc commencé sur les chapeaux de roues ! (Il fallait bien faire cette blague.) Nous avons poursuivi notre aventure en tandem, dans le sens inverse. De retour à Amboise, nous avons visité la ville et son château royal, avant de passer la soirée et la nuit (sous l’orage) à Chaumont-sur-Loire. Le troisième jour, nous avons visité longuement le Château de Chaumont-sur-Loire, réputé pour son Festival des Jardins qui a lieu chaque année, avant de rendre le tandem. Il faut le vivre pour comprendre le plaisir du voyage à vélo !

Château de Chaumont-sur-Loire
Château de Chaumont-sur-Loire

Directement après, nous avons pris le van en mettant cap sur l’océan : au programme, une semaine de vacances en Charente-Maritime après avoir passé ma soutenance de master.

Une fois soulagée de mes responsabilités estudiantines, nous avons profité de la semaine pour vivre des moments trop chouettes : balade en catamaran au coucher de soleil, glaces de chez Ernest (très important de le préciser !), retrouvailles surprises avec mes parents et petit séjour avec eux à l’Ile de Ré, première expérience en paddle très mitigée (mais il faudra réessayer !), et retour sur l’une de nos plages préférées de l’Île d’Oléron, la plage de Gatseau. On a découvert également d’autres endroits trop jolis et trop chouettes comme Talmont-sur-Gironde, les grottes de Matata à Meschers-sur-Gironde, la jolie station balnéaire de Saint-Georges-sur-Didonne, et surtout l’île d’Aix, coup de cœur de notre séjour ! Nous avons clôturé ces vacances en beauté par le Marais Poitevin : visite de l’abbaye de Maillezais, du joli village de Coulon, et surtout une très jolie balade en barque au coucher de soleil sur le marais (avec dégustation de bons produits locaux).

De retour en Sologne, j’ai enchaîné avec ma nouvelle vie professionnelle : je me suis occupée de la création de mon statut d’auto-entrepreneuse, et j’ai commencé de nouvelles missions en tant que chargée de communication digitale. Je m’occupe des réseaux sociaux, de rédiger des textes et créer du contenu, mais aussi de gérer des projets, pour les acteurs du tourisme et du patrimoine.

J’ai direct été plongée dans mon travail, puisque quelques jours plus tard, nous sommes allés en Picardie pour une semaine, pour travailler sur un projet sonore autour d’un monument historique à l’histoire bouleversante.

Octobre

Nous avons commencé le mois d’octobre par une journée à Paris, où l’on a visité l’Hôtel de la Marine, dont les salles et la scénographie sont superbes. Quelques jours plus tard, nous avons assisté au brame du cerf à Chambord, et nous avons visité le château. Nous avons profité des jolies couleurs automnales pour faire quelques balades, et nous avons fini le mois par une visite de Bourges pour l’anniversaire de mon copain.

Château de Chambord
Château de Chambord

Novembre

En novembre, nous avons refait des balades que l’on a aimées au printemps/été dans notre coin.

Nous avons passé une semaine à Montpellier où j’ai surtout profité de mes parents et de ma meilleure amie, mais aussi des bons restaurants qui m’avaient manqué ! Nous avons visité la grotte des Demoiselles, et j’ai fait une belle balade à l’Espiguette et à Aigues-Mortes avec mes parents, deux endroits où je vais depuis petite. Une semaine au soleil dans le sud qui fait beaucoup de bien ! Entre nos correspondances, on en a profité pour visiter la Maison Victor Hugo, et le Musée d’Arts et Métiers à Paris.

Aigues-Mortes
Aigues-Mortes

Décembre

En décembre, on est peu sorti avec le froid polaire et le travail à boucler avant les fêtes : nos balades se sont limitées à deux trois sorties entre les bords de Loire et Orléans. Mes parents sont ensuite venus me rendre visite pour une semaine au moment de Noël : nous avons visité le Château de Sully-sur-Loire, un beau château médiéval, et j’en ai profité pour leur faire découvrir les coins que j’apprécie autour de chez moi.

Enfin, je suis partie pour l’Alsace, où j’ai passé le nouvel an dans les Vosges avec tous les amis de mon copain.

Noël au Château de Sully-sur-Loire
Noël au Château de Sully-sur-Loire

J’en profite pour vous souhaiter à tous une merveilleuse année 2023, remplie de voyages, de moments de joie et d’accomplissements, d’amour et d’amitié, et une très bonne santé !

Le Château de Chambord en automne

Le Château de Chambord, important lieu du patrimoine culturel est l’un des châteaux les plus célèbres du Val de Loire, et probablement du monde ! Situé dans le Loir-et-Cher, dans la région naturelle forestière de Sologne, terres de châteaux, de forêts et d’étangs, le domaine de Chambord a beaucoup à offrir au visiteur curieux.

En effet, il s’agit avant tout d’un domaine de 5 440 hectares, séparé du reste par un mur en pierre, dans lequel s’imbrique le château. Cette impressionnante superficie correspond à beaucoup de surface forestière, mais pas seulement : par exemple, on y trouve un vignoble, ainsi qu’un chai qui a été inauguré dans l’été.

Même si visiter le Château de Chambord est super à toute saison, je vous recommande d’y aller en automne : il y a beaucoup moins de visiteurs, même le premier week-end de vacances de la Toussaint, les températures sont idéales pour se balader dans le domaine, la forêt est colorée, et vous aurez peut-être la chance d’assister au brame du cerf. Cela faisait longtemps que je souhaitais visiter ce château, et je n’ai pas été déçu de m’y rendre à cette saison, plutôt qu’en été, bien au contraire !

Dans cet article, je vais vous présenter quelques idées de choses à voir et faire au domaine de Chambord en automne, mais la plupart des conseils peuvent également s’appliquer à d’autres saisons. Les richesses de Chambord n’auront de cesse de vous étonner !

  1. Visiter le Château de Chambord
  2. Écouter le brame du cerf
  3. Faire une randonnée dans le Domaine de Chambord
  4. Infos pratiques

À noter : les lanternons du château sont actuellement en rénovation, c’est donc moins grandiose à voir, mais tout de même ! Et puis, cela aurait été très dommage de ne pas s’y rendre pour cette raison, alors que nous habitons à 40 minutes de là.

Château de Chambord
Château de Chambord

Visiter le Château de Chambord

Le Château Royal de Chambord est un relais de chasse, dont les travaux de construction débutent en 1519 : François Ier, qui aimait s’adonner à ce passe-temps, avait décidé de faire construire cet imposant château au milieu de la forêt, qui évidemment, grouillait de gibier. C’était également un moyen pour lui d’étaler sa puissance aux yeux de tous, en particulier des nations voisines. Le roi n’aura malheureusement pas connu le château terminé, puisque les travaux se seront achevés après la mort du souverain. Il n’y aura donc vécu qu’ une cinquantaine de jours au total. Cela n’empêche pas la salamandre, son symbole royal, d’être très représenté dans le château.

En tout cas, les chiffres impressionnent : on dénombre 426 pièces (60 sont visitables), 83 escaliers et 282 cheminées à Chambord.

Chambord est un lieu qui a une importance dans l’histoire de France : il s’agit de l’un des nombreux logis du roi de France, château célèbre pour sa grandeur. De loin, il ressemble plus à une forteresse médiévale par sa forme imposante, mais la finesse des parties hautes du château, avec les lanternons, est remarquable, et c’est ce qui en fait l’un des joyaux de la Renaissance. Il est d’ailleurs classé à l’Unesco comme faisant partie du périmètre du « Val de Loire patrimoine mondial ».

Nous avons fait la visite en deux fois. La première fois, nous avons fait la plupart du rez-de-chaussée, ainsi que la chapelle par laquelle nous avons commencé la visite avant de redescendre pour visiter les salles du rez-de-chaussée. On peut choisir assez librement sa visite, suivant ses envies et le temps dont on dispose. Pour cette première visite, nous avions payé pour l’Histopad (6,5 euros par tablette – l’accueil en recommande une par personne vu qu’il y a un casque). À noter que l’entrée au château et ses jardins sont gratuits si vous avez moins de 26 ans, ou selon votre situation, mais cela ne vous dispense pas du paiement de la location de l’Histopad, qui n’est pas obligatoire.

Je ne vous recommande pas vraiment l’Histopad, un peu cher, et moins bien fait qu’au Château de Blois par exemple. Il permet ici de se rendre compte comment étaient certains lieux avant, comme la chapelle par exemple, qui a accueilli dans de grosses caisses en bois les œuvres exposées au Musée du Louvre lors de la Seconde Guerre mondiale, afin de les protéger d’éventuels bombardements sur Paris. Pour le reste, je n’ai pas trouvé les informations très pertinentes, et donc, nous avons choisi de ne pas le reprendre pour notre deuxième visite. En plus, pour le côté pratique, si comme moi vous aimez faire des photographies du lieu, cela devient très vite galère avec un Histopad dans les mains.

La deuxième fois, nous avons visité tout le reste, mais juste avec une notice de visite gratuite, qui, combiné avec les cartels présents dans les salles, nous a suffit pour notre part.

Château de Chambord
Château de Chambord

Au rez-de-chaussée, nous arrivons directement face à la prouesse architecturale qu’est l’escalier à double révolution. Inspiré par les travaux de Léonard de Vinci à la fin de sa vie lorsqu’il séjournait au Clos Lucé, à Amboise, c’est la pièce maîtresse du château, celle au cœur de tout, littéralement. Cet escalier a la particularité de permettre aux gens qui montent et qui descendent de ne jamais se croiser. C’est un peu dommage, car on ne s’en rend pas vraiment compte sur place, et il n’y a pas vraiment de médiation à ce sujet quand on visite librement ; présenter des croquis de cet escalier pourrait apporter une plus-value pour la compréhension des visiteurs.

En parfaite symétrie, les salles que l’on visite sont aux quatre coins du rez-de-chaussée : on découvre une à une la salle des Bourbon, la salle des Illustres, la salle des Chasses ou encore une salle audiovisuelle avec un film qui mériterait d’être renouvelé par une proposition plus adaptée et moderne en termes de médiation. On comprend bien dans ces salles qu’il s’agit plutôt d’un lieu de villégiature destiné à la chasse, qu’à une résidence principale : le château est assez vide selon les pièces, puisque les meubles étaient déplacés à chaque déplacement de la cour, mais on m’a tellement prévenu qu’il était vide de meubles que je m’attendais nettement à pire.

Nous avons fini notre première visite par les jardins à la française, qui ont été restitués en 2017.

Plus étonnant peut-être : le Château de Chambord reçoit de temps à autre des équipes de cinéma pour y réaliser certains films. Lorsque nous y étions lors de notre première visite, un tournage avait lieu sur des barques sur le Cosson, cours d’eau qui traverse le Domaine. Il s’agit du film Comme un prince, qui relate l’histoire d’un boxeur condamné à une peine d’intérêt général à Chambord.

Au cours de l’été 2020, le Château de Chambord a été le lieu de tournage du film Cœurs vaillants, avec Camille Cottin pour tête d’affiche. Cette œuvre cinématographique raconte le moment où six enfants juifs et orphelins se sont réfugiés au château pour se cacher pendant la Seconde Guerre mondiale. Camille Cottin joue le rôle de la chargée de conservation des œuvres qui ont été rapatriés dans les pièces du château, et qui décidera d’y cacher également ces enfants. Plus ancien, mais certainement plus célèbre dans la culture française, Peau d’Âne, réalisé par Jacques Demy, avec Catherine Deneuve à l’affiche, y a été tourné également, en 1970.

Tournage au Château de Chambord
Tournage au Château de Chambord

Pour notre deuxième visite, nous avons commencé par les cuisines, que j’ai beaucoup aimé découvrir. Je ne sais pas trop pourquoi, mais c’est une salle que j’adore voir dans les châteaux ; peut-être parce que je la trouve bien plus vivante que les autres pièces qui paraissent figer dans le temps, et trop décorées, trop fastueuses.

Nous nous sommes ensuite rendus à la salle des carrosses et au lapidaire, où l’on peut admirer de près d’anciens morceaux du château, taillés dans de la pierre de tuffeau, qui est connue pour être un matériau résistant mal à l’érosion.

Au premier étage, nous découvrons les appartements royaux avec la reconstitution de la chambre de François Ier, et de son bureau. On y trouve également l’oratoire privé du roi, où il pouvait se recueillir sous un superbe plafond voûté.

Plus loin, on découvre la chambre du gouverneur et les appartements d’invités, dans des motifs très liberty. Au même étage, on trouve également le théâtre de Molière, mis en place sous Louis XIV, qui aimait se divertir lors de ses séjours à Chambord, ainsi que le musée du comte de Chambord. Quelques pièces sont dédiées au comte ; on y apprend que son père, le duc du Berry, a été assassiné devant l’opéra alors qu’il reconduisait son épouse enceinte à son carrosse pendant l’entracte. Le roi au pouvoir à l’époque est Charles X, son grand-père. Le comte de Chambord est considéré comme un cadeau du ciel, car sans lui, la lignée des Bourbons aurait pu s’éteindre. En 1830, il doit fuir la France et se réfugier en Autriche, car son grand-père, Charles X, est contraint d’abdiquer face au soulèvement du peuple à Paris lors de l’épisode des Trois-Glorieuses, et doit s’exiler lui en Angleterre. Le pouvoir est donné à la lignée des cousins, la Maison d’Orléans, ce qui donne lieu à la Monarchie de Juillet.

Au deuxième étage, nous arpentons les différentes salles voûtées. Certaines accueillent des expositions. En ce moment, et jusqu’au 5 mars 2023, il s’agit de l’exposition Vie(s) de châteaux, montrant des photographies en noir et blanc de Chambord autrefois. Il y a également à cet étage la galerie des trophées.

Une des parties que j’ai préférées, et que j’avais hâte de découvrir, c’étaient les terrasses du troisième étage, afin de pouvoir admirer la beauté de la tour-lanterne, et le panorama sur le Domaine de Chambord !

Au total, comptez une heure et demie pour faire toutes les pièces.

J’ai aimé visiter le Château de Chambord (forcément, sinon, je n’en ferais pas un article !), et j’espère pouvoir le visiter de nouveau lorsque les travaux de restauration seront terminés afin d’en prendre toute son ampleur !

Écouter le brame du cerf

Un matin d’octobre, nous avons pu assister au brame du cerf en petit comité. S’il y a bien une expérience à vivre en Sologne autre que visiter les châteaux de la Loire, c’est bien celle-ci ! Par contre, il vous faudra penser à réserver bien en avance pour vivre cette expérience : il n’y a pas beaucoup de place, et cela part très vite, ce que je ne savais pas : les réservations ouvrent dès le mois de juin. Heureusement, nous avons quand même eu nos billets pour vivre ce moment hors du temps, que nous souhaitions vivre depuis au moins deux ans. Et alors, à Chambord, c’était encore plus marquant ! L’expérience coûte 35 euros par personne.

Le brame du cerf marque la saison des amours pour les cervidés : les mâles, en rut, s’affrontent, s’épuisent et s’affament pour tenter de s’accoupler avec les biches. Pendant cette période de parade amoureuse qui dure environ trois semaines/un mois entre mi-septembre et mi-octobre, selon les années (comme pour tout, le réchauffement climatique a un impact… et oui, même sur le brame du cerf !), les cerfs peuvent perdre une vingtaine de kilos ; ils peuvent même mourir d’épuisement !

Le brame du cerf au château de Chambord
Le brame du cerf au château de Chambord

Le rendez-vous étant donné vers 6 h 30, nous avons préféré dormir dans un studio à moins de dix minutes du château. Quand nous sommes arrivés, il faisait encore nuit noire, et au bout de quelques minutes d’attente au point de rendez-vous (au niveau de l’accueil), un 4×4 est arrivé, avec notre guide animalier pour la matinée comme conducteur. L’expérience commence ici, pour trois heures environ : on monte à l’arrière du 4×4, et on est ballottés sur la route menant à la limite entre la partie publique et privée du domaine. Le trajet est rapide : en cinq minutes, on arrive sur les lieux. Le guide nous fait monter dans l’observatoire principal, où on rejoint un autre petit groupe déjà sur place. Au total, nous sommes une quinzaine, réunis pour assister au spectacle.

Installés sur des bancs pendant toute la durée de l’expérience, et dissimulés derrière un grand filet type camouflage où le froid passait, nous ne ressentions plus vraiment la fraîcheur matinale avec l’excitation du moment. Il faut dire que nous nous étions chaudement couverts également. Évidemment, ce n’est pas simple de prendre des photos, car ce filet devant nous empêche de prendre des photos de meilleure qualité, mais il permet que nous ne soyons pas visibles des animaux. Ainsi, nous pouvons les observer sans les déranger.

La consigne était de ne pas faire de bruit également, pour ne pas les faire fuir, mais comme toujours, certains ne respectaient pas vraiment cette consigne… Je ne parle pas de petit « whaou » d’émerveillement, mais bien de grands cris qui auraient pu effrayer les animaux…

Le brame du cerf au château de Chambord
Le brame du cerf au château de Chambord

Dès le début, il faut être à l’affût, et faire travailler ses sens ; quand nous sommes arrivés, nous ne voyions rien. Peu à peu, nos yeux se sont habitués, et le soleil se levant et aidant, nous avons pu de mieux en mieux discerner la clairière et observer les cervidés. Nous avons vu d’abord des biches venant se nourrir dans la clairière pendant de longues minutes, indifférentes au râle rauque des cerfs qui se faisaient écho dans la forêt. Quand les cerfs arrivaient enfin devant nos yeux, nous étions stupéfaits par leur beauté, et il était difficile de réfréner un « oh » d’admiration face à l’élégance du roi des forêts lorsqu’il apparaissait à la lisière de la forêt. Nous avons pu assister à plusieurs scènes de vie entre les biches, les faons et les cerfs.

À la fin, notre guide est revenu nous chercher pour nous emmener dans un autre bâtiment, où nous avons pu procéder à un débriefing convivial autour d’une boisson chaude et de petits gâteaux locaux venant de la biscuiterie de Chambord. Nous avons d’abord participé au comptage ; nous devions dire combien d’animaux nous avions vus et de quelle espèce. Ensuite, c’était le moment où on a pu poser nos questions, que ce soit sur le brame du cerf, sur les cervidés, mais aussi plus largement sur le domaine de Chambord. Notre guide nous a appris plein de choses, c’était un vrai moment d’échange.

Le brame du cerf au château de Chambord
Le brame du cerf au château de Chambord

Comme vous aurez compris, le brame du cerf ne durant que peu de temps, il faut être présent au bon moment pour y assister. Vous pouvez vivre cette expérience tôt le matin comme nous, au lever du jour, ou au coucher de soleil. Selon l’animateur nature avec qui nous étions, il est préférable de venir le matin, et un peu plus tôt que nous dans la saison du brame, plutôt vers le 28 septembre, où on est quasi sûrs de l’entendre et de voir des animaux. Pour notre part, nous y étions à la toute fin du brame : il y avait moins de chance de voir des animaux, puisqu’il avait démarré plus tôt cette année suite à la sécheresse de cet été.

Pour mieux voir les animaux, je vous recommande d’apporter des jumelles.

Après le débriefing, tandis qu’il ramenait l’autre groupe, nous sommes retournés à l’observatoire. Là, nous avons pu observer longuement le cerf dominant allongé, fatigué de devoir défendre sans cesse son territoire. Nous avons même vu un mouflon corse ; les mouflons ont été introduits en 1950 à Chambord pour empêcher la disparition de l’espèce.

Le saviez-vous ? Les cerfs perdent leurs bois entre février et avril, mais chaque année, leurs bois repoussent un peu plus grand !

Vous l’aurez compris : je vous recommande vivement de vivre cette expérience insolite, encore plus au Domaine de Chambord. On se prend au jeu d’attendre patiemment les animaux, on ne voit pas le temps défiler. C’est assez émouvant d’assister à ce moment, et surtout de voir des animaux de si près sans qu’ils partent en courant. On se sent privilégiés. Même si mes photographies sont loin d’être les plus réussies, je suis super contente d’avoir pu observer d’assez près ces cervidés dans leur milieu naturel, je trouve cela super chouette, et je suis ravie d’avoir quelques photographies de ce moment !

En reprenant la voiture, nous avons le droit à un bonus pas du tout au programme, de la part de notre accompagnateur, ce qui nous a ravis : un petit tour en 4×4 d’un quart d’heure dans le Domaine de Chambord, dans la partie qui ne se visite qu’avec un guide.

Au bout de quelques minutes, on aperçoit un cerf qui traverse, puis une famille de sangliers. Plus loin, on a la chance de voir de très près un cerf, qui ne bouge pas pendant deux ou trois minutes. Le roi des forêts se tourne vers nous, beau, majestueux. J’ai encore plus de mal à comprendre pourquoi certains prennent plaisir à chasser ces beaux animaux… Tandis que le cerf part, je repère un mouflon au bout de la route, pour le bonheur des autres qui n’en avait pas encore vu avant. C’était une super expérience de voir tous ces animaux, et nous repartons tous ravis de cette expérience.

Faire une randonnée dans le Domaine de Chambord

Plusieurs randonnées existent au sein du Domaine de Chambord. Afin d’avoir physiquement le tracé entre vos mains, je vous recommande de vous procurer à l’accueil du domaine le plan des promenades.

Ces parcours de randonnées se situent bien évidemment dans la partie ouverte librement aux visiteurs, la partie privée n’étant accessible qu’avec un guide.

Nous avons choisi de prendre le sentier pédestre rouge de 8,2 km, correspondant environ à 2 h 20 de marche. Pendant la balade, nous avons pu voir quelques jolies couleurs et clairières, mais nous nous attendions à mieux : la balade était plutôt monotone quand on est plutôt habitué au relief, et nous avons été déçus par la proximité avec la route par endroits. Toutefois, le domaine de Chambord semble être le parfait spot pour la chasse… aux champignons ! Nous avons croisé de nombreuses personnes sur notre chemin à leur recherche, qui repartaient avec des cabas remplis.

Sur le parcours, nous avons également vu des observatoires en hauteur : il faut y grimper à l’aide d’une échelle pour accéder à la plateforme d’observation. Dommage, nous n’avons pas vu d’animaux cette fois-ci !

Cela reste une bonne idée de balade après la visite du château, si vous avez envie de vous balader dans la forêt sans crainte des chasseurs.

Infos pratiques

Pour le parking, le PO situé tout proche de l’entrée coûte 6 euros à la journée, tandis que le P2 coûte 4 euros (il n’est pas beaucoup plus loin).

Vous trouverez de quoi vous restaurer juste à l’extérieur du château : il y a plusieurs snacks et restaurants. Ou comme nous, vous pouvez aussi ramener votre pique-nique pour le manger à l’extérieur de l’enceinte du château.

Je ne le savais pas avant de m’y rendre, mais on peut aussi être hébergé à quelques pas du château, dans le Relais de Chambord, hôtel 4 étoiles. L’occasion de vivre plus ou moins la vie de château, et surtout de pouvoir assister au coucher de soleil et au lever au château ; ou d’être déjà sur place pour le brame du cerf.

Pour les souvenirs, vous trouverez une boutique à la fin de la visite du château. Vous aurez le choix, il y a même des boites à meuh où l’on entend le brame du cerf (?!) ; pour ma part, j’ai craqué pour un parfum d’ambiance et une jolie trousse à l’effigie du château.


J’espère que vous avez apprécié lire cet article, et que vous aurez appris des choses, et que cela vous donnera des idées : que ce soit la découverte du château, l’écoute matinale du brame du cerf, ou encore la randonnée dans la forêt… J’ai essayé de vous donner au mieux mon retour d’expérience sur ma visite du domaine, tout en vous donnant quelques informations pratiques, mais aussi historiques (dont les recherches m’ont passionnées !) de manière accessible.

N’hésitez pas à me laisser un commentaire si vous avez aimé, ou pour me faire un retour constructif, cela est toujours apprécié ! Également, vous pouvez vous abonner pour ne pas louper les prochains articles.

Dites-moi en commentaire si vous aimeriez que je vous détaille ma visite dans un autre lieu de patrimoine, un autre château de la Loire par exemple, et si oui lequel ?

À très bientôt

Lola

Découvrir Tours sur une journée

Découvrir Tours offre une halte intéressante lorsque l’on visite les châteaux de la Loire ou que l’on parcourt La Loire à Vélo. C’est aussi une très bonne idée si vous ne souhaitez arpenter que cette ville, qui vaut bien une visite à elle toute seule, le temps d’une journée ou d’un week-end !

Tours fait partie de la Touraine, ancienne province française bien connue pour ses châteaux. C’est une ville au patrimoine très riche située dans la vallée de la Loire ; c’en est même la capitale. La ville de Tours est labellisée Ville d’Art et d’Histoire, ce qui en dit long sur sa richesse patrimoniale ! C’est une ville qui saura certainement vous charmer pour ses maisons à colombages, pour la Loire qui la traverse, ou encore pour sa gastronomie : Tours fait partie du réseau des Cités de la Gastronomie depuis 2013. Vivante, jeune et dynamique, cette ville étudiante fut une belle découverte.

Localisée en Indre-et-Loire, dans la région Centre-Val-de-Loire, où je vis depuis le mois de mars, nous avons profité d’un tarif très avantageux de la part de Rémi (il s’agit du réseau de transports en commun de la région) mis en place lors des Journées Européennes du Patrimoine 2022 pour venir visiter Tours. En effet, pendant tout le week-end, le train était à quatre euros par personne pour un aller-retour dans TOUTE la région. Impensable de ne pas en profiter ! D’ailleurs, je trouve que ce genre d’offre devrait se réitérer plus régulièrement, pour donner davantage envie de prendre le train au profit de la voiture ; mais ceci est une autre histoire !

Si vous aussi vous êtes passionnés par le patrimoine, vous ne loupez certainement pas les Journées Européennes du Patrimoine, organisées par le Ministère de la Culture. Elles ont lieu tout un week-end à travers toute l’Europe ! Les dates sont peut-être même marquées des semaines avant dans votre agenda, et vous avez déjà prévu tout un programme que vous espérez bien tenir à la lettre. Faire les JEP, c’est de l’organisation avant tout !

Nous sommes donc arrivés à Tours par le train, et l’on a d’abord pu admirer sa gare, réalisée par Victor Laloux. À l’intérieur, il y avait de belles mosaïques présentant les différentes destinations autrefois desservies par cette gare. Une première petite pépite pour qui sait prendre le temps de s’arrêter et d’observer !

Ne vous en faites pas, c’est loin d’être la seule découverte que je vais vous présenter dans cet article. Je vais vous montrer tout ce que l’on peut faire sur une journée à Tours, que ce soient des incontournables ou des pépites cachées que je vous ai dénichés. Je vous préviens, on commence fort !

L’Hôtel de ville

L’hôtel de ville de Tours était notre toute première visite de la journée : une très belle mise en bouche pour commencer notre découverte de Tours. Il a été construit selon les plans de Victor Laloux, architecte tourangeau célèbre pour avoir réalisé les plans de l’actuel Musée d’Orsay à Paris. En effet, c’est lui qui a dessiné les plans de ce lieu iconique du patrimoine français, puisqu’une commande lui a été passée pour l’ancienne gare qui reliait autrefois Paris à d’autres villes de l’Ouest de l’hexagone. Il suffit de regarder un instant pour se rendre compte des ressemblances entre l’hôtel de ville de Tours et Orsay.

Une fois passé la porte principale, on est frappé par la beauté et la grandeur des lieux. Dans le grand hall, on profite de la diffusion d’une vidéo présentant la ville de Tours à travers les époques pour obtenir quelques informations sur l’histoire de la ville. Lors de notre séjour sur la Loire à vélo quelques semaines auparavant, nous avions appris que les Turons, peuple gaulois vivant à Amboise en grande majorité, avaient donné naissance au nom de la ville de Tours. Aussi, au XVe siècle, Tours était la capitale politique française, puisque pendant la Guerre de Cent Ans, les rois ont été chassés de Paris et ont été contraints de se réfugier en Touraine, où ils commencent à construire des châteaux un peu partout. Elle le sera encore à deux autres reprises, au XVIe siècle et pendant trois jours en juin 1940 suite à la fuite présidentielle face aux Allemands.

Nous montons ensuite l’impressionnant escalier qui nous mène au premier étage, tout en admirant le plafond richement orné. Lors de cette visite libre, nous avons eu accès à trois salles : la salle de bal, la salle des mariages et celle du conseil municipal. La salle de bal, la plus impressionnante des trois, est digne du château de Versailles vu son faste apparent, entre ses dorures et ses peintures au plafond, ainsi que ses larges fenêtres. Elle fait plus penser à un palais qu’à un hôtel de ville.

Dans la salle du conseil municipal, on peut apercevoir un triptyque représentant Jeanne d’Arc ; le premier tableau dépeint le moment où elle se rend à Chinon pour rencontrer Charles VII, puis les deux suivants montrent l’épisode où elle est brûlée sur le bûcher à Rouen. Pour ma part, je trouve cela dommage de ne pas avoir peint une scène plus représentative de la ville de Tours. Dans cette salle, petite curiosité, on trouve également deux loges, comme au théâtre ou à l’opéra. La salle des mariages est aussi belle, même si moins remarquable que la salle de bal.

Pour savoir si des visites guidées ont lieu lors de votre venue, n’hésitez pas à contacter l’Office de Tourisme de Tours qui saura vous renseigner.

Faire un tour dans le centre historique

La Tour Charlemagne/ La Tour de l’Horloge/La Basilique Saint-Martin

Être à Tours sans voir des tours ? Quelle idée ! Les Tours Charlemagne et de l’Horloge sont toutes deux des vestiges de la collégiale Saint-Martin. On pouvait monter en haut de la Tour Charlemagne, sur réservation. Nous avons passé notre tour pour cette fois, mais c’est une expérience que vous pouvez vivre en vous inscrivant auprès du service patrimoine de la ville de Tours. Bon à savoir : il vous faudra tout de même gravir 248 marches pour accéder au sommet.

Nous avons continué notre tour du quartier par la basilique Saint-Martin, au style néobyzantin, dont l’architecte est encore une fois Victor Laloux. Elle a été construite pour remplacer l’ancienne église collégiale qui avait été grandement abîmée.

La place Plumereau

La place Plumereau est la place emblématique par excellence de Tours. Peu animée le dimanche matin, (seuls quelques restaurants proposent un petit-déjeuner en terrasse), l’ambiance est toute autre l’après-midi. On y vient boire un verre face aux maisons à colombages, inscrites aux monuments historiques.

L’Hôtel Goüin

Hôtel Goüin à Tours
Hôtel Goüin à Tours

Cet hôtel particulier datant du XVe siècle à la belle façade en pierre de tuffeau propose de temps en temps des expositions gratuites. Ce n’était malheureusement pas le cas quand nous étions, nous n’en avons donc aperçu que la façade derrière le portail. Je vous conseille de vérifier la programmation avant, les expositions ont l’air intéressantes.

Se balader au hasard

Un basique quand l’on arpente pour la première fois une ville : flâner dans son centre-ville, à la recherche de jolies façades, d’une placette inattendue, d’une sculpture qui saura arrêter notre regard. Ici, à Tours, on est servi par ce centre-ville médiéval bien mignon aux façades à colombages. Flâner au hasard permet de prendre aussi le pouls de la ville, de s’en faire une première impression. On découvre au hasard des monuments, comme l’Hôtel Goüin ou celui de Pierre du Puy dont nous parlerons plus tard.

Le grand avantage de la ville de Tours, c’est qu’on peut faire très facilement sa visite à pied. Il existe une seule ligne de tramway sinon, qui dessert la ville du Nord au Sud.

Les quais de la Loire et marché biologique

À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, un village marché Convergences bio, en gros un village marché de paysans, était présent exceptionnellement sur les quais de la Loire. On a fait un petit tour, notamment au niveau de la Loire, où on a eu la surprise de découvrir des bateaux traditionnels, dont un qui avait été reconverti en stand de marché pour la circonstance. On nous a proposé de goûter un pain local à la mélasse, et on a craqué pour l’achat d’un gros pain ; si on avait pu, j’aurais bien rapporté plein de légumes, car s’ils étaient aussi bons que beaux, ils devaient être délicieux ! On a aussi aperçu la guinguette « Tours-sur-Loire », qui a l’air bien agréable pour boire un verre au soleil.

Comme le marché et ses odeurs de nourriture nous avaient bien ouvert l’appétit, on s’est mis en quête d’un restaurant. On a fini avec une pizza napolitaine à emporter que l’on a dégusté au bord de la Loire, que l’on a commandé au restaurant La Tosca, à quelques mètres de là. Cela nous a très bien fait l’affaire 🙂

Vous ne le savez peut-être pas, mais la Loire fait partie du patrimoine mondial de l’Unesco, puisque le Val de Loire est labellisé paysage culturel en raison de son exceptionnelle richesse naturelle. D’ailleurs, la Loire est le plus long fleuve naturel en France, avec 1012 km : se promener en bord de Loire, c’est une vraie bulle d’oxygène et de nature. Voguer sur l’eau à bord d’un bateau traditionnel de la Marine de Loire doit être très chouette, surtout au coucher de soleil.

La Cathédrale Saint-Gatien

Ce bel édifice gothique a été édifié entre le XIIIe et le XVIe siècle. Quelques pas après notre entrée, une dame nous a proposé de nous donner quelques explications sur la cathédrale. Bénévole lors des Journées du Patrimoine, elle nous a fait une lecture des vitraux de la cathédrale de Tours. Je trouve toujours cela intéressant quand des passionnés nous parlent des lieux qu’ils affectionnent, on apprend beaucoup plus facilement à leurs côtés. Par exemple, elle nous a expliqué que certains vitraux, ceux de l’aile Nord, qui sont contemporains, montrent à la fois des représentations plus classiques et d’autres plus actuelles, notamment avec les tentes quechua fournies aux SDF qui étaient installés au niveau du canal Saint-Martin à Paris, afin qu’ils se protègent un minimum du froid. Si nous n’avions pas eu cette explication, nous n’aurions jamais pu nous douter de pourquoi ces tentes étaient représentées dans une cathédrale.

Le Cloître de la Psalette

Le Cloître de la Psalette est un monument qui se situe architecturalement parlant à la jonction entre gothique et Renaissance. Contre la cathédrale Saint-Gatien dont il est le cloître, ce petit bijou patrimonial appartient au Centre des Monuments Nationaux (et donc, comme tout monument appartenant au CMN, des gratuités s’appliquent, notamment pour les moins de 25 ans !) Tout comme nous, vous pourrez y suivre une visite guidée, ou faire la visite librement.

Le Cloître de la Psalette était un lieu de travail pour les chanoines de la cathédrale, ce n’était pas un lieu où ils logeaient.

Lors de la visite, j’ai apprécié l’escalier en vis majestueux qui rappelle l’architecture de l’escalier du château de Blois. Les seules salles que l’on voit sont à l’étage : il y a d’abord le scriptorium où les moines copistes écrivaient à la main les manuscrits, qui étaient également richement enluminés, puis l’ancienne bibliothèque, qui s’inspire de la bibliothèque humaniste de Sélestat en Alsace (que j’ai eu la chance de visiter l’été dernier !) J’ai aimé visiter ce lieu, que j’ai trouvé très beau, et je suis étonnée qu’il ne soit pas plus réputé nationalement.

Le château de Tours

Le Château de Tours a été le théâtre de grands événements historiques. En effet, on peut notamment évoquer l’un des épisodes de l’histoire de France qui s’est déroulé ici, avec la captivité et l’évasion de Charles, jeune Duc de Guise, enfermé dans la tour du château qui est la seule à être encore visible aujourd’hui. Cependant, même si le château est intéressant historiquement parlant, c’est encore plus original de l’avoir transformé aujourd’hui en lieu d’exposition, qui plus est gratuit.

La visite est libre, et on a accès à des expositions sur quatre niveaux. Quand nous y étions, il y avait trois expositions en cours, dont une pour laquelle j’ai eu un vrai coup de cœur, celle de Frank Horvat, dont les photographies étaient incroyables. En noir et blanc, elles exprimaient quelque chose de très fort. Une de mes préférées est Combat de boxe entre enfants, quartier cockney de Lambeth, Londres, Angleterre, 1955. Une vraie petite claque artistique qui me donne envie de voir d’autres expositions photos plus régulièrement ! La deuxième exposition était 1976/1986 – Une décennie de photographie couleur ; cette époque correspond à l’apparition de la couleur dans la photographie artistique, qui était jusqu’alors surtout réservée à la publicité. C’était intéressant de voir comment les artistes travaillaient la couleur à ses débuts, et leur amour pour l’esthétique qui était bien présent, mais j’avoue que cela m’a moins marqué que la première exposition. La dernière exposition ne nous a pas plu du tout par contre.

En tout cas, c’est un lieu que je vous recommande carrément : quatre étages d’expositions, dans un lieu patrimonial, et accessible gratuitement… Que demande le peuple ?

Rencontrer les Compagnons du Devoir

L’espace extérieur du Musée du Compagnonnage accueillait pour les Journées du Patrimoine un groupe de Compagnons du Devoir, qui faisaient des démonstrations sur place aux curieux comme nous, venus pour découvrir ces métiers de savoir-faire. Je trouve cela très chouette d’avoir mis en lumière ces travaux très importants pour la restauration du patrimoine français, ou pour sa perpétuation. Les Compagnons du Devoir sont des jeunes apprenants un futur métier de tradition et d’artisanat, comme boulanger, forgeron, fromager (miam !), maréchal-ferrant ou encore tailleur de pierre. Cela comprend une trentaine de métiers. Ils sont amenés à réaliser un Tour de France pour améliorer leurs connaissances techniques auprès d’autres compagnons. Il y a un réel esprit de communauté, qui me paraît très beau et honorable. Il y avait également une exposition sur les travaux menés à la cathédrale Notre-Dame de Paris suite à l’incendie qui l’a frappé en avril 2019, qui nous permettait d’avoir des informations complémentaires sur les métiers liés à ce type de monument, comment s’effectue la restauration actuelle etc. Nous aurions également pu visiter le musée, mais nous manquions de temps pour.

L’Hôtel Pierre du Puy

Enfin, notre dernière vraie visite, qui plus est guidée par une guide conférencière, a eu lieu à l’Hôtel Pierre du Puy. Les Journées du Patrimoine, c’est souvent l’occasion de pénétrer dans un hôtel particulier, dont les portes restent closes le reste de l’année. Cette fois-ci, nous avons découvert cet hôtel particulier à la belle façade en brique qui attire l’œil des passants pour son architecture flamande. À l’intérieur, l’escalier est également tout en briques. Nous avons pu découvrir la cour intérieure et plusieurs salles, mais surtout, nous avons eu l’opportunité de monter tout en haut de l’immeuble pour profiter d’une belle vue sur Tours. Une vue rare, puisque l’hôtel Pierre du Puy, qui doit son nom à un riche marchand qui en fut le propriétaire, n’est ouvert que de manière occasionnelle ; je vous invite à vérifier avant votre venue, car il y a des expositions organisées parfois, ce qui vous permettrait de bénéficier aussi éventuellement de cette vue, et de pouvoir découvrir ce logis de l’intérieur.

La guide nous a donné beaucoup d’informations sur le lieu, mais aussi sur l’histoire locale, ce qui était un peu plus dur à suivre pour nous qui ne sommes pas du coin. On y aura appris par exemple que le célèbre écrivain Honoré de Balzac était tourangeau de naissance !

Le jardin du Musée des Beaux-Arts

Avant de reprendre le train, nous avons fait une dernière balade dans le centre-ville, et nous sommes tombés sur le jardin du Musée des Beaux-Arts de Tours, où trône proche de l’entrée un Cèdre du Liban, grand arbre très impressionnant.

On a apprécié cette journée qui était loin d’être une balade tranquille, mais on peut dire qu’on a bien rentabilisé les billets de train. En tout cas, on a bien profité.

Opéra de Tours
Opéra de Tours

Une chose que j’ai vraiment appréciée dans cette édition des Journées du Patrimoine à Tours, c’est la diversité des activités et lieux proposés, en tant que patrimoines. Nous avons vu du patrimoine culturel et bâti avec de nombreux monuments et des expositions artistiques, mais aussi du patrimoine naturel avec la Loire, du patrimoine de savoir-faire, moins mis en valeur d’habitude au profit des lieux incontournables, ou encore du patrimoine culinaire avec un grand marché biologique au bord de l’eau. Au total, c’est une dizaine d’activités que nous avons pu faire, tout cela sur un seul jour. Une longue journée bien chargée donc, comme vous avez pu voir !

J’espère que cet article vous aura plu et vous aura donné de bonnes idées pour une prochaine escapade en France. Abonnez-vous si vous souhaitez plus de contenu sur le Val de Loire ! Vous pouvez également me suivre sur Instagram, où je poste mes découvertes.

Que voir sur l’Île d’Oléron : côte Est

Voici déjà le dernier épisode de cette série de 5 articles sur le Bassin Marennes-Oléron ! Cette fois-ci, on va découvrir ensemble la côte Est.

Sur la partie Est de l’île, on retrouve, du sud au nord, Château-d’Oléron avec son riche patrimoine, la Route des Huîtres avec ses cabanes ostréicoles, Boyardville et la forêt des Saumonards, La-Brée-les-Bains et ses cabanes de plage colorées. La côte Est est encore plus variée en termes de paysages que la Côte Ouest.

Le dernier article s’étant terminé au Nord de l’Île, je vous propose de commencer par cette extrémité pour reprendre nos déambulations.

Plage de Soubregeon

Avec la Plage de Gatseau et celle des Saumonards, elle fait partie de notre Top 3. La couleur de l’eau y était magnifique, vraiment très bleue et claire, et elle était plutôt chaude à cet endroit. En plus, il s’agit d’une vraie plage de sable, où il n’y a pas d’algues, pas trop de vagues et les baïnes sont absentes. Quand on y était, il y avait très peu de monde sur place. On ne le voit pas sur les photos malheureusement, mais il y a une superbe vue dégagée sur l’Île de Ré et La Rochelle : en bref, la plage parfaite ! Il y a même la présence d’un bunker pour le côté historique et patrimoine.

Port de Saint-Denis-d’Oléron

Depuis le port de plaisance, il y a des départs pour l’île d’Aix, de nombreux restaurants et boutiques. Ce n’est pas l’endroit que l’on a préféré, ce n’est pas le lieu le plus dépaysant non plus (pour ceux qui connaissent, ça me rappelle Port-Camargue), mais ça reste quand même très sympa.

Port de Saint-Denis-d'Oléron
Port de Saint-Denis-d’Oléron

Plage de la Boirie

La Plage de la Boirie est connue pour ses jolies cabanes de plage. Privées, elles permettent à leurs propriétaires d’y conserver leurs affaires de plage. Pratique, n’est-ce pas ? L’eau y est très bleue et c’est une plage de sable.

La Brée-les-Bains

À  la Plage de Planginot, à la sortie du village de La Brée-les-Bains, il y a une petite plage de sable à l’eau magnifique également. Depuis là, on voyait super bien La Rochelle, dans les détails, au point que l’on a pu reconnaître les cabanes colorées de Chef de Baie !

Plage des Saumonards

Cette plage, l’une de nos préférées, possède une vue exceptionnelle sur le Fort Boyard, ainsi que sur La Rochelle. Même si l’eau était un peu fraîche, on s’est baigné là juste pour le plaisir de nager face au fort ; c’était un super moment ! J’ai tellement pu regarder Fort-Boyard les samedis soir avec mes grands-parents que c’était un moment plutôt madeleine de Proust ! 🙂

Boyardville

Boyardville se situe à quelques kilomètres du célèbre fort : à son port sont proposées de nombreuses excursions, notamment pour faire le tour de Fort Boyard. Nous n’avons pas vraiment apprécié ce village pour être honnête – certainement que le temps gris a beaucoup joué, tout comme les nombreux magasins de souvenirs et restaurant très attrape-touristes et sans charme… Il faut dire que pour ne rien arranger, nous nous y sommes arrêtés pour le goûter, et nous avons été très déçus par les glaces que nous avons mangé ! Alors, ça, c’est vraiment un sacrilège pour moi !

Boyardville
Boyardville

Fort Royer

On a été très déçu de cet endroit, par rapport à la hype autour : c’est un lieu qu’on voyait dans chaque reportage sur l’île d’Oléron, en mode spot incontournable, et au final, ça ne nous a pas vraiment marqué. Ok, c’est très sympathique les petites cabanes colorées, mais un peu comme partout sur Oléron ou sur le bassin Marennes-Oléron…

La Baudissière

Sur la Route des Huîtres, dans ces cabanes colorées, anciennes cabanes ostréicoles, se cachent désormais des boutiques d’artisanat, d’art ou de bons produits locaux ; j’ai pu y acheter par exemple une pâte à tartiner locale.

La Baudissière sur l'Ile d'Oléron
La Baudissière sur l’Ile d’Oléron

Pont Napoléon

Sur la Route des Huîtres, on peut voir en faisant un petit détour ce petit pont de pierre datant du XVIIIe siècle ; il n’y a pas de lien à ma connaissance avec Napoléon, puisqu’il a été construit bien avant l’Empire.

Pont Napoléon - Ile d'Oléron
Pont Napoléon – Ile d’Oléron

Plage de la Phibie

La plage de la Phibie est surtout agréable à marée haute, la température est assez élevée aussi dans ce coin alors qu’à marée basse, ça n’a plus le même charme : ce coin est très vaseux !

Citadelle du Château-d’Oléron

J’avais déjà juste visité la citadelle petite, et dès qu’on en a franchi la porte, quelques bribes de souvenirs assez différents de la réalité me font revenu ; ce n’était pas la même ambiance, puisqu’il faisait très venteux cette première fois, alors que cette fois-ci, pas un gramme de vent bien qu’on était en fin de journée, et le temps était superbe !

Vu qu’on y est allé assez tard, vers 19 h, il me semble, il n’y avait plus personne dans la citadelle, et les rares magasins avaient fermés leurs portes, que ce soit dans la Citadelle ou dans le reste du Château-d’Oléron. C’était super appréciable en tout cas de venir à ce moment-là, vu qu’on était tranquilles pour faire des photos, apprécier le lieu et la lumière de fin de journée était très belle.

La citadelle a elle aussi été érigée sous ordre de Richelieu au XVIIe siècle, avant d’être achevée par Vauban. Elle a connu une longue histoire, vu qu’elle a accueilli des corps de disciplinaires, des internés lors de la Terreur, mais aussi des prisonniers politiques lors de la Guerre contre la Prusse. Elle a été détruite à 95 % par des bombardements alliés lors de la Seconde Guerre mondiale, puisqu’Oléron était occupée par les Allemands.

La citadelle me fait fortement penser à l’arsenal de Rochefort ; on remarque leurs ressemblances dues à l’époque de construction.

On a bien aimé visiter la citadelle, que l’on a trouvé vraiment impressionnante, même si on préfère le charme de Brouage, moins austère.

Pour le repas du soir, on a pique-niqué sur la plage en contrebas de la citadelle, un peu cachée.

Château-d’Oléron

On a débuté notre découverte de Château-d’Oléron par son port, et par le lieu-dit « Couleurs Cabanes » : il s’agit d’un village de créateurs, comprenant des boutiques, des ateliers d’art… Malheureusement, nous sommes arrivés trop tard, toutes les cabanes étaient déjà fermées.

Après la visite de la citadelle et notre repas, on a poursuivi la découverte de Château-d’Oléron par une balade dans son centre-ville, en passant dans des rues moins touristiques pour s’imprégner des lieux. On est passé par exemple par la place des Halles, fermées à cette heure tardive. L’ambiance était très particulière, très authentique vu qu’il n’y avait plus que les locaux dans les rues en cette soirée de mi-juin.

On a ensuite terminé par un passage au niveau des cabanes du village de créateurs et des restaurants. Les couleurs du coucher de soleil rendaient tout encore plus beau !

Où manger ?

Les Frits de Mer

Situé au Château d’Oléron, vous pouvez prendre à manger à emporter, ou manger sur place. Nous y sommes allés pour un Fish & Chips à emporter. La nourriture était plutôt bonne, mais le service client laissait à désirer : nous n’avons pas vraiment apprécié être pressé par le serveur qui nous a pris la commande, et qui en plus s’est trompé dans mon plat. Dommage !

À choisir un Fish & Chips, préférez celui du Port de la Cotinière, de la cabane le Merluchon, lors de votre séjour sur Oléron.

Les Frits de Mer - Ile d'Oléron
Les Frits de Mer – Ile d’Oléron

L’Atypique

Située à La-Brée-les-Bains, cette paillote à côté de la plage est super sympa ! On a pu y boire un verre : virgin mojito pour moi et limonade pour mon copain ; l’ambiance est sympa, et il y a régulièrement des concerts le soir.

L'Atypique à La Brée-les-Bains - Ile d'Oléron
L’Atypique à La Brée-les-Bains – Ile d’Oléron

Boulangerie Vallois

On vous recommande également la super Boulangerie Vallois où les clients sont prêts à attendre une dizaine de minutes pour avoir leur baguette ou autre ! On les comprend, tout a l’air délicieux. Pour notre part, nous avons goûté une viennoiserie aux pommes qui était très bonne, et on a regretté d’avoir fait un pique-nique en voyant toutes les bonnes choses proposées.

Merci à vous d’avoir été si nombreux à suivre cette série sur Marennes-Oléron, vos retours sur les réseaux, ou en message privé me font trop plaisir 🙂 J’espère avoir poussé votre curiosité sur ce territoire, que vous connaissiez déjà ou non !

Je vous dis à très vite pour de nouvelles aventures !!!!

Lola

Que voir sur l’Île d’Oléron : côte Ouest

Helloooo !

De retour sur le blog après six semaines d’absence ! Moi qui espérais vous écrire cet article un mois en arrière… En même temps, j’avais une bonne excuse qui m’a pris tout mon temps : mon mémoire de fin d’études ! Et oui, je suis trèeeeees fraîchement diplômée 🙂 De nouvelles aventures à venir… !

Puis je suis aussi partie à deux reprises en vacances, dont une semaine en Charente-Maritime !

Saint-Trojan-les-Bains - Ile d'Oléron
Saint-Trojan-les-Bains – Ile d’Oléron

Trêve de blabla, il est temps de vous parler de l’Île d’Oléron, au sein de cette série de cinq articles dédiés au bassin Marennes-Oléron.
Pour rappel, les articles précédents :

Comme l’île d’Oléron est une très grande île tout de même – la deuxième plus grande en France métropolitaine après la Corse ! – j’ai choisi de traiter dans cet article de la côte ouest, et dans le prochain de la côte est. Cela m’apparaissait d’autant plus pertinent que nous n’avions pas vraiment visité le cœur de l’île.
Sur la partie ouest de l’île, on retrouve au sud Saint-Trojan-les-Bains, station balnéaire accolée à une très grande forêt domaniale, Le Grand-Village-Plage, Vert-Bois et Dolus-d’Oléron. Vers le nord, le port de La Cotinière, Domino et le Phare de Chassiron sont les secteurs les plus connus. La côte ouest est bordée de plages tout le long : il s’agit du prolongement de la côte sauvage, à quelques kilomètres de là.

Plage de Gatseau- Ile d'Oléron
Plage de Gatseau- Ile d’Oléron

Pour rappel, nous avons visité la Lumineuse en tandem – on vous recommande vraiment d’en faire de même ! D’ailleurs, on est parti il y peu pour quelques jours en tandem, cette fois-ci en itinérance sur la Loire à Vélo !

Sur la partie ouest, l’Île d’Oléron possède beaucoup de pistes cyclables : il y en a notamment une qui va de Saint-Trojan-les-Bains, tout au sud de l’île, jusqu’au phare de Chassiron, tout au nord de l’île, en passant par des villages, et en longeant le littoral. Nous avons emprunté ce parcours en deux jours différents : une première fois du Grand-Village-Plage à la plage de Gatseau (Saint-Trojan-les-Bains), et la deuxième fois de la Plage de la Rémigeasse à la Plage de Chaucre.
Nous avons plus apprécié la partie au niveau de Saint-Trojan, où l’on est dans une superbe forêt de pins maritimes, que la deuxième balade. En effet, on était un peu déçu par le parcours, puisque tout le long, nous n’apercevons pas l’océan et la plage, qui est cachée, et on roule juste à côté de la route sur toute cette partie. Bien sûr, il y a plusieurs endroits où accrocher son vélo pour profiter de la plage, mais par rapport à ce que l’on nous avait dit, on pensait que l’on verrait la côte tout du long.

Passons plus en détails sur chaque lieu et commune, en partant du sud vers le nord.

Saint-Trojan-les-Bains

Situé dans le Sud-Ouest de l’île, il s’agit d’une jolie station balnéaire avec de belles villas en front de mer datant de la Belle Époque et de jolies ruelles fleuries dans son cœur de ville. Tout contre se trouve une très belle forêt domaniale, de près de 1900 hectares, toute de pins maritimes. Bref, le cliché des vacances à la mer ! 🙂
Ce village est tout comme Brouage labellisé village de Pierre et d’Eau.

On a aimé passer toute une journée à Saint-Trojan-les-Bains et dans ses alentours. On a pu profiter notamment de sa petite plage qui est agréable pour se poser et se baigner, car à l’abri du vent et ne présentant pas de vagues. De plus, les villas Belle Époque juste derrière la digue ajoutaient du charme à cette baignade improvisée.

Eglise de Saint-Trojan-les-Bains

L’église de Saint-Trojan-les-Bains est très imprégnée par l’activité des marins : on peut y voir des maquettes de navires, des tableaux sur le thème de l’océan…

Plages de Gatseau et de Maumusson

C’est notre plage coup de cœur du séjour, avec celle de Soubregeon, tout au nord de l’Île. Bordée par les pins maritimes qui y ont été plantés dans les années 1820 afin de fixer les dunes, la plage de Gatseau offre une large vue sur la Côte Sauvage en face. Elle est située quasi à l’extrémité sud de l’île, et il y a très peu de vagues puisqu’il s’agit d’une baie.

Cependant, si vous souhaitez vous aventurer vers l’Ouest, et accéder à la plage de Maumusson, ce que je vous recommande pour découvrir ces beaux paysages sauvages, il vous faudra marcher une quinzaine de minutes pour arriver sur l’autre rive. De l’autre côté, et c’est valable pour toute la zone qui se situe hors de la plage surveillée, la baignade y est strictement interdite, en raison de son dangereux pertuis de Maumusson, où de nombreux navires se sont échoués à cause du fort courant. Par contre, même si la baignade y est prohibée, l’endroit est idéal pour se promener sur le sable : il n’y a presque personne qui s’y rend en dehors des horaires du Petit Train, vous aurez la plage peut-être pour vous seuls ! Attention cependant aux nids d’oiseau avant de vous installer, c’est un lieu très apprécié pour y faire leur nidification vu qu’il n’y a pas grand monde.

Si vous vous êtes aventurés à l’Ouest, il vous faudra tout de même être vigilants concernant la marée : vous pourrez vous retrouver dans l’eau au moment d’amorcer le retour vers la plage de Gatseau et son grand parking sous les pins.

Un petit défaut de la plage de Gatseau, c’est que l’eau y est assez fraîche et il faut tout de même être vigilant vis-à-vis du courant. Malgré cela, c’est l’endroit où l’on peut voir le plus nettement la proximité entre la pointe de Gatseau et la pointe espagnole.

Chose amusante : vous pouvez vous rendre à la plage en petit train, sur de vrais rails ! En effet, le Petit Train de Saint-Trojan dessert la plage de Gatseau et celle de Maumusson.

Sur la plage de Gatseau, on trouve également une plaque commémorative : lors de la Seconde Guerre Mondiale, cette plage a joué un rôle important localement, puisque des troupes françaises y ont débarqué en avril 45 lors de l’Opération « Jupiter », afin de libérer Oléron des Allemands. Un débarquement périlleux puisqu’il leur a fallu passer par le dangereux Pertuis de Maumusson.

Small tip pour les vanlifers et campingcaristes : son parking en fait un excellent spot dodo !

Si vous venez à vélo à la Plage de Gatseau, vous aurez également l’occasion de traverser le Marais des Bris.

Grande Plage

Très appréciée des surfeurs, Grande Plage, comme vous pouvez vous en douter, est une longue plage. On a aimé y rester une petite heure avant de remonter en selle, et regarder les surfeurs s’exercer dans les vagues. Grande Plage ressemble beaucoup aux plages de la Côte Sauvage, à quelques kilomètres de là, mais notre préférence reste tout de même pour la Côte Sauvage, sur le continent, pour laquelle on a eu un vrai coup de cœur quelques mois plus tôt.

Pour rejoindre Grande Plage, le parcours à vélo est superbe puisque l’on emprunte des sentiers au sein de la forêt de pins.

Grande Plage à Saint-Trojan-les-Bains - Ile d'Oléron
Grande Plage à Saint-Trojan-les-Bains – Ile d’Oléron

Zone de marais

Depuis la voie cyclable, on peut remarquer les marais situés entre Saint-Trojan-les-Bains et Grand-Village, qui sont très vastes et dont on reconnaît bien l’identité du bassin Marennes-Oléron, avec les outils de travail disposés, les cabanes, ses salines…

Saint-Trojan-les-Bains - Ile d'Oléron
Saint-Trojan-les-Bains – Ile d’Oléron

Le Grand-Village Plage

On ne s’est pas arrêté au Port des Salines par manque de temps, mais y faire un tour en barque à la découverte des marais salants nous a semblé une activité plutôt sympa. Il y a également un écomusée à visiter.

Port des Salines -Grand-Village - Ile d'Oléron
Port des Salines -Grand-Village – Ile d’Oléron

Plage de Vert-Bois

La Plage de Vert-Bois est une autre plage réputée pour le surf. Encore une fois, on s’est posé pour regarder le manège des surfeurs dans les vagues !

Plage de la Rémigeasse

Nous avons fait un mini arrêt à cette plage, où les petits bateaux amarrés me rappellent les plages en Grèce ou encore en Espagne. C’est une plage où les familles apprécient venir.

La Perroche à Dolus d’Oléron

En faisant un mini-détour, on a découvert ce prieuré ; on en a profité également pour faire un tour dans le hameau qui était plutôt mignon.

Port de La Cotinière

Le Port de la Cotinière est le sixième port de pêche artisanal à l’échelle nationale, et le premier en Charente-Maritime. Récemment, et c’est le cas lorsque nous y étions, des travaux ont eu lieu pour créer une nouvelle criée, plus moderne.

On trouve au niveau du port beaucoup de restaurants, cafés, boutiques, mais aussi des cabanes dans la zone dite l’ancienne criée, où l’on retrouve des poissons, crustacés, et des fish and chips à la vente.

A la Coti, comme disent les locaux, on a été impressionné par le nombre de goélands qui tournent dans le port ! Il est intéressant de s’y arrêter quelques instants pour regarder les va-et-vient des bateaux quittant et rentrant au port, tout en dégustant une bonne glace.

Plage de la Biroire

Cette plage se situe à proximité du Port de la Cotinière. On remarque qu’à marée basse, elle est idéale pour la pêche à pied.

Plage de la Menounière

Une autre plage où des bateaux sont amarrés, et où il fait bon se promener ou se prélasser.

Plage de la Menounière - Ile d'Oléron
Plage de la Menounière – Ile d’Oléron

Domino

Domino est un petit village authentique comme on les aime : un petit café où les locaux aiment venir, un air de vacances et de tranquillité, à quelques pas de l’océan. Et puis, de nombreuses vignes à son entrée.

Plage de Chaucre

On a roulé en tandem jusqu’à cette plage avec une vue magnifique sur le Phare de Chassiron. Son eau bleutée nous a vraiment plu !

Plage de Chaucre - Ile d'Oléron
Plage de Chaucre – Ile d’Oléron

Plage des Huttes

On a bien aimé faire une petite pause sur cette plage. Malheureusement, pas mal d’algues et l’eau y était très fraîche, donc pas de baignade…

Saint-Denis d’Oléron

Le jour où l’on a décidé de faire l’extrémité nord de l’île, on a suivi à vélo le balisage jaune de la randonnée du Phare de Chassiron, qui fait 14 km (PR 28 Marennes-Oléron, 3h 30 à pied). La randonnée est bien balisée, le point de départ est dans le centre de Saint-Denis, mais nous, on a commencé au point 6 du PR, au niveau du Grand Marais Papinaud. On a pu voir en chemin des vignes, et des lamas, avant d’arriver au village de Saint-Denis-d’Oléron, qu’on a apprécié visiter. On y trouve des venelles avec des quéreux, des roses trémières, et des belles maisons.

Faire la randonnée dans le même sens que nous permet de manger au niveau du phare et de finir par les plages en début d’après-midi !

Plages autour du phare de Chassiron

Les couleurs de l’eau étaient magnifiques, on a adoré visiter le nord de l’île. Surtout que l’on s’attendait à être déçus vu que le proprio de notre Airbnb nous avait dit « bof le nord, y’a rien à voir, le sud c’est le plus beau » ; on voulait vérifier par nous-même, et bien, on a tellement bien fait ! Les plages du nord de l’île d’Oléron possèdent une belle vue sur La Rochelle et l’Île de Ré ; sur les photos, il s’agit de la plage de la Morelière, et la dernière photo a été prise en partant du Phare de Chassiron, en direction de la Plage des Huttes.

Phare de Chassiron

On est arrivé au phare de Chassiron au moment du déjeuner, on a choisi d’y pique-niquer. Il y avait beaucoup de monde, c’est un lieu très fréquenté, avec beaucoup de restaurants et boutiques attrape-touristes ; nous avons préféré nous en éloigner un peu et manger face à l’océan au niveau d’un blockhaus.

On n’a pas voulu visiter le phare cette fois-ci ; moi, j’ai eu l’occasion d’y retourner et d’y monter plus tard dans l’année dans le cadre de mes cours de master (c’est la classe, non ?!)

On a adoré se balader dans les jardins du Phare de Chassiron ; la scénographie des jardins en forme de rose des vents (que l’on remarque vraiment depuis le phare en fait) est super chouette et il y avait des jeux à questions (Oui, j’adore les jeux à questions !! Am I weird ? )

Ce phare a été construit car beaucoup de naufrages ont eu lieu avant ici ; c’est une zone dangereuse, notamment avec le rocher d’Antioche sur lequel s’échouent les navires.

Dans les années 20, le phare a été peint avec des rayures blanches et noires pour le différencier de celui de l’Île de Ré pour les marins.

Où manger ?

Les Grenadines

On a tellement aimé cette adresse située à Saint-Trojan-les-Bains qu’on y est allé deux fois : la cuisine est bonne, et les propriétaires agréables. Les produits sont de qualité, et les plats assez variés : il y a plusieurs choix végétariens, ce qui est parfois difficile à trouver sur une île ostréicole ! Un bon rapport qualité-prix également !

Au Port de la Cotinière

Pour un délicieux Fish & Chips, rendez-vous à la cabane le Merluchon. Située dans l’ancienne criée, les clients se pressent et font la queue pour déguster ce bon merlu ! Il vous faudra compter en général une trentaine de minutes pour l’avoir entre vos mains. Ensuite, je vous conseille de manger face au port, tout en faisant attention aux goélands qui essaieront de vous en piquer des bouts !

Fish & Chips au port de la Cotinière
Fish & Chips au port de la Cotinière

Au Glacier les Tamarins, nous avons pu manger de bonnes glaces : amarena/violette pour moi, et noisette/citron pour mon copain.

Glace au port de la Cotinière
Glace au port de la Cotinière

J’espère que cet article sur l’île d’Oléron vous aura plu, tout comme les précédents ; pour ma part, j’adore vous partager les lieux que j’ai découverts et appréciés. On se retrouve la semaine prochaine pour l’article sur la côte Est !

Marennes-Hiers-Brouage : entre terres et eaux

Hello tout le monde (vous êtes de plus en plus nombreux par ici, ça fait chaud au cœur !) – nous voilà aujourd’hui pour parler de la commune (nouvelle) de Marennes-Hiers-Brouage et de ces richesses qu’elle a à vous offrir, vous qui y êtes de passage ou qui habitez le coin !

Château de la Gataudière à Marennes
Château de la Gataudière à Marennes

On a vraiment pu arpenter cette commune qui est limitrophe à Bourcefranc-le-Chapus avec Tchoutchou, notre coup de cœur étant Brouage et ses marais !

Pour se situer un peu pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit de trois anciennes communes qui ont été regroupées pour en former une seule. On est donc sur un territoire très diversifié et grand en superficie, regroupant une immensité de marais, longé par la Seudre au sud de Marennes, et par l’océan au nord de Brouage. Cette pluralité de paysages en quelques coups de pédales nous a bien plu !

Brouage
Brouage

Marennes

Marennes est une commune ostréicole, avec de jolies cabanes colorées le long du chenal, et de nombreuses choses à faire.

Cité de l’Huître

La Cité de l’Huître se situe au cœur des marais, sur le chenal de Cayenne, qui mène au port au niveau de la Seudre. Elle permet d’explorer le monde ostréicole à travers quatre cabanes colorées qui retracent l’histoire de l’ostréiculture et donnent des explications sur ce métier, et sur les huîtres en général.
Le + ? La dégustation d’une huître est comprise dans votre billet, ainsi que la location d’un vélo pour visiter les marais à proximité et observer les claires, bassins d’affinage des huîtres.

Pour notre part, nous n’ avons pas vraiment choisi le meilleur moment pour aller visiter ce lieu, il faisait terriblement chaud ! Cependant, on a aimé notre visite ; on passe de cabane en cabane, qui sont chacune sur une thématique différente liée à l’huître. On a trouvé les informations pertinentes, mais il manque cependant un peu d’interactivité. On y apprend par exemple les différentes étapes de la reproduction des huîtres, ou les manières de récolter les huîtres. Surtout, on y a appris que la production d’huîtres Marennes-Oléron représente 45 % de la production française d’huîtres. Leur caractéristique est d’être verte, en raison du phytoplancton. La Cité de l’Huître permet de découvrir plein de choses sur ce mollusque, mais aussi de comprendre l’importance de l’ostréiculture en Charente-Maritime, et le travail d’ostréiculteur.

Il y a une petite salle de projection dans laquelle un film est diffusé régulièrement et des jeux en extérieur pour les enfants sur le thème de la pêche : pêche au carrelet ou au crabe pour exemples.
Par contre, nous n’avons toujours pas testé les huîtres – tant pis pour nous, ça en fait plus pour ceux qui aiment ! Également, la ferme ostréicole était fermée au moment où nous avons fait la visite, c’est dommage.

Port de Cayenne

Après la visite de la cité des huîtres, vous pouvez aller en déguster dans une des cabanes ou restaurants, au bord de la Seudre, au port de la Cayenne qui est un typique port ostréicole, comme celui de la Tremblade en face, le port de la Grève. C’est un lieu plutôt animé le dimanche midi ; à vous d’arriver au bon moment pour trouver une place !

Eglise de Marennes

Dans le centre-bourg de Marennes se situe cette église majestueuse, et dont la flèche de son clocher se dresse fièrement à 85 mètres, permettant de la repérer de très loin.
Elle a été érigée au XIe siècle, mais n’a pas résisté aux assauts des Anglais. Elle a ainsi été reconstruite au XVe siècle.
On est montés au clocher, pour y admirer la vue sur l’île d’Oléron et les villages autour de la Seudre, 289 marches plus hauts. C’est vrai que la vue est impressionnante, mais il ne faut pas avoir le vertige !
Si vous souhaitez y monter, c’est possible tous les jours en été – en dehors, c’est sur demande ou alors il faut tomber un jour où un bénévole est présent, comme nous en avons eu la chance.

Randonnée à Marennes

La randonnée fait 12 km, il faut compter 3 heures à pied. Nous avons fait la boucle à partir du château de la Gataudière, mais le vrai départ se fait au niveau du port de plaisance de Marennes. On l’a fait à vélo, ce qui est faisable, mais un peu galère à certains endroits, surtout en tandem. On est passé par de la forêt, un hameau, des champs en fleurs, le port de plaisance et on a longé le canal Seudre – Charente. Une balade plutôt agréable, qui permet de découvrir différents lieux sur Marennes que nous n’aurions peut-être pas vu sinon.

Il y a une autre randonnée également au niveau du château de la Gataudière, de 6 km, entre forêt et hameau de Nodes, que l’on a également faite, puisque c’était le chemin par lequel on passait dès que l’on voulait aller en direction de Brouage ou Marennes.

Marennes Plage

Ce n’est pas vraiment notre plage préférée vu qu’elle est très vaseuse car située au niveau de la Seudre, et donc, il s’avère compliqué de s’y baigner, plus les pêcheurs qui aiment y venir ont tendance à y laisser leurs vers. En tout cas, nous, ça ne nous a pas trop donné envie. Mais pour y admirer un coucher de soleil, c’est sympa et c’est le premier endroit où nous sommes allés avec Tchoutchou. En continuant, on tombe sur une plage bondée en journée, avec des jeux gonflables – on a vite continué sans s’y arrêter.
De cette plage, on voit Oléron et la côte sauvage, avec la pointe espagnole que l’on discerne bien.

Château de la Gataudière

Le château date du XVIIIe siècle. Malheureusement, il ne se visite pas, mais on peut faire un tour dans son parc, et surtout faire de l’accrobranche, du paint-ball, et autres activités au parc aventure.

Hiers

Étant le moins connu des trois villages, on y est passé lors d’une randonnée à vélo, mais il est vrai qu’il n’y a pas grand-chose à y faire. C’est un petit village très tranquille, en bordure des marais. Autrefois, il s’agissait d’une des îles du golfe de Saintonge.

Marais de Brouage

Les marais de Brouage sont répartis sur une dizaine de communes et font plus de 16 000 hectares. Ils sont essentiellement constitués d’anciens marais salants, convertis en pâturages. On y trouve une faune et une flore très diversifiée. On a adoré s’y promener à de nombreuses reprises à vélo, y voir plein d’animaux (sauf la fois où j’ai vu un serpent, là, je n’étais pas ravie !), et on a aussi pu tester deux randonnées qu’on a faites à vélo dans les marais au départ de Brouage : le PR5 nommé les deux îles, parcours de 16 km et le PR6, celui de la citadelle de 10 km (même si le titre est erroné, Brouage est une place-forte et non une citadelle, merci les cours de M2 de patrimoine !) – lors de cette deuxième randonnée, vous avez une superbe vue depuis le village d’Hiers sur les remparts de Brouage !

Brouage

Classé plus beau village de France, et labellisé village de pierre et d’eau, c’est l’un de nos endroits coup de cœur.
Brouage a été fondée en 1555 par Jacques de Pons. À l’époque entourée d’eau, aujourd’hui, il n’y a plus que des marais plus ou moins asséchés. Brouage était une place-forte et une ville royale au XVIes et XVIIes siècles – au début, réputée pour l’or blanc, le sel, avec ses marais salants, puis comme place-forte sous les ordres de Richelieu au moment du règne de Louis XIII. Vauban transforme une partie des fortifications à la fin du XVIIe siècle.
Au XVIIe siècle, il y avait 4 000 habitants à Brouage, et jusqu’à 2000 soldats de la garnison. Aujourd’hui, Brouage ne compte plus que 600 habitants, et plus l’ombre d’un soldat. A la place, on retrouve des petites boutiques de créateurs.

La Porte Royale

Ici, les soldats montaient la garde et pendant leur tour de garde, ils gravaient les pierres avec leurs noms, ils y inscrivaient des dates ou dessinaient ; par exemple, on a pu y admirer un beau dessin de navire.

Les remparts et bâtiments historiques

La visite des remparts est totalement gratuite : il est facile d’en faire le tour à pied et c’est vraiment LA chose à faire en venant à Brouage pour prendre conscience de son histoire. Les remparts font plus de 2 km, la promenade y est agréable, et on peut y découvrir en chemin dix-neuf échauguettes ainsi que des latrines collectives (!), deux poudrières, une glacière et deux ports souterrains.

La glacière (photo 10) était utilisée pour stocker la glace qui servait à l’hôpital, pour concocter des préparations, mais aussi, plus étonnant, pour faire des sorbets (oui oui, les glaces aux fruits !)

Dans les petits ports souterrains (photos 4 et 5), on chargeait et déchargeait les barques pour rejoindre l’Océan Atlantique.

Dans une des deux poudrières, on a pu voir une exposition photographique sur les oiseaux du marais, marais classé Natura 2000. On a pu discuter avec l’un des photographes, ce qui était enrichissant, notamment des cigognes très présentes en Charente-Maritime et surtout à Brouage. Pour l’anecdote, il y a maintenant bien plus de cigognes en Charente-Maritime qu’en Alsace ! Et oui, désolée les Alsaciens, les cigognes préfèrent le climat océanique finalement…

Sur les remparts, vous pouvez pique-niquer, il y a plusieurs bancs pour se poser, et c’est super sympa parce que vous avez à la fois une vue sur Brouage et sur ses marais.

L’église de Brouage

Dans l’église, datant de 1608, on retrouve une exposition retraçant l’évangélisation des peuples sur le territoire québécois, ainsi que de magnifiques vitraux retraçant l’histoire des liens franco-québécois. Sa voûte est en forme de coque de bateau retournée.

Le centre-ville

Le centre-bourg de Brouage est très sympa pour une petite promenade. Il est composé d’une rue principale pavée et de quelques rues adjacentes, mais il est vrai que c’est très petit. Cependant, vous y trouverez plusieurs restaurants et lieux pour vous héberger, et des petites boutiques de produits locaux.

Brouage est également connue pour son lien étroit avec le Québec, puisque Samuel Champlain, explorateur et géographe français qui a fondé la ville de Québec, serait né à Brouage. Beaucoup de Québécois viennent donc chaque année en pèlerinage sur les traces de leurs ancêtres à Brouage. Plusieurs allusions sont faites à ce lien : on retrouve à une des entrées du village une statue de coq et de loup, les emblèmes de la France et du Canada et un parcours sur Samuel Champlain.

La Halle aux Vivres

La Halle aux Vivres servait autrefois à stocker la nourriture et tout ce qui était important pour cette place-forte. Aujourd’hui, elle a été réhabilitée en musée, où peut voir des maquettes réalisées sur place représentant Brouage et ses différents lieux phares, ainsi qu’une exposition sur le lien de Brouage avec les Pays-Bas. Juste dans le bâtiment à côté, qui est l’ancienne tonnellerie, il y avait quand nous étions une exposition sur les kilts.

Pour aller plus loin : le Marais de Moëze et plage de Saint-Froult

On a fait une longue balade en tandem dans les marais, où l’on a pu apercevoir de nombreux oiseaux et animaux : des rapaces, des cigognes, des vaches, des ragondins, etc. Sur place, dans les marais, il existe cinq sentiers. On a fait celui des Tannes par lequel on est arrivé depuis Brouage, et des bouts d’autres parcours. Cette réserve est gérée par la LPO. C’est une visite nature très sympa à faire, et c’est peu fréquenté.

En continuant vers Saint-Froult, on arrive sur une plage sauvage où il y avait des œufs d’oisillons. On y a une jolie vue sur Fort-Boyard.

Où manger ?

Restaurant Le Petit Brouage

Pour déguster une bonne crêpe sucrée, j’ai l’adresse qu’il vous faut ! Au café du Petit Brouage, vous pourrez manger des bonnes crêpes au sucre délicieuses pour 2,5 euros. On a tellement aimé qu’on y est retourné à une autre reprise.

Restaurant Le Petit Brouage
Restaurant Le Petit Brouage

Aux ptits oignons

Pour le goûter, on y avait pris des diabolos menthe et des crêpes au chocolat. C’est sympa, il y a la vue sur l’église !


J’espère que la lecture de cet article vous aura plu et vous aura donné envie de visiter cette commune pleine de richesses naturelles et patrimoniales ! Laissez-moi un commentaire pour avoir votre avis, et un petit like si vous avez aimé 🙂 A très vite pour l’épisode 4, l’Ouest de l’île d’Oléron !
Bon été
Lola

Remparts de Brouage
Remparts de Brouage

Bourcefranc-le-Chapus, petit coin de paradis

Découvrir le bassin de Marennes-Oléron pendant un mois, épisode 2 !

Pour commencer, j’ai choisi de vous parler de Bourcefranc, ce magnifique petit coin caché où peu s’arrêtent, obnubilés par “La Lumineuse” à quelques coups de volant.

Pourtant, ne pas faire étape dans ce joli village est une erreur : en juin, très peu de monde, et un cadre de vie hyper agréable.

Bourcefranc-le-Chapus, c’est un peu un condensé des villages du littoral charentais : des maisons aux volets pastel dans des petites rues, appelées venelles, du patrimoine avec le Fort Louvois entre autres, une petite plage avec des cabanes, un petit port de pêche, des marais… C’est l’endroit parfait pour partir en vacances et profiter de la proximité avec l’Île d’Oléron et le bassin de Marennes.

On a adoré découvrir ce village de fond en comble, alors je ne peux que vous recommander la visite !

Le Vieux-Chapus

C’est le quartier à voir à Bourcefranc ! Authentique, le Vieux-Chapus invite aux vacances, à la déconnexion. C’est un ancien village de pêcheurs et d’ostréiculteurs datant du XVe siècle (la plage se situe à deux pas !) où l’on peut se promener en passant par les venelles entre les maisons basses aux jolis volets et portes pastels, et les quéreux, jolies placettes entre les habitations souvent avec des puits où les habitants peuvent se retrouver. Les maisons y sont basses pour éviter le vent. Très peu visité, ce quartier regorge pourtant de charmes avec ses roses trémières à foison. C’est un quartier super mignon, à l’entrée duquel on retrouve la maison Loulou, et juste derrière la plage.

Villa Loulou

M. Palin, propriétaire de la villa, l’a renommé selon le surnom de son épouse, et l’a recouverte de morceaux de faïence divers et variés pendant une vingtaine d’années. On peut y voir le logo de la Charente-Maritime (les mouettes vertes et bleues) parmi les coquillages, et tous les autres carreaux de faïence. La maison est privée, mais vous pouvez en admirer les façades.

Plage du Chapus

Cette petite plage est l’un de nos coins préférés. C’est ici que se trouvait le vieux port datant du Moyen-Âge. On ne peut pas s’y baigner en raison de sa vase ; mais elle n’en a pas moins plein de charme. On trouve sur cette petite plage des cabanes de pêche colorées, certaines transformées en ateliers d’artistes. Tout comme le Vieux-Chapus, derrière, c’est un lieu hyper calme. Et Big Up au monsieur qui a restauré le quai d’embarquement !

On a une vue sur le site de Daire, mais surtout sur le Fort Louvois à gauche, sur Château-d’Oléron et plus loin, dans l’océan, sur le Fort Boyard.

On a vu cette plage sous toutes les coutures : pour un petit-déjeuner le matin avec les bons croissants du Fournil d’Etienne, en après-midi avec quelques personnes qui s’y promenaient, ou encore en soirée pour y admirer de magnifiques couchers de soleil. On l’a vu à marée haute ou à marée basse, en plein soleil ou juste après la pluie, un magnifique arc-en-ciel en toile de fond.

Moulin de la Plataine

C’est un joli moulin à vent datant de 1650, dont une association s’occupe de sa restauration et de le faire visiter en haute saison. Ses ailes fonctionnent lors de ses visites. Malheureusement, nous n’avons pas eu le droit à ce spectacle, mais nous avons tout de même pu l’admirer. À quelques mètres se situe un autre moulin, lui non restauré.

Moulin de la Plataine à Bourcefranc-le-Chapus
Moulin de la Plataine à Bourcefranc-le-Chapus

Port du Chapus

Le port se situe à la pointe du Chapus, face au Fort Louvois. Autrefois, on y trouvait une gare ferroviaire, le terminus du train pour les voyageurs souhaitant passer leurs vacances sur Oléron, qui prenaient ensuite le bac direction l’île, sur l’embarcadère que l’on peut encore voir aujourd’hui. En été, on peut prendre le bac qui amène sur l’île d’Oléron.

Au port, on retrouve des bateaux à fond plats, les plates, mais aussi des cabanes d’ostréiculteurs sur la gauche du port. C’est aussi là que l’on retrouve les restaurants, tournés vers la cuisine de la mer, et la navette pour le fort Louvois.

Coucher de soleil sur le Fort Louvois

Le port du Chapus, c’est aussi l’endroit parfait pour admirer un coucher de soleil. Alors, face à un monument tel que le Fort Louvois, c’est encore plus beau. Premier coucher de soleil qu’on admirait depuis des mois en raison du couvre-feu, on en a pris plein les yeux ! Sincèrement, je pense que c’est l’un des plus beaux couchers de soleil que j’ai vu, et le lieu n’y est pas pour rien !

Le Fort Louvois

Appelé aussi fort du Chapus, on y accède par une passe à pied lorsque la marée est basse, ou en bateau par marée haute. Pour notre part, nous avons pris la navette à l’aller et au retour pour le visiter. On pénètre dans l’enceinte du fort par l’ancien corps de garde.

Le Fort Louvois a été construit pour défendre la rade et l’arsenal royal de Rochefort par François Ferry selon les plans de Vauban (coucou mon mémoire de Master 1 !) : le but étant qu’il croise ses tirs avec ceux de la citadelle de Château-d’Oléron, juste en face, pour empêcher les navires anglais, espagnols et hollandais de passer par le pertuis de Maumusson entre le continent et l’île d’Oléron. C’est le dernier ouvrage de fortification maritime commandé par Louis XIV à voir le jour, dans les années 1690. Le fort doit son nom au ministre de la guerre de l’époque.

Lors de la libération en 1944 de Marennes, les Allemands le bombardent. Il sera ensuite restauré par les Monuments Historiques avant d’ouvrir ses portes au public.

Sur le fort, on trouve une batterie basse semi-circulaire, avec des canons, que l’on peut arpenter pour de belles vues sur les alentours : Oléron, son pont, Fort-Boyard… Dans le donjon, on retrouve les explications sur l’intérêt militaire du fort, lui qui accueillait les anciens appartements des officiers, ainsi qu’une poudrière en bas. On peut monter tout en haut sur la terrasse pour une encore plus belle vue. Le gros bâtiment central est la caserne : on y trouve des reconstitutions d’une cuisine d’époque et des chambres de la garnison. Dans une des salles est diffusé un petit film explicatif de l’histoire du fort. Le fort propose diverses animations, notamment des reconstitutions avec costumes et des jeux en bois dans la cour, et un espace boutique.

C’est une des visites que j’ai préférée lors de notre mois à Bourcefranc, et le Fort Louvois est devenu mon fort préféré. J’aime son originalité, le fait qu’il soit édifié sur un rocher et qu’on puisse y accéder de deux manières. C’est amusant de se sentir en pleine mer tout en étant si proche des terres. Aussi, j’aime beaucoup son architecture en forme de fer-à-cheval.

Le site de Daire

On a visité ce lieu le lendemain de notre arrivée, on était encore sans notre tandem. La visite de ce site ostréicole a dû nous prendre une petite heure. On y trouve des cabanes en bois et des chalands et il y a une jolie vue sur le Fort Louvois.

Il est peu visité et mis en avant (nous n’avons croisé qu’un seul couple à vélo pendant cette balade), mais il est vrai que l’on a senti que l’on n’était pas les bienvenus non plus, que l’on dérangeait les ostréiculteurs par notre simple présence, alors qu’on ne faisait que marcher. On a tout de même apprécié, même si je vous recommande la visite plutôt à vélo, la balade à pied sur le goudron étant assez lassante à la longue.

Le Chenal de Mérignac

Ce petit port ostréicole et mytilicole est un port de plaisance depuis 2006. On y trouve bien sûr des cabanes colorées, des petits pontons de bois, mais surtout une riche biodiversité ! On a adoré s’y balader à vélo même si la zone n’est pas très grande. Le meilleur moment pour se balader dans les marais étant le soir, c’est le moment où vous entendrez et verrez le plus d’animaux. Le Chenal de Mérignac fait partie du site classé du Marais de Brouage, et donc de l’Ancien Golfe de Saintonge. On y exploitait le sel, puis on reconvertit les anciens marées salants en claires pour l’ostréiculture. L’élevage présent sur le site permet d’entretenir les marais et le maintien de cette biodiversité.

Très très peu touristique, il est accessible depuis Nodes, ancien village d’éleveurs, par une route en descente.

L’Île de Nôle

Il s’agit de la plus petite île des cinq îles de la Charente-Maritime, très souvent oubliée, voire méconnue. Elle était autrefois utilisée par les ostréiculteurs, mais est maintenant à l’abandon. On ne peut pas vraiment y accéder, le chemin étant barré par des propriétés privées. On peut l’apercevoir depuis le pont d’Oléron, ou comme nous, en s’en rapprochant à vélo. 

La baie de la Grognasse

Cette baie, située entre la pointe de l’Ascension d’où débute le pont d’Oléron, et la pointe du Chapus, est un autre spot d’ostréiculture. Les ostréiculteurs et autres possédant une petite cabane en bois s’y retrouvent le soir pour prendre l’apéro et regarder le coucher de soleil.

Baie de la Grognasse à Bourcefranc-le-Chapus
Baie de la Grognasse à Bourcefranc-le-Chapus

Où manger ?

Pizzeria Don Camillo

Le premier soir, on a mangé de très bonnes et copieuses bruschetta Napoli à base de chèvre à la pizzeria Don Camillo. Il faut compter 8 euros la bruschetta. Vous avez aussi bien évidemment toute une sélection de pizzas. La pizzeria se situe dans le centre, près de l’église.

Le Fournil d’Étienne

Cette boulangerie délicieuse se situait à deux minutes à vélo de chez nous, c’était parfait pour nous, mais c’est vrai qu’elle est excentrée. Ils ont reçu plusieurs récompenses et prix et je ne peux que vous confirmer la qualité du pain, des viennoiseries et pâtisseries. Les croissants étaient super bons, il y avait beaucoup de choix en sucré et salé. On s’y rendait presque tous les jours : on a alors eu l’occasion de goûter à leurs cookies, sandwiches, pâtisseries, brioche, pain, et même à une croustade aux fraises pour mon anniversaire. Et à chaque fois, c’était un régal !

Je vous recommande aussi le marché qui a lieu tous les mercredis et dimanches matin dans les halles !

Comment s’y rendre?

Si vous venez en train, vous pouvez vous arrêter à Rochefort puis prendre le bus 6E qui vous amènera jusqu’à la mairie de Bourcefranc. D’ailleurs, vous pouvez aller jusqu’à Saint-Pierre d’Oléron en bus. Malheureusement, il y a peu de trajets par jour, et c’est pour cela qu’une fois sur place, nous avons opté pour le tandem !

Notre cas de figure : on venait de Saintes avec le Bus 8 qui nous a emmené jusqu’à Marennes, puis on a pris le bus 6E jusqu’à la place de la mairie de Bourcefranc.


J’espère que cet article vous plaira tout comme il m’a plu de visiter ce bel endroit et d’en découvrir ses diverses facettes ! N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire, cela me fait toujours plaisir ! Rendez-vous dans deux semaines pour l’épisode 3, direction Marennes-Hiers-Brouage !

Plage du Chapus à Bourcefranc-le-Chapus
Plage du Chapus à Bourcefranc-le-Chapus