Un mois entre Île d’Oléron et Bassin de Marennes

Hello !
On se retrouve pour cette toute nouvelle série d’articles que j’avais si hâte depuis un an de vous sortir ! Une série de 5 articles (rien que ça !) sur notre mois entre l’île d’Oléron et Bourcefranc-le-Chapus.

La série d’articles va se composer comme ceci :

Dans ce premier article, je vous propose un petit résumé/mise en contexte de : pourquoi ce mois ailleurs, qu’est-ce qu’on y a fait, comment on s’est déplacé… Bref, vous raconter notre mois dans sa globalité.

Coucher de soleil sur le fort Louvois
Coucher de soleil sur le fort Louvois

Le contexte

On était au mois d’avril, je venais de rendre mon appartement à La Rochelle, j’étais en Master 1 et en stage à Saintes. Avec le troisième confinement d’avril 2021, je suis retournée sur Montpellier trois semaines. Il fallait que je trouve un logement à partir de juin sur La Rochelle, après la fin de mon stage. Or, sur La Rochelle, c’est très très dur de trouver un appartement sur toute l’année, la plupart ne louent que de septembre à mai/juin. À force de me prendre des dizaines et des dizaines de refus, et cela étant d’autant plus complexe vu que j’étais à Montpellier, j’ai fini par chercher des locations sur Airbnb pour l’été, d’abord sur La Rochelle et puis un peu partout à une heure autour.

Vous vous demandez peut-être pourquoi je ne retournais tout simplement pas à Montpellier une fois mon stage terminé ? J’avais ma soutenance de M1 fin juin à une date non définie, et notre projet Écoutes Vertes à continuer. Tout ça sur La Rochelle.

Après quelques heures de recherches sur Airbnb et Leboncoin à chercher des appartements et tomber sur des prix indécents pour mon porte-monnaie d’étudiante, j’ai finis par trouver une petite maison à Bourcefranc-le-Chapus, pour 600 euros environ pour quatre semaines. Comme il s’agit d’une longue durée de location, les tarifs sont réduits, ce qui permet d’arriver à ce prix-là. Un peu hésitante au début, car à une heure de La Rochelle, mon copain m’a convaincu que c’était LE bon plan. Et il avait raison. 🙂 Quels arguments pouvais-je opposer à “on est au bord de la mer, juste à côté de l’île d’Oléron qu’on ne connaît pas, on aura une maison ET on pourra travailler” ?? Moi qui adore découvrir de nouveaux endroits, je ne pouvais qu’acquiescer.

J’ai donc abandonné l’idée de vivre l’été sur La Rochelle ou dans le coin, ce qui était bien trop cher. À la place, on est parti pendant un mois et demi chez les parents de mon copain, en Alsace (ce qui donnera probablement lieu à une autre série d’articles !)

Le mois de juin, ce serait donc à Bourcefranc ! Ne connaissant pas cette partie de la Charente-Maritime, ce fut une belle découverte.

A la Plage de Gatseau
A la Plage de Gatseau

Notre arrivée

On est arrivés sur la place principale de Marennes après une heure de bus depuis Saintes. On était le 31 mai, il faisait chaud, on était très chargé, et on avait deux heures à attendre avant notre correspondance pour Bourcefranc. Heureusement, il y avait un café sur la place principale, avec vue sur la superbe église de Marennes, donc on a pu se poser, boire des diabolos menthes et manger des crêpes au chocolat pour bien démarrer ce mois de travail/vacances.

Vers 17 h, le bus est arrivé, et nous a emmené jusqu’à la place de la mairie. C’est là où notre périple avec les valises sous la chaleur a vraiment commencé. Trente longues minutes à pied à tirer tous nos sacs et valises, dont une à moitié cassée (quel plaisir !)

On est finalement arrivés à la petite maison, qui était plutôt sympa !

Le lendemain de notre arrivée, on a eu le droit à un petit pot de « l’amitié » par le propriétaire de la maison, qui nous a apporté une bouteille de pineau rouge des Charentes (c’est un assemblage de cognac et de jus de raisin, c’est à la fois très fort et très sucré !)

Eglise de Marennes
Eglise de Marennes

Notre hébergement

Recommandations pour un mois en Airbnb :

  • Regarder que vous avez bien sélectionné pour quatre semaines et pas un seul jour de moins, sinon cela reste au tarif normal.
  • Penser à la machine à laver (on en avait une dans le débarras, ce qui était très pratique.)
  • Le wifi
  • Se renseigner sur les transports (bus et train)
  • Se renseigner sur les marchés et commerces du coin

On avait une petite maison plutôt mignonne, un peu vieillotte, mais cela avait son charme. La maison était assez petite, 30 m2 quelque chose comme ça – il y avait un salon cuisine avec un bar comme table, et la chambre avec une vieille armoire et la salle de bain. Dehors, on avait un petit jardin avec un espace pour manger et un débarras qui a été hyper pratique pour ranger le tandem (spoil! )

Notre Airbnb à Bourcefranc-le-Chapus
Notre petite maison

Se déplacer… en tandem !

Il est maintenant temps de parler d’un des éléments le plus important de ce mois-là : la location de Tchoutchou, notre tandem pour trois semaines !
Dès le premier jour, on s’est rendu compte que ça allait être très compliqué pour se déplacer dans Bourcefranc ou aux alentours. On devait déjà faire à chaque fois au moins 20 minutes de marche pour rejoindre le centre-ville, faire les courses, aller au marché, prendre le bus, et bien 40 minutes pour arriver au port du Chapus, là où se trouve le Fort Louvois. Donc après deux premiers jours de galère à suer sous le soleil avec nos courses, on a très vite compris qu’il fallait trouver une solution. On avait déjà pensé aux vélos, mais je ne m’étais pas spécialement renseignée en avance. Et nous, ce qu’on voulait vraiment, c’était essayer de louer un tandem, parce qu’on avait beaucoup aimé notre première expérience sur l’île de Ré.
Donc je me mets à faire des recherches, je trouve plusieurs loueurs dans les alentours, à Marennes, La Tremblade ou même sur Oléron. On se disait que même si c’était compliqué, on pouvait très bien prendre un bus pour aller chercher le tandem et rentrer avec.
Au final, après des heures de galère à appeler plein de loueurs pour savoir s’ils avaient des tandems selon nos critères, j’ai fini par trouver la perle rare : Cycles Demion.
Ce loueur répondait à tous nos critères : ils avaient des tandems, disponibles sur toute la durée de notre séjour, avec une assurance vol et casse, et en plus, ils ont bien voulu nous livrer sur notre lieu de séjour ! Pour 24 jours, nous avons payé 234 euros, assurance vol et casse comprise, ce qui était vraiment raisonnable. Comme nous avons loué pour une longue durée, ils ont même eu la gentillesse de nous offrir la livraison et la location du panier, de l’antivol et du tendeur ! En plus, en cas de problème, vous pouvez les appeler et ils viennent vous réparer le vélo : on a eu le cas à un moment, le tandem était tombé par terre dans le jardin et une poignée avait eu besoin d’être changée, ils étaient venus rapidement chez nous pour réparer le vélo ! Ils ont plusieurs boutiques sur l’Île d’Oléron, donc si vous passez vos vacances là-bas, je vous recommande 100 %. Ils ont même sorti des petits guides de balades à vélo depuis.

Concernant les déplacements avec Tchoutchou, on a littéralement tout fait avec ! Que ce soit aller au marché, chercher le pain, aller le soir à la plage ou partir une journée entière sur Oléron…

En tandem !
En tandem !

En parlant d’Oléron, parlons un peu du Léviathan : c’est le surnom qu’on a donné au pont qui relie le continent à l’Île d’Oléron, parce qu’il fait peur, tout simplement. On a fait une fois la traversée, aller-retour, et je ne vous recommande vraiment pas : quinze longues minutes de stress sur une voie étroite, à quelques centimètres des voitures qui ne ralentissent pas pour autant, des rafales de vent à un endroit précis qui te déportent, aucune sécurité pour les cyclistes… Ils prévoient actuellement de faire des travaux pour aménager une vraie piste cyclable, enfin !
Donc, pour pouvoir profiter quand même de l’Île d’Oléron, on a dû louer un fourgon à deux reprises dans lequel on mettait le tandem pour traverser le pont et ensuite pouvoir profiter sans stress. Une fois sur l’île, pas de problème particulier : l’ouest de l’île est plutôt bien aménagé pour les pistes cyclables, ce qui n’est pas le cas de l’est, mais à part une portion sur la départementale qui n’est pas très fun, ça reste très bien !
Pour le Bassin de Marennes, ça dépend des endroits – disons qu’il y a des lieux mieux aménagés que d’autre – pour rejoindre Brouage par exemple, la départementale n’est pas très sympa niveau circulation… Mais je vous donnerais des astuces pour en éviter une partie 🙂

Le Pont d'Oléron depuis le Port du Chapus
Le Pont d’Oléron depuis le Port du Chapus

Location d’un fourgon

Comme dit juste avant, il nous est arrivé de louer à deux reprises, pour deux jours à chaque fois, un fourgon au Leclerc de Marennes. Cela permettait d’avoir une location le jour même en général pour pas très cher (50 euros environ entre la location du fourgon et l’essence pour deux jours). C’est une astuce que je vous conseille pour votre lieu de vacances, peu importe où.

Les commerces

À Bourcefranc-le-Chapus, vous avez un marché tous les mercredis et dimanches qui est dans le marché couvert. On aimait bien y aller le mercredi en général, c’était sympa, on faisait notre plein de bons produits : fruits et légumes de saison, poulet et ses petites patates… Les commerçants étaient plutôt sympas ; ils nous ont même offert parfois quelques fruits en plus !

Dans le centre-ville, vous avez une supérette où vous pouvez trouver un peu de tout. Par contre, je ne sais pas si c’est comme ça tout le temps, ou si c’étaient les prix augmentés pour la saison touristique, mais c’était plutôt cher ! Mais ça dépanne bien pour acheter des petits trucs ou pour nos premières courses.

Vu qu’on a loué à deux reprises au Leclerc de Marennes, on en profitait aussi pour faire des petites courses.

On avait aussi une boulangerie super bonne à 2 minutes de chez nous : le Fournil d’Etienne. Je vous en reparlerais, car il mérite bien un petit encart à lui tout seul !

Ce que ce mois a changé sur ma vision du voyage

En un seul mois, on a pu combiner plusieurs nouvelles expériences : le fait de travailler en dehors de chez nous, en mode digital nomad (même si bien sûr, on travaillait toujours depuis la maison, mais le fait de travailler hors de son environnement habituel, c’est déjà quelque chose), découvrir ce coin de Charente-Maritime et le découvrir à fond, et puis faire des vacances à vélo, et qui plus est, en tandem !

J’ai beaucoup aimé l’idée de faire un mix de tout ça, avoir une autre vision de ce que peut être profiter d’un endroit, le découvrir en prenant plus le temps, en allant dans des endroits plus confidentiels aussi parfois, en vivant comme les locaux (même si on aura jamais mangé d’huîtres, désolé les Charentais). Cela m’a conforté dans mon envie de connaître le territoire qui m’entoure, essayer de le comprendre, que ce soit en vacances ou là où je vis, par son histoire, son architecture, ses paysages, sa nourriture, ses gens, ses traditions…

Et puis cela m’a donné envie de réitérer le vélo, mais cette fois, pour faire une itinérance, une petite aventure à deux quoi ! C’est un moyen tellement particulier et agréable pour partir à la rencontre d’un endroit, quand on prend le temps et qu’on n’en fait pas pour la performance sportive, du moins pas dans ce but principal, mais vraiment comme un moyen de déplacement doux.

Aussi, cela nous a permis de découvrir un territoire en dehors de la haute saison, donc plus calme. Cela a selon moi plus d’avantages que d’inconvénients : on peut découvrir des lieux superbes tout seuls (par exemple, la citadelle de Château d’Oléron ou les remparts de Brouage, un samedi), les prix des hébergements sont moins chers, on est servi plus vite dans les restaurants, les professionnels du tourisme ont plus de temps pour nous et ils sont moins dans le stress/rush, et les températures sont plus agréables pour supporter les km à vélo sous le soleil. Concernant les désavantages, mais c’est aussi propre à ce coin, je pense, c’est le manque de transports sur Oléron et le secteur en dehors de l’été – par exemple, il y a une navette qui relie Bourcefranc à Oléron en été, qui nous aurait été bien utile, et il y a beaucoup moins de transports en général – et il y n’y a pas vraiment d’ambiance festive le soir comme ça peut être le cas juillet/août.

Pause sur l'Île d'Oléron
Petite pause sur l’Île d’Oléron, avec Tchoutchou en arrière-plan

En conclusion de ce premier article, je dirais déjà que c’est le type d’expérience que j’ai très envie de refaire ailleurs quand on aura l’opportunité. J’adorerais encore plus faire ça à l’étranger, histoire de vivre un mois ailleurs, ça pourrait être très chouette, mais je ne sais pas si ce sera, un jour, possible…

En tout cas, on se retrouve dans deux semaines pour la suite de ce feuilleton estival à la découverte de l’île d’Oléron et du Bassin de Marennes ! J’espère que le concept vous plaît et que cela va vous donner envie de vivre cette expérience quelque part et de venir sur le Bassin de Marennes-Oléron !

La Baudissière sur l'Ile d'Oléron
La Baudissière sur l’Ile d’Oléron

23 pays que j’ai envie de visiter

Depuis que j’ai mon blog, à chaque fois que c’est mon anniversaire, j’en profite pour publier un article un peu différent, sur des endroits où j’aimerais aller, que j’aimerais visiter.

Cette fois-ci, pour mes 23 ans, j’ai choisi de faire la liste de 23 pays où j’ai envie d’aller, et dans lesquels je n’ai encore jamais posé les pieds !

Comme vous le savez, j’adore visiter la France, je trouve que découvrir et connaître son propre pays, c’est super important, et c’est peut-être cliché, mais on a vraiment de belles choses en France, que ce soit le patrimoine, les paysages, la gastronomie… Je vous invite vraiment à découvrir la France comme vous voyagerez dans un autre pays. Mais il n’empêche que c’est aussi super chouette de voyager à l’étranger, et cela me manque beaucoup (la dernière fois, c’était la Pologne, il y a presque 3 ans !) ; j’ai de si bons souvenirs dans les autres pays que j’ai déjà eu la chance de découvrir !

Lola devant la Cathédrale Saint-Pierre de Poitiers
Lola devant la Cathédrale Saint-Pierre de Poitiers

Voici donc sans plus tarder les 23 pays qui me font le plus de l’œil, et mes raisons 😉

L’Argentine

J’aimerais beaucoup découvrir l’Amérique Latine, il y a une vibe tellement différente de ce que j’ai déjà vu. Pourquoi l’Argentine ? Hmmm parce qu’il faut bien choisir, et je me suis toujours dit que j’irais, un jour, surtout après avoir eu une correspondante argentine qui m’a donné encore plus envie de découvrir ce pays. Les lieux que j’aimerais découvrir là-bas ? Buenos Aires (la base), le parc national d’Iguazú (à la frontière avec le Brésil) et Ushuaia.

La Belgique

J’ai envie d’y aller parce que c’est un pays frontalier, donc déjà, c’est pratique, et puis surtout, je suis persuadée qu’il y a plus de choses à voir que ce que l’on croit. Je me souviens avoir vu des monuments vraiment magnifiques sur des comptes insta belges. Et puis bon, cliché, mais vive les frites, les gaufres et le chocolat ! Ma to do (pour le moment) : Bruxelles, Bruges et Dinant.

Le Canada

Le genre de pays où j’ai envie d’aller, mais que je redoute à cause du froid ! Le Canada, ça a l’air super beau, ces grands espaces, ces paysages ! Par contre, je ne suis pas hyper convaincue pour le moment par ses villes, mais à voir ! Peut-être que vous avez des recommandations ? C’est principalement l’est du pays qui m’attire. Mon top 3 pour le Canada : le Lac Moraine, Montréal et Rivière-du-Loup.

Le Costa Rica

Ce qui m’attire dans ce pays, c’est sa biodiversité, ses paysages et ses plages. C’est le genre de pays où tu peux autant partir à l’aventure qu’être en mode slow. Il n’y a pas vraiment d’endroits qui m’attirent plus qu’un autre, je ne connais pas vraiment, même de vue, mais j’ai justement envie de découvrir 😉

La Croatie

La Croatie, c’est un pays que j’aimerais visiter depuis plusieurs années. Cette fois, ce sont ses villes aux centres historiques hyper beaux et chargés en histoire qui me font de l’œil, mais aussi ses belles plages et ses eaux bleues. Les lieux qui me font le plus envie : Dubrovnik, Split et Pula.

Cuba

C’est un autre pays d’Amérique Latine qui m’a toujours attiré, pour sa culture, ses maisons colorées et ses paysages ! J’ai très envie d’aller à La Havane, mais aussi les coins autour de Viñales et autour de Nuevitas.

L’Écosse

Je triche un peu ici, je l’avoue, vu que l’Écosse n’est pas un pays, mais une nation du Royaume-Uni, mais bon, c’est mon blog, alors, je fais bien ce que je veux non ??

Et surtout l’Écosse, c’est le pays qui m’attire vraiment vraiment beaucoup, je ne compte même plus le nombre de vidéos qu’on a pu regarder sur le sujet. J’avais adoré l’Irlande, et les paysages et châteaux écossais me donnent trop envie ! Mon goal, ce serait d’y aller en van, de faire plein de randonnées et visites de châteaux of course ! Parce que je me limite à 3 endroits pour les autres… Je vais dire Édimbourg, l’Ile de Skye et Glenfinnan pour voir le Poudlard Express !

L’Indonésie

Ce serait pour aller à Bali principalement, mais je suis sûre qu’il y a bien d’autres lieux intéressants !

L’Islande

C’est le rêve de mon copain, alors pour lui, je suis prête à me cailler les pieds et les mains ! Mais oui l’Islande, ça me plairait beaucoup aussi, les paysages ont l’air si beaux !

Le Japon

J’aimerais bien y aller, mais plus pour les aspects culture traditionnel, les grandes villes comme Tokyo, ça ne me fait pas méga envie pour le moment ! Mais pour les endroits comme Kyoto, les traditions, la nourriture, ça me dit bien 🙂

La Jordanie

C’est surtout Petra qui m’attire en Jordanie, le reste, je ne connais pas vraiment, mais ça a l’air beau aussi !

Le Lesotho

Je me souviens avoir découvert ce petit pays enclavé dans l’Afrique du Sud en regardant, petite, Pékin Express, et les paysages avaient l’air superbes, hyper verdoyants ; ça me donnait bien envie !

La Lituanie

Un autre petit pays, mais cette fois-ci en Europe du Nord. J’aime bien le fait de découvrir un pays un peu moins connu 🙂

Malte

C’est un pays qui m’attire également depuis longtemps, pour ses eaux bleues, ses criques, son patrimoine, sa gastronomie… Et on y parle anglais, ce qui est d’autant plus pratique 🙂

Le Maroc

Le Maroc, ça fait longtemps que j’aimerais bien y aller, et mes parents reviennent d’un séjour à Essaouira et ça avait l’air super cool, donc ça m’a encore plus donné envie ! La nourriture a l’air super bonne, les paysages ont l’air beau genre le désert, ça doit être plutôt ouf quand même !

Le Mexique

Le Mexique, pour plusieurs raisons : les temples, les paysages, les cenotes et la nourriture !

Le Monténégro

Parce que c’est un petit pays pas hyper visité, et que les paysages ont l’air superbes ! Top 3 espéré : Kotor, le monastère d’Ostrog et Ulcinj.

La Norvège

La Norvège pour ses paysages, ses jolies maisons colorées, faire des randonnées, et puis surtout les aurores boréales !!

La Nouvelle-Zélande

Après avoir découvert le compte insta vanlife de @lilia_rt il y a deux ans, qui était pour quinze mois là-bas en van avec son copain, ça m’a donné vraiment envie d’y aller ! Les paysages ont l’air incroyables, et très différents les uns des autres, il y a des montagnes, l’océan, des paysages verdoyants et fleuris… Par contre, ça coûte très cher !

Les Pays-Bas

J’ai trop envie d’aller à Amsterdam depuis mes 15 ans, depuis que j’ai lu Nos étoiles contraires ahah, mais ça a l’air si joli en même temps, avec les canaux, les belles maisons, les différents musées, la décoration intérieure, les moulins, les tulipes et les jolis cafés pour se poser. Et puis les Pays-Bas, c’est le pays du vélo et du camping-car /du camping alors ça peut être super chouette aussi !

Le Pays de Galles

Comme pour l’Écosse, je triche un peu… Mais le Pays de Galles, souvent, on n’y pense pas alors que c’est proche de nous et pourtant ça a l’air trop beau. Au moment où je voulais postuler pour Erasmus, j’avais failli mettre dans ma liste de vœux Aberystwyth ! Cette ville, Cardiff et le parc naturel Snowdonia, ce sont vraiment des goals !

La République Tchèque

Si ce pays se retrouve dans ma liste, c’est essentiellement pour Prague qui a l’air une si jolie ville, mais je suis sûre qu’il y a plein de belles autres choses à découvrir !

La Suisse

Pourquoi la Suisse ? C’est un pays frontalier déjà, ensuite il y a plein de fromages et la fondue suisse donc forcément… Non, puis surtout, les paysages ont l’air si beaux ! À  chaque fois, je tombe sur des paysages plus beaux les uns que les autres. Le lac de Blausee, le Mont Cernin, les jolies villes…

Lola au Château de Meung-sur-Loire pour ses 23 ans
Lola au Château de Meung-sur-Loire pour ses 23 ans

Voilà pour ma petite liste 🙂

Cependant, avec l’urgence climatique dans laquelle nous sommes, il me semble important d’ajouter que oui, j’espère voir tous ces pays un jour, mais pas dans le but de les enchaîner, de cocher une case, mais en espérant avoir l’opportunité de pouvoir prendre le temps sur place, surtout pour les destinations lointaines. Et pour les destinations les plus proches, mon but est d’éviter au maximum de prendre l’avion quand il y a des alternatives (trains, bus, notre van qui nous permet de faire d’autres étapes pour rejoindre un autre pays). Surtout pour une courte durée.

J’espère que l’occasion de pouvoir repartir à l’étranger se représentera bientôt ! En attendant, je vais continuer à découvrir la France, en commençant par le Val de Loire, à côté duquel je vis en ce moment.

À la découverte de Poitiers

Saviez-vous qu’on peut aller à Poitiers pour voir autre chose que le Futuroscope ? Et oui, il n’y a pas que cela, bien au contraire ! La ville de Poitiers possède un riche patrimoine et vous n’aurez pas de raisons de vous ennuyer en y faisant un tour !

Moi aussi, plus jeune, avant de vraiment m’intéresser au patrimoine et à ce que les territoires avaient à offrir, je pensais que Poitiers, il n’y avait rien à y faire, rien à voir. À tort. J’étais loin de me douter qu’il y avait par exemple de jolies maisons à pans de bois comme j’ai pu voir. La faute en partie à ce que les gens peuvent dire sur tel endroit ou tel autre… Heureusement, je n’ai pas fait l’erreur de continuer à croire cela, et je me suis dit une fois à La Rochelle que ce serait plutôt chouette de pouvoir visiter cette ville. Et aucunement pour aller au Futuroscope, qui pour tout vous avouer, ne m’attire pas particulièrement pour le moment.

Lola devant la Cathédrale Saint-Pierre de Poitiers
Lola devant la Cathédrale Saint-Pierre de Poitiers

Si je parle du Futuroscope, c’est parce qu’il s’agit d’une réalité : la plupart des touristes qui visitent Poitiers y passent sur leur chemin aller ou retour vers le fameux parc d’attraction. Tout comme beaucoup d’autres endroits en France ou ailleurs sont des lieux de passage.

Bref, une fois que l’on regardait l’émission Cap Sud Ouest (qu’au passage, je vous recommande chaudement pour ses escapades plus locales et adresses plus confidentielles), on est tombé sur un épisode qui se passait à Poitiers, qui, à travers l’écran, nous a bien donné envie de nous y rendre. L’émission en question, c’était celle-ci, et elle met en avant le festival Traversées qui a eu lieu en 2019 à travers Poitiers, mais aussi dans toutes les communes autour (un bel exemple de festival de territoire d’ailleurs !)

Échevinage de Poitiers
Échevinage de Poitiers

On a fini par y aller quelques mois plus tard, en cherchant où passer la journée d’anniversaire de mon copain.

Vous avez compris, c’était une chouette découverte donc je vous invite à découvrir Poitiers aujourd’hui à travers nos pas !

Visites

On est arrivé à Poitiers en train sur les coups de neuf heures. J’avais repéré quelques lieux en avance, mais nous avons pu en découvrir d’autres au cours de la journée.

Balade dans le centre-ville

On a commencé notre visite de Poitiers (intégralement à pied !) en rejoignant le centre-ville depuis la gare. Il faut compter une quinzaine de minutes, c’est très accessible. Une fois au cœur du centre historique, on a flâné dans les rues pour observer leurs particularités architecturales, leurs petites pépites. Au fil de la journée, on a pu voir de belles façades, et surtout, de belles maisons médiévales à pans de bois !

En effet, Poitiers a un centre-ville plutôt riche concernant l’époque médiévale, que ce soit ses maisons ou ses nombreuses églises datant de cette époque. C’était une ville importante pour la chrétienté et pour la monarchie. Elle est d’ailleurs surnommée « la ville aux cent clochers ». Située en hauteur, elle était protégée par des remparts de 6,5 km de long.

Je vous conseille de vous laisser porter au gré des rues et de faire attention aux façades !

Église Saint-Porchaire

Première église que nous ayons visitée, elle est très jolie de l’extérieur, surtout quand le soleil vient se refléter sur la façade du clocher. 

Musée Sainte-Croix

On a beaucoup aimé la visite de ce musée ; seul musée de Poitiers, il regroupe des œuvres d’art et de l’archéologie, mélange que j’ai trouvé très intéressant, cela permet de varier et de ne pas se lasser. La visite débute par la partie archéologie : on voit de jolies pièces archéologiques trouvées sur le territoire, qui a connu sa petite gloire à l’époque gallo-romaine, mais aussi des restes de fouilles, car le musée a été construit sur un ancien site de fouilles, ce que je trouve d’autant plus fascinant !

La partie archéologie continue avec la période médiévale, avant de nous introduire à la partie Beaux-arts. On peut y trouver de très belles œuvres d’art, notamment les sculptures de Camille Claudel. Ce que j’aime aussi dans les musées, c’est voir les représentations de la ville que je visite à d’autres époques.

Enfin, la visite s’achève avec une des pièces maîtresses du musée, pour sa légende. En effet, la Grand’Goule, réalisée par Jean Gargot, est un dragon du Poitou, qui aurait semé la terreur dans Poitiers au VIe siècle. Ce dragon vivait au fond du Clain, la rivière qui passe à Poitiers, et lorsque l’eau montait, elle allait souvent dans les caves de l’abbaye Sainte-Croix. Lorsqu’une moniale se rendait dans la cave, elle s’empressait de la dévorer. C’est là où intervint Radegonde, qui, avec une croix et de l’eau bénite, récita une prière tout en aspergeant le monstre d’eau. La Grand’Goule disparut et Poitiers fut sauvée.

Jean Gargot, La grand'Goule, 1677, bois polychrome - Musée Sainte-Croix
Jean Gargot, La grand’Goule, 1677, bois polychrome – Musée Sainte-Croix

Une autre chose dont j’ai aimé le concept dans ce musée : chaque mois, ils sortent une œuvre des réserves. J’aime beaucoup, car il y a tellement d’œuvres qui dorment dans les réserves et qui ne sont jamais montrées ! En plus, cela met en valeur le travail de conservateur.

Si vous venez à Poitiers, je vous recommande vraiment cette visite ; petit plus : c’est gratuit pour les étudiants !

Cathédrale Saint-Pierre de Poitiers

Après la visite du musée, on est allé visiter la cathédrale, à deux pas. La cathédrale date des XIIe et XIIIe siècles. Sa façade extérieure est magnifique, avec sa rosace centrale. Et l’intérieur est également à ne pas rater, les murs sont peints à certains endroits, avec des couleurs très vives, ce qui est plutôt original !

Ancien Couvent des Cordeliers

Petit spot moins connu et pas très bien indiqué une fois à l’intérieur, les restes de l’ancien couvent des Cordeliers, visibles dans le centre commercial des Cordeliers. Et pour ne pas vous faire galérer comme nous sur le coup, ces vestiges se trouvent dans la boutique Zara. J’ai trouvé ça super sympa de mélanger quelque chose de moderne et de tous les jours avec ces restes, traces importantes pour la ville.

Église Notre-Dame-La-Grande

En dehors de la cathédrale, si vous devez visiter une église à Poitiers, c’est bien celle-ci ! Sa façade romane est magnifique, avec plein de détails, comme la frise relatant des épisodes de l’histoire sainte. La façade me fait beaucoup penser à l’Abbaye aux Dames de Saintes, notamment avec ses deux cônes sur les côtés. À l’intérieur, on est resté un petit moment à admirer les différentes chapelles, dans les absides. L’église est à la fois très colorée par ses murs et colonnes, mais aussi très sombre, avec son manque de luminosité, ce qui provoque un contraste très intriguant.

Palais des Comtes de Poitou – Ducs d’Aquitaine

C’est l’endroit qui nous avait le plus donné envie d’aller à Poitiers quand on l’avait vu dans le reportage ; sa salle des pas perdus, qui semblait immense, nous avait marquée. Malheureusement, le jour où on y est allé, il devait y avoir plus tard une conférence dans cette salle, et donc ils avaient installés plein de chaises et un énorme écran géant bleu… La déception fut immense. Il n’empêche que la salle est très belle, et ses cheminées aussi.

Le Palais des Comtes de Poitou, Ducs d’Aquitaine est un palais où le pouvoir a régné de différentes manières et à différentes époques. Il a par exemple été la résidence des comtes de Poitou et d’Aliénor d’Aquitaine. Il s’agit d’un exemple d’architecture civile médiévale des plus importants. Ce palais a servi de palais de justice de la Révolution française à 2019 !

Dans une autre salle, on a pu regarder un petit documentaire sur la tour Maubergeon (qu’on n’a malheureusement pas pu visiter car ouverte seulement certains jours), et un autre sur l’événement Traversées qui avait l’air super à voir.

Vestiges de l’amphithéâtre

On est tombé par hasard sur les vestiges de l’ancien amphithéâtre. On y a appris qu’il s’agissait de l’un des amphithéâtres les plus importants en Gaule ; malheureusement, il n’en reste quasi rien, car il a été détruit et les habitants se sont servis de ses pierres.

Restes archéologiques de l'amphithéâtre de Poitiers
Restes archéologiques de l’amphithéâtre de Poitiers

Square du petit séminaire

Un petit spot caché dans une cour, pour un moment de tranquillité ! Il y est conseillé de s’y promener pieds nus.

Hôtel de Ville

On a essayé de le visiter, mais il s’avère qu’il ne se visite que sur visite guidée avec l’office de tourisme. On aura tenté !

Parc de Blossac

Ce parc est plutôt sympa, il m’a rappelé un peu le Jardin des Tuileries à Paris. Il est perché sur les anciens remparts. 

Balade le long du Clain

On a fait une petite balade le long du Clain, on avait très envie d’aller voir comment c’était. On est descendu depuis le Parc de Blossac pour rejoindre les berges. Au final, ça s’est avéré plutôt décevant, car beaucoup de parcelles sont privées, ce qui fait qu’on ne marche que très peu en bordure du Clain, mais je crois qu’il fallait rejoindre un autre chemin pour y accéder un peu plus. À vous de mener votre enquête !

Église Saint-Hilaire-Le-Grand

Une dernière église pour la route, celle-ci se situant sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, et donc inscrite à ce titre au patrimoine de l’Unesco. Pourtant, c’est probablement celle qui m’a le moins marquée. Je me souviens surtout de sa grandeur et de la belle lumière de fin de journée qui rentrait à travers les vitraux.

Se restaurer

La Mangeoire

Pour le déjeuner, on a opté pour la Mangeoire. Ce restaurant, situé à deux pas de la magnifique Église Notre-Dame-La-Grande, a une jolie décoration à l’intérieur, style brocante. Nous avions préféré manger à l’extérieur pour être plus tranquilles, car le lieu était tout de même assez bruyant.

Le repas était très bon, un excellent rapport qualité-prix (quinze euros chaque plat environ) : saumon sauce béarnaise pour mon copain qui était énorme et une grosse tartine pictave (pomme de terre chèvre tomate miel) pour moi. Les plats étaient même peut-être trop copieux, nous n’avons pas pu les terminer.

Tartine du restaurant la Mangeoire à Poitiers
Tartine du restaurant la Mangeoire à Poitiers

Sweet Time & Cie

Pour le goûter et se poser après cette journée de vadrouille, on a passé une petite heure dans un salon de thé très chouette dans une des rues principales du centre-ville. Il y avait une large sélection de pâtisseries et boissons en tout genre, et le lieu était agréable. On a payé dix euros pour un coca, un smoothie pastèque framboise et une part de gâteau choco stracciatella qui était très bonne !

Le petit plus ? Le toutou de la gérante qui est si attendrissant !

Goûter au Sweet Time and Co à Poitiers
Goûter au Sweet Time and Co à Poitiers

S’y rendre

Le train était pour notre part une très bonne option depuis La Rochelle (1h 40 aller), ce qui nous a permis de faire l’aller-retour dans la journée. Depuis Paris, par exemple, cela est également très intéressant, vu que Poitiers n’est qu’à environ deux heures de la capitale. Et il y a des trains pour pas mal de destinations, donc ça peut-être une option très intéressante !

Poitiers
Poitiers

Convaincu par Poitiers ? En tout cas, je trouve que c’est une ville très sympa à faire sur une journée ou deux. On en fait assez vite le tour, mais je suis sûre qu’il y a de jolies choses à voir aussi dans les communes alentours, j’avais repéré deux-trois endroits sympas en train, comme Lusignan.

Pour ma part, je suis contente d’avoir découvert cette ville avant de quitter La Rochelle ! 

À bientôt sur le blog 🙂

Bilan 2021 – Endroits visités en 2021

Hello ! 

L’an dernier, j’avais fait un article similaire, à la fois pour faire un bilan de l’année en termes de visites, mais aussi pour montrer que malgré ce contexte compliqué de pandémie, restrictions de voyage, etc. On peut quand même s’évader en visitant son propre pays ! Et en 2021, j’ai eu l’occasion de visiter pas mal la France, des régions que je n’avais jamais visitées et des lieux auxquels je n’aurais pas forcément pensé dans un autre contexte.

2021 ça a été l’occasion de tester beaucoup de choses dans ce domaine : le fait d’être digital nomad pendant un mois, continuer les visites de proximité et découvrir mon territoire, mon environnement proche, faire des vacances à vélo, tester la vanlife dans notre camionnette aménagée, et bien d’autres choses auxquelles je ne pense peut-être même pas à l’heure où j’écris !

Allez hop(la) suis moi dans cette rétrospective !

Rues de La Rochelle
Rues de La Rochelle

Janvier

On a commencé l’année à Montpellier. Balades au jardin des plantes, notre spot favori, balade dans l’écusson, et restaurants à emporter ! Je suis ensuite retournée sur La Rochelle pour changer d’air et dans l’espoir que les cours reprennent en présentiel, ce qui a été le cas au bout de 3 semaines environ ! Avec les restrictions comme le couvre-feu, on ne pouvait pas aller très loin, on en a donc profité pour découvrir le territoire très très proche. On est allé plusieurs fois à la plage de Chef de Baie où il y a une super balade à faire ; d’ailleurs, depuis septembre, la balade a été aménagée pour rejoindre à nouveau le centre-ville, en passant par Port-Neuf. On a fait aussi des balades à pied et à vélo, aux alentours de La Rochelle, qui ont souvent fini sous la pluie…

Phare du Plomb à l'Houmeau
Phare du Plomb à l’Houmeau

Février

Un dimanche, on a pris le train direction Châtelaillon – l’objectif de base était de revenir à pied à La Rochelle, mais entre le couvre-feu et la fatigue de marcher dans le sable, on avait un peu sous-estimé tout ça. On a mangé au niveau du marais d’Yves, c’était cool de reprendre le train et de sortir un peu plus loin le temps de quelques heures. On avait fini par rentrer à vélo depuis Angoulins. 

Pour la Saint-Valentin, on était allé pique-niquer et se balader à Aytré.

Pendant mes vacances, comme je devais aller aux archives de la Marine, j’en ai profité pour me balader un peu dans Rochefort, la ville où je suis née. C’était la première fois que j’y allais et tout était fermé, mais c’était cool de voir autre chose. On s’est baladé jusqu’au Pont Transbordeur, qui est assez impressionnant ! Une autre fois, on a fait une balade à Saint-Xandre, commune proche de La Rochelle. On s’en souviendra surtout pour nos chaussures pleines de boue, et la dame à la recherche des cigognes !

L'Hermione à l'arsenal de Rochefort
L’Hermione à l’arsenal de Rochefort

Mars

En mars, on a fait de longues balades à vélo sur les falaises au nord de l’agglomération de La Rochelle, on est allé jusqu’à la Pointe Saint-Clément (35 km aller-retour). Je suis ensuite descendue à Montpellier deux semaines et demie en vacances, ce qui m’a permis de redécouvrir le territoire sur lequel j’ai grandi. On est allé visiter le parc ornithologique du Pont de Gau pour voir les flamants roses et découvrir les Saintes Maries de la Mer avec mes parents. En-dehors de cette découverte, on a refait une randonnée au Pic Saint-Loup, en passant par Saint-Mathieu-de-Tréviers pour voir le château de Montferrand. On voulait aller faire la randonnée de l’Aqueduc de Castries et au final, on s’est trompé alors on a fait la randonnée des carrières de Sussargues, qui était bien également. Et pour changer, on est parti faire une dernière randonnée au nord du département, à Gorniès, un territoire que l’on ne connaissait pas du tout, avec de beaux paysages qui nous ont dépaysés, avant d’aller voir la Cascade de la Vis. Je suis ensuite remontée à La Rochelle avant de débuter mon stage.

Vue sur l'Hortus
Vue sur l’Hortus

Avril

Le mois d’avril, comme pour tout le monde, a rimé avec confinement : il ne s’est donc rien passé de très intéressants niveau visites, si ce n’est la découverte de Lodève et de Mèze où on avait regardé pour un appartement. J’ai passé deux jours sur Saintes pour mon stage avant le confinement, et je suis repartie plus tard sur Montpellier.

Enseignes de commerces dans le hall du Musée Dupuy-Mestreau à Saintes.
Enseignes de commerces dans le hall du Musée Dupuy-Mestreau à Saintes.

Mai

Début mai, j’ai envie pu repartir pour la Charente-Maritime, pour finir mon stage en présentiel ! J’ai donc habité un mois sur Saintes, une ville que j’ai vraiment appréciée ! Saintes est très peu connue et pourtant, je suis sûre qu’elle pourrait plaire à beaucoup d’entre vous si elle était plus mise en valeur. J’ai écrit trois articles sur mon séjour à Saintes : un sur la ville, un sur ses musées (dont le Musée Dupuy-Mestreau pour lequel j’ai le plus travaillé) et un sur une balade à vélo en Saintonge Romane ! Le fait de vivre à Saintes m’a permis de bien découvrir la ville, mais aussi ses alentours et c’est ça que j’ai trouvé super chouette et que j’ai hâte de reproduire 🙂

Amphithéâtre de Saintes
Amphithéâtre de Saintes

Juin

Pour le mois de juin, on a habité dans une petite maison louée sur Airbnb à Bourcefranc-le-Chapus ! Comme fin avril, je ne trouvais toujours pas de logement pour le mois de juin et que je n’aurais pas eu le temps de m’occuper de la recherche d’un logement sur La Rochelle entre mon stage et le mémoire, on a trouvé cette solution qui au final s’est avéré une de nos meilleures décisions. On a pu pendant tout ce mois travailler dans un endroit calme et à notre rythme, tout en profitant de temps de pause à la mer, mais surtout de découvrir le coin Marennes/Oléron dès que nous avions un moment. En plus, on avait loué un tandem – on faisait absolument tout avec Tchoutchou, que ce soit partir à la découverte de l’île d’Oléron ou juste acheter une baguette de pain. On a adoré le fait d’allier travail et découvertes, c’était génial de pouvoir faire ça et on espère avoir l’opportunité de le refaire à l’avenir, ailleurs ! Fin juin, j’ai passé ma soutenance de Master 1 , et on a aussi avancé sur un projet que j’ai fait avec trois autres de ma promo, Écoutes Vertes, qui est sorti depuis ! Je compte sortir, je l’espère au printemps, les articles retraçant cette aventure à Marennes Oléron 🙂

Cabanes colorées à Château d'Oléron
Cabanes colorées à Château d’Oléron

Juillet

On a passé le mois de juillet en Alsace, chez les parents de mon copain. On en a profité pour récupérer et finir d’aménager la camionnette qui va nous servir de van pour nos escapades désormais !

On en a profité pour découvrir de nouveaux endroits en Alsace, et faire des randonnées comme au Donon, au Mont-Saint-Odile et dans la forêt du joli village d’Eguisheim par exemple, et on a fait quelques visites aussi comme la Bibliothèque Humaniste de Sélestat que j’avais hâte de découvrir après avoir trouvé portes closes en janvier 2020. On a aussi fait du vélo sur La Voie Verte ou encore dans les champs de maïs, mais cela n’avait rien à voir avec le bonheur du tandem. 

Mi-juillet, on est parti pour notre première escapade en van afin de le tester : on est allé en Lorraine, plus précisément dans le Parc Naturel Régional de Lorraine, et on a passé la nuit au lac de Madine sur une aire aménagée entre autres. On a beaucoup aimé ce moment et cette nouvelle manière de voyager, et cela nous a confirmé notre envie de découvrir des territoires à proximité, parfois moins connus et pourtant intéressants ! Si on s’est rendu là-bas, c’est surtout pour le Mondial d’Air Ballon, qui nous a permis de voir un spectacle magique de dizaines et dizaines de montgolfières dans les airs ! Comme toujours, j’ai plein d’articles à écrire, mais si peu de temps avec les études 😥 

Eguisheim
Eguisheim

Août

Toujours en Alsace, on a fait quelques balades à proximité, mais comme partout en France, il n’a pas fait très beau. On a quand même pu observer les étoiles pour la nuit des étoiles (mes premières étoiles filantes !) et on a aussi fait une rencontre avec un petit daim dans la forêt !

On s’est rattrapé en partant en week-end au Grand Ballon, où on a passé la nuit à la ferme-auberge du Markstein après avoir fait une randonnée. Le lieu était vraiment magique, pour ses étoiles filantes et ses parapentistes, mais aussi pour sa bonne nourriture ! On en a profité aussi pour faire l’éco-musée d’Alsace, un lieu mettant en valeur le patrimoine alsacien, en retraçant les savoirs faire, les traditions et la culture de cette région sous un format parc à thème.

Lors de ce mois-ci, on est aussi allés deux fois en Allemagne, à Khel en passant par le Jardin des Deux Rives depuis Strasbourg, et une fois dans un village pour manger au restaurant. Cela m’a donné envie de découvrir plus l’Allemagne et de voyager un petit peu plus loin à nouveau, mais ce n’est malheureusement pas près d’arriver pour le moment…

On est ensuite parti pour une semaine dans le Jura, une grande découverte pour nous deux. C’était une semaine très très chouette ! Pour faire un bref résumé, et en attendant que je vous publie l’article, on a fait beaucoup de randonnées (5 en tout !), on a dormi dans des campings, on a découvert de jolis endroits, visité des châteaux et mangé beaucoup de comté ! Mon top 5 : Château-Chalon, le château du Pin, la randonnée des cascades du hérisson, la randonnée des quatre lacs, les gorges de l’abîme et la cascade des Combes (à 5 minutes de Saint-Claude, que j’ai par contre détesté x) ). Et évidemment, c’était le moment parfait pour tester le van et son confort sur la durée. On a aimé les paysages du Jura, connu pour ses lacs et ses cascades, mais ce ne sont pas forcément les lieux les plus connus qui nous ont charmés. Par contre, on a bien profité du comté et j’en profite pour vous recommander également la Maison du Comté, un musée qui a une super scénographie si vous êtes dans les coins de Poligny. Sur la route du retour, on a fait un saut à Belfort, pendant lequel on a visité la célèbre citadelle gardée par son lion. C’était super de voir à nouveau une réalisation de Vauban et d’en apprendre plus sur l’histoire du territoire de Belfort. C’était une belle découverte et cela nous a donné envie de réitérer l’expérience en nous arrêtant à nouveau sur la route deux jours plus tard pour découvrir la cathédrale de Reims, qui est vraiment magnifique avec ses beaux vitraux, et aussi pour manger quelques biscuits roses !

Nous avons ensuite mis le cap sur Nantes et ses alentours, où nous sommes partis à la découverte de Clisson sous laquelle nous sommes tombés sous le charme. Si vous ne connaissez pas cette petite ville à l’allure toscane, allez-y (mais pas trop quand même ^^) ; on a aussi apprécié la découverte de Sucé-sur-Erdre, une belle commune en bordure de l’eau, avec un petit port, et même la maison de Blanche-Neige (si, si). Le dernier jour, on est allé à Nantes, où l’on a mangé une crêpe et visité le Musée d’Histoire situé dans le Château des Ducs de Bretagne. Une visite très intéressante, mais cependant un peu longuette avec la chaleur, il faudra y retourner ! Bref, c’était mon premier château de la Loire 😉 Il était temps ! Enfin, on a filé à l’île de Ré rejoindre mes parents qui y passaient leurs vacances, juste avant de récupérer les clés de mon nouvel appartement. Cela faisait du bien de retrouver l’océan ! Un mois d’août très chargé en découvertes donc !

Lola devant la cascade du Gour Bleu dans le Jura
Lola devant la cascade du Gour Bleu dans le Jura

Septembre

Après avoir emménagé, on a pu profiter pour continuer à découvrir la Charente-Maritime. C’était un super mois, il a fait très beau et on a pu se baigner à plusieurs reprises, même le soir après les cours, ce qui était super chouette ! On est allé visiter Royan avec mes parents, on a fait les Journées Européennes du Patrimoine au Nord-Est du département et à La Rochelle, on est allé passer un week-end en van à l’île de Ré et j’ai participé à mon premier Instameet ! J’ai aussi bien entendu repris les bancs de la fac, pour six petits mois. J’étais contente de retourner en cours au final, et les cours du premier semestre, pour la plupart, étaient vraiment passionnants, j’ai beaucoup appris et j’ai eu à faire de chouettes projets en général.

Château des Enigmes - Pons
Château des Enigmes – Pons

Octobre

On a continué sur notre lancée de découvertes du territoire – on est allé par exemple à Fouras, où on s’est baladé jusqu’au Fort Énet.

Pour fêter l’anniversaire de mon copain, on est allé visiter Poitiers, que l’on a bien aimé. Cela fera d’ailleurs l’objet du prochain article ! 

Et on a terminé le mois à Paris. Le 31, on a visité le Musée d’Orsay, mon musée préféré pour ses peintures impressionnistes !

Lola devant la cathédrale de Poitiers
Lola devant la cathédrale de Poitiers

Novembre

On a passé encore deux jours à Paris, où l’on a visité l’Hôtel de la Marine et le Muséum d’Histoire Naturelle (galerie de l’évolution et galerie de paléontologie) ; on s’est baladé aussi sur les quais de Seine, vers la Tour Eiffel. 

Quelques jours plus tard, je suis allée visiter le château de La Roche-Courbon avec une amie de mon master ; le château est super beau, que ce soit les jardins ou l’intérieur ! Je suis allée aussi à l’île de Ré avec mes parents. 

Je suis aussi retournée à Brouage et sur l’île d’Oléron avec ma classe, on a visité le Phare de Chassiron et le musée d’Oléron. En dehors de cela, ça a été un mois très studieux, et les derniers moments où il faisait vraiment beau aussi 😥 

Bouquiniste à Paris
Bouquiniste à Paris

Décembre

Le 1er décembre, on est allé tester une balade sonore à Fontenay-le-Comte, en Vendée, ce qui nous a permis de sortir un peu et de sortir du département.

En dehors de ça, on n’a pas fait grand-chose, il n’a pas fait très beau sur La Rochelle, et on devait s’occuper de notre déménagement à venir ! Je suis rentrée pour les fêtes sur Montpellier mais on a surtout eu le nez dans les cartons et à gérer l’organisation.

Vue sur Fontenay-le-Comte
Vue sur Fontenay-le-Comte

Il est temps de te révéler où j’ai déménagé : au sud d’Orléans, en Sologne, à la Ferté-Saint-Aubin ! La Sologne est connue pour ses châteaux et ses paysages, entre forêts et étangs.

Tu connais ? Des conseils de visite ou autres ?

J’ai hâte de t’emmener aussi dans mes nouvelles aventures et te faire découvrir ce coin de France moins connu ! 

Lola

Deux jours autour du Lac du Salagou en automne

Envie de randonnées, de nature et de jolies couleurs d’automne ? Direction le lac du Salagou qui saura répondre à tous ces critères et bien plus encore !

Aux vacances de la Toussaint l’an dernier (octobre 2020), nous sommes justement partis deux jours à la (re) découverte du lac du Salagou ; je rentrais pour les vacances dans l’Hérault, on avait envie de « vraies » randonnées, avec des cailloux qui crissent sous les pieds, du dénivelé, de beaux paysages vus d’en haut, d’aller dans la nature et d’aller dans un coin où on était jamais allé encore ensemble. C’était aussi l’occasion de fêter l’anniversaire de mon copain et de partir deux jours dans la nature, pas loin de Montpellier, mais de manière à se dépayser tout de même ! Et si vous connaissez le Salagou, vous savez bien que le dépaysement, on le trouve bien là-bas ! Entre le rouge de la terre, le bleu du lac, le vert des arbres et le gris des roches du cirque de Mourèze, on se croît tantôt sur Mars, tantôt sur la Lune, tantôt dans les parcs naturels des Etats-Unis.

Ayant (quasi) toujours habité dans l’Hérault, j’étais déjà allée une fois au lac du Salagou quand j’avais 12/13 ans – on avait fait le tour du lac en voiture, fait quelques arrêts photos et mangé notre pique-nique au bord du lac. Sympa, mais clairement pas ce que je vous recommande si vous voulez vraiment découvrir ces paysages et vous en imprégner !

On est parti juste la veille du confinement, un bon timing donc !

Lola au lac du Salagou
Lola au lac du Salagou

Comment s’y rendre ?

On est parti le 28 et 29 octobre 2020 au lac du Salagou, avec la voiture de mon père qu’il nous avait prêté. Il est possible de se rendre au Salagou en bus, mais cela reste très compliqué, car malheureusement, comme dans beaucoup d’endroits naturels comme cela, ils sont très peu desservis en transports en communs. Sans voiture, c’est quasi-mission impossible. Mais cela reste faisable si vous vous renseignez bien sur les horaires, et cela dépend aussi ce que vous voulez voir sur place !


Le lac du Salagou et le Cirque de Mourèze font partie du label Grand Site de France, et ils sont également classés Natura 2000. Ce sont des patrimoines naturels rares qu’il est essentiel de préserver !

Lac du Salagou au coucher de soleil
Lac du Salagou au coucher de soleil

Jour 1 : Randonnée Cirque de Mourèze/ Mont Liausson et visite du village de Mourèze

Pour notre premier jour, on a commencé par voir le lac du Salagou… par en haut ! En prenant un peu de hauteur en gravissant le Mont Liausson, la vue est juste sublime et permet de se rendre compte de la grandeur et de la beauté du lac. C’est en partie pour cela que je vous recommanderais cette randonnée, cette superbe vue, mais aussi bien entendu pour le magnifique Cirque de Mourèze.

La randonnée débute au cirque de Mourèze, où l’on découvre les formes particulières et abstraites des dolomites, avant de grimper au Mont Liausson qui surplombe le lac du Salagou.

Cirque de Mourèze
Cirque de Mourèze

En se garant, nous avons été accueillis par des chèvres sauvages qui se battaient dans les rochers au niveau du parking de départ de la randonnée. Avant le village de Mourèze, vous trouverez un stand d’information touristique, et quelques mètres plus loin, vous arriverez à l’entrée du cirque de Mourèze. Le parking à cet endroit est payant (3 euros), vous en avez un qui est gratuit en amont.

Chèvres au Cirque de Mourèze
Chèvres au Cirque de Mourèze

Concernant la randonnée, nous avons fait celle du cirque, qui fait 7,5 km pour 3 h environ de marche et un niveau moyen. La randonnée est très bien balisée (balisage jaune). Je vous recommande vraiment d’enfiler de bonnes chaussures de randonnée pour celle-ci, car entre les rochers et le fait que ça grimpe beaucoup et surtout, rapidement (dénivelé 422m), vous en aurez besoin ! Cette randonnée nécessite de l’endurance.

Il existe une alternative qui vous permet de découvrir le cirque de Mourèze, mais bien sûr, vous n’aurez pas la vue sur le Salagou. Il s’agit du sentier des Courtinals, parfait en famille, qui dure une heure.

On commence donc notre découverte par le Cirque de Mourèze. Ce patrimoine naturel est constitué de sédiments de l’ère secondaire, dont l’érosion a sculptée ces formes particulières et uniques que l’on peut admirer dans ces dolomies. Il se pourrait également que l’Homme soit impliqué dans ces modelages de la pierre : on a retrouvé des traces d’occupation de la part de l’homme du Néolithique (3 500 avant J.-C.), qui vivait dans certains rochers tandis que d’autres étaient purement décoratifs.

Le Cirque de Mourèze est protégé depuis 1941.

Au début de la randonnée, vous pourrez avoir accès, par la gauche, au belvédère des Courtinals et sa table d’orientation, disposant d’une belle vue sur le cirque, sur le village de Mourèze, dont le nom signifie « promontoire », ainsi que sur le Mont Liausson. Une étape à ne pas louper avant de déambuler (tout en suivant le sentier !) dans le cirque et de monter au Mont Liausson.

Cirque de Mourèze
Cirque de Mourèze

Vous ne serez probablement pas seuls, le lieu est très touristique, et vu qu’il est accessible grâce à la randonnée plus courte, cela amène forcément plus de monde. Mais une fois que vous commencez à monter, vous vous retrouverez bien vite seuls ou presque !

La partie la plus difficile de la randonnée est, comme vous l’aurez très probablement compris, la montée bien raide qui mène en haut du Mont Liausson. On a bien galéré sur cette partie-là, parce que nous étions affamés. Mais comme souvent, le jeu en vaut la chandelle : vous serez récompensés quelques minutes plus tard par un panorama juste sublime sur le Lac du Salagou une fois tout en haut.

Comme nous, je vous recommande de faire votre pause repas à ce moment-là, ce qui vous permettra de faire une pause et de profiter d’une vue des plus agréables. Pendant notre pause, nous avons pu assister au ballet d’un Canadair qui s’entraînait dans le Lac. En effet, il est fréquent qu’en été, les Canadairs se ravitaillent en haut dans le Lac du Salagou…

Après cette pause-déjeuner des plus appréciées, il est temps de redescendre en direction du cirque. En chemin, on côtoie encore les paysages sublimes du lac pendant quelque temps, et on découvre également les ruines (non-accessibles) de l’Ermitage Saint-Jean-d’Aureillan.

J’ai particulièrement apprécié découvrir ce paysage en automne, la bruyère en fleurs et les couleurs orangés des arbres rendait les lieux encore plus beaux. On a également découvert de loin d’autres paysages que nous n’avions pas encore rencontrés : les plateaux du Larzac, ou encore le Pic de Vissou que l’on aimerait bien grimper un de ces jours. Mais aussi d’autres lieux que nous connaissions : l’Hortus et le Pic-Saint-Loup et le Mont-Saint-Baudille que nous avions vu la veille lors de la randonnée des Fenestrettes.

La lumière de fin de journée, particulièrement belle, complétait encore une fois superbement le tableau en tapant sur les parois du cirque !

Nous avons terminé par la visite du village de Mourèze. On s’est baladé dans les rues et on est allé voir l’église Sainte-Marie. Le village est plutôt sympa, même si ce ne fut pas un coup de cœur. On y trouve de quoi se restaurer : il y avait une crêperie qui me faisait très envie ! Dans le village et au début du cirque, vous remarquerez peut-être également des sculptures et meubles en forme d’animaux faits en bois flottés et réalisés par l’atelier Atmosterre.

Jour 2 : Randonnée sur les presqu’îles de la Sure et de Rouens et visite du village de Celles

Le lendemain, nous avons fait un premier arrêt sous le village de Liausson qui a l’air plutôt mignon, entre vignes, lac et montagnes, pour prendre quelques photos et quelques enregistrements.

Nous nous sommes finalement garés au niveau de la presqu’île de la Sure.

La randonnée que nous avons faite des presqu’îles de la Sure et de Rouens ne sont pas balisés, je l’ai trouvée dans le guide de balades du P’tit Crapahut « Autour de Montpellier ». De ce fait, la randonnée n’est pas très empruntée, surtout la presqu’île de la Sure, dont le tour est pourtant très simple à faire.

On a commencé par la presqu’île de la Sure ; le rocher de la Roque avec sa croix, et le village de Celles sont visibles sur le parcours. Les paysages et points de vue étaient superbes, il n’y avait quasi-personne, et quasi-pas de dénivelé. Le sentier était très simple à suivre également. La presqu’île de la Sure avait pas mal d’arbres, elle était plutôt « verte » contrairement à celle de Rouens. Il y avait beaucoup de sons différents, et vu qu’il n’y avait quasi personne d’autre, on pouvait vraiment y faire attention : le clapotis de l’eau, les bourdonnement des insectes, le saut des carpes, le chant des oiseaux, le bruit du vent…

On a déjeuné sur la Sure, au bord de l’eau. Le tour de la Sure est largement faisable en une heure sans arrêt repas, photos, enregistrements sonores, etc. , contrairement à ce qui était indiqué dans mon guide.

Mais au fait, vous connaissez l’histoire du Lac du Salagou ?

De base, le Salagou, c’est une petite rivière. Dans les années 60, un barrage a été rajouté pour irriguer les cultures du coin, mais aussi pour réguler les crues de Lergue et de l’Hérault. Le lac artificiel du Salagou, tel qu’on le connaît aujourd’hui, a ensuite été créé en 1969 pour servir de réservoir en plus du barrage. Il a une superficie de 750 hectares et son périmètre est de 28 kilomètres. Pour l’anecdote, le lac a été rempli en trois jours de moitié suite à un violent épisode cévenol.

Par contre, même si le Lac du Salagou est artificiel, les ruffes elles (roches rouges argileuses) datent de plus de 250 millions d’années !

Après la presqu’île de la Sure, nous avons rejoint la presqu’île de Rouens qui s’est avérée plus compliquée que prévue à faire le tour.

On a fait le tour dans le sens des aiguilles d’une montre, et au début, pour essayer de trouver notre chemin, on a beaucoup grimpé alors qu’on était censé rester sur du quasi-plat. La presqu’île n’est pas très grande, mais le sentier n’était pas déblayé (si sentier il y avait), et après être montés quasi tout en haut, on a dû redescendre par la forêt en se prenant plein de branches dans la tête parce que je suis têtue et que je ne voulais pas abandonner oupsss “ce n’est pas un chemin Lola”. 

La presqu’île de Rouens est très différente de la Sure, la terre y est plus rouge, elle est beaucoup plus aride et pleine de canyons, ce qui en fait le paradis des vététistes ! C’est aussi pour cela qu’elle est plus compliquée à en faire le tour. Au final, on aura mis à peu près 1h 15 pour la presqu’île de Rouens.

Je vous conseille pour la presqu’île de Rouens de commencer par la droite de la presqu’île pour ne pas vous perdre, cela sera plus simple ainsi, car il y a un vrai sentier à ce niveau-là. La suite sera ainsi plus simple.

Finalement, on est retombé au bout d’un moment sur le sentier, et le soleil commençait à décliner (il était environ 16h 45), offrant comme la veille un joli spectacle. La vue à la fin sur le village de Liausson était super jolie, il y avait un petit air d’Italie.

Lac du Salagou
Lac du Salagou

En quittant la presqu’île, vous pourrez aussi voir les jolies vignes.

On a ensuite rejoint la voiture pour notre dernière étape avant la nuit tombée (et le confinement…) : le village abandonné de Celles.

Le village de Celles est très petit, il est au bord du lac et il est surtout… abandonné ! S’il l’est, c’est parce qu’il aurait dû être englouti par les eaux au moment de la construction du lac artificiel et donc les habitants sont partis. Finalement, il a été épargné sauf que les habitants l’avaient déjà déserté ; il est actuellement en cours de réhabilitation et sert occasionnellement comme lieu de tournage de films.

Où se loger ?

Je vous conseille de vous loger à Clermont-l’Hérault, la ville la plus proche. Cela vous permet d’être à une dizaine de minutes du lac en voiture, et d’avoir accès à tout ce que vous pourriez avoir besoin pendant votre séjour : commerçants, pharmacie, restaurants… Autour du Salagou, il y a plusieurs villages, y dormir est aussi une bonne idée, mais cela peut-être plus contraignant pour les aspects pratiques.

Nous avions pour notre part opté pour un Airbnb dans un quartier résidentiel de Clermont-l’Hérault ; les prix sont aussi un peu moins élevés en ville.

Où acheter des souvenirs et des produits locaux ?

L’Huilerie confiserie coopérative de Clermont-l’Hérault vous permettra de ramener des produits locaux en tout genre pour vous remémorer votre séjour : de l’huile d’olive bien sûr, mais aussi des confitures, du vin du coin, de la tapenade, des savons, gels douche, etc.


Et voilà ! 🙂 J’espère que cet article vous aura plu et vous aura donné des idées de balades autour du lac du Salagou. Le lac se visite à n’importe quelle époque, mais j’avais beaucoup aimé m’y rendre en automne, les couleurs sont si jolies !

Pour ma part, j’aimerais beaucoup y retourner une prochaine fois pour dormir dans la camionnette et découvrir d’autres balades dans le coin !

Découvrir Saint-Guilhem-le-Désert, l’un des plus beaux villages de France

Saint-Guilhem-le-Désert, dans la vallée de l’Hérault, rassemble toutes les conditions pour être le village parfait : niché au cœur du cirque de l’Infernet, parcouru par le fleuve Hérault qui passe sous le légendaire Pont du Diable, lieu de légendes et d’histoire, étape bien connue du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et plus beau village de France, ce joli village du sud a tout pour plaire ! Il appartient également au Grand Site de France Gorges de l’Hérault, rien que ça !

Abbaye de Gellone à Saint-Guilhem-le-Désert
Abbaye de Gellone à Saint-Guilhem-le-Désert

Situé à 45 minutes de Montpellier, on y accède après avoir vu défiler devant nos yeux le majestueux Pic-Saint-Loup et après avoir longé les Gorges de l’Hérault. On y trouve de jolies ruelles de pierres, des petites boutiques artisanales et de quoi se restaurer et beaucoup plus encore ! En été, beaucoup de monde s’y rend, que ce soit pour profiter de la fraîcheur des rues ou de la Grotte de Clamouse, ou encore pour se baigner sur la petite plage aménagée au pied du Pont du Diable ou dans des recoins des Gorges qu’il faut savoir dénicher pour un peu de tranquillité… Mais je crois que la saison à laquelle je préfère encore plus Saint-Guilhem, c’est en automne, lorsque les feuilles abordent des couleurs merveilleuses, et que le brouillard enveloppe subtilement le Cirque de l’Infernet, lui donnant un air mystique. L’automne, c’est aussi le moment parfait pour y faire une randonnée – en été, il y fait trop chaud – et autour de Saint-Guilhem, il y a du choix ! J’aime me promener dans les rues de ce village, le prendre en photo sous toutes les coutures et admirer ces gouttières en faïences venant de Saint-Jean-de-Fos, le village à côté. C’est vraiment l’un de mes endroits préférés dans l’Hérault !

Lola à la randonnée des Fenestrettes à Saint-Guilhem-le-Désert
Lola à la randonnée des Fenestrettes à Saint-Guilhem-le-Désert

Avant de découvrir ensemble le village, parlons un peu de son histoire, mais aussi de son nom.

Guillaume de Gellone (en occitan : Guilhem), cousin de Charlemagne, et comte de Toulouse, se retire du monde en 804 en cet endroit de repos qui s’appelait alors Gellone. Il est guidé par Saint-Benoît, fondateur du monastère d’Aniane, village à côté. Il fondera alors le monastère Saint-Sauveur, dont il ne reste rien aujourd’hui, et mène un culte autour de la Sainte-Croix, attirant de nombreux fidèles. Après sa mort en 812, il devient un saint vénéré, qu’on vient voir lors de son passage sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Au XIIe siècle, le village prend le nom de Saint-Guilhem-le-Désert. Le nom de « désert » renvoie aux moines qui peuplèrent au IVe siècle les déserts d’Égypte et à l’absence d’hommes en ce lieu.

Abbaye de Gellone à Saint-Guilhem-le-Désert
Abbaye de Gellone à Saint-Guilhem-le-Désert

Maintenant, suivez-moi dans le village !

Cirque de l'Infernet -Randonnée des Fenestrettes à Saint-Guilhem-le-Désert
Cirque de l’Infernet -Randonnée des Fenestrettes à Saint-Guilhem-le-Désert

Le village

Le village se découvre en arpentant ses jolies ruelles de pierre. Il y a une ruelle principale, à partir de laquelle plein de petites rues partent dans diverses directions. Le village se visite environ en une heure, une heure et demie sans compter la visite de l’abbaye.

On trouve sur certaines façades des fenêtres romanes ou Renaissance, assurant l’identité médiévale du village. Sur les portes des maisons, on voit souvent des cardabelles. Ce sont des chardons qui servaient de baromètres aux bergers : lorsque le chardon referme son cœur, il va pleuvoir.

Je vous propose de découvrir ces rues à travers des photos prises en automne et en été, afin que vous ayez un aperçu de la beauté de ces lieux.

Plusieurs spots que je vous recommande lors de votre visite :

la place de la Liberté avec son majestueux platane, autour de laquelle on trouve plusieurs boutiques et restaurants ainsi que l’office de tourisme.

la cascade cachée entre la mairie et l’abbaye avant de monter les escaliers qui offrent l’une des plus jolies vues sur le village et l’abbaye de Gellone.

Depuis le village, on peut apercevoir le château du Géant, que l’on peut voir de plus près lors de la randonnée de Notre-Dame-du-Lieu-Plaisant (qu’il faudra que je fasse une fois d’ailleurs !) La légende raconte qu’un Géant vivait dans ce château avec une pie. Les villageois effrayés demandèrent de l’aide à Guilhem qui monta au château déguisé en servante. La pie le reconnut et avertit son maître qui ouvrit la porte pour le combattre. Guilhem sortit victorieux de ce combat et le Géant tomba en bas des falaises.

Château du Géant -Randonnée des Fenestrettes à Saint-Guilhem-le-Désert
Château du Géant -Randonnée des Fenestrettes à Saint-Guilhem-le-Désert

L’abbaye de Gellone

L’abbaye de Gellone, abbaye bénédictine romane du XI siècle fondée par Guilhem au IXe siècle, est classée à l’Unesco « Joyau du premier art roman languedocien ». L’abbaye avait été construite deux fois auparavant, au IXe et au Xe, mais il n’en subsiste quasiment aucune trace aujourd’hui.

Située sur le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, magnifique à l’extérieur, son cloître est également très beau. Après la Révolution, comme énormément de lieux en France appartenant au clergé et à la noblesse, le cloître se voit dépouiller de ses sculptures, que l’on peut retrouver aujourd’hui au Cloisters Museum, à New York (rien que ça !) Vous pourrez tout de même l’admirer gratuitement après un passage à l’église, où vous pourrez descendre dans la crypte préromane, ainsi que voir l’orgue.

Dans l’ancien réfectoire des moines se trouve le Musée de l’Abbaye, qui présente des sculptures mais aussi un film retraçant l’histoire de l’abbaye.

La Grotte de Clamouse

Parfaite activité lors d’une journée pluvieuse ou de forte chaleur -il fait quelque chose comme 15 °C sous terre – ou à tout autre moment, la Grotte de Clamouse se visite en groupe avec un guide à pied pendant une heure et demie à travers ses nombreuses galeries. La visite est super instructive, d’un point de vue géologique comme historique, et on ne s’ennuie jamais, car la dynamique est parfaite. Il y a même un spectacle son et lumière dans une partie de la grotte. La Grotte est connue pour ses « fleurs » d’aragonite et excentrique. Pour ceux qui sont intéressés, on peut même y faire de la spéléologie ou un escape game !

La grotte de Clamouse a été découverte en 1945 par une équipe du Spéléo-Club de Montpellier. 6 km ont été découverts, dont 900 mètres ont été aménagés pour la visite. En 2000, Michel Siffre décidera d’y mener une expérience sur le temps pendant deux mois, deux mois pendant lesquels il sera enfermé dans la grotte. Une expérience scientifique sur laquelle je vous conseille d’en apprendre plus !

La Randonnée des Fenestrettes

L’an dernier à la même époque, et après avoir dû la reporter au dernier moment pour cause de tempête un an auparavant (nous nous étions consolés avec la grotte), nous avons enfin pu faire cette super randonnée, dont les mérites et les panoramas sont souvent vantés. Et pour cause ! C’est l’une de mes randonnées préférées dans l’Hérault désormais. Il existe une autre randonnée à Saint-Guilhem-le-Désert, celle de Notre-Dame-du-Lieu-Plaisant, et bien d’autres dans les villages aux alentours, mais je ne les ai pas encore faites.

Le sentier est balisé par la FF Randonnée. On suit le balisage jaune à partir de la place de la Liberté. La randonnée dure environ trois heures, pour 10 km, un niveau moyen et un dénivelé de 715 mètres. Je vous conseille de télécharger avant de partir le descriptif de la randonnée et son tracé sur le site de l’office de tourisme.

On longe tout d’abord le ruisseau du Verdus, avant d’arriver au pied de l’impressionnante falaise de la Bissonne aux roches calcaires. On monte ensuite vers les Fenestrettes, ouvrage médiéval pavé réalisé par les moines de l’abbaye, qui permettait autrefois le passage des muletiers, qui faisait le chemin Saint-Guilhem/Causse du Larzac. La voie d’Arles (l’un des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle) passe par là également. Les pèlerins ont donc une superbe vue sur Saint-Guilhem-le-Désert et ses environs.

Arrivés en haut des Fenestrettes, on a une magnifique vue sur le Cirque de l’Infernet, qu’on nomme aussi Cirque du Bout du Monde.

Le reste de la randonnée était aussi superbe : de la bruyère en fleurs, peu de monde et on a même pris notre repas tout en haut avant de redescendre, avec vue sur les sommets du Pic-Saint-Loup et de l’Hortus, Béziers, Narbonne, Perpignan et la Méditerranée.

En redescendant, on a un superbe point de vue sur le Cirque de l’Infernet, depuis le Max-Nègre.

La randonnée ne présente pas de difficultés particulières, elle est du même niveau que le Pic-Saint-Loup. Je ne peux que vous la conseiller et je pense que les photos des paysages vous donneront envie de vous y rendre !

Le Pont du Diable

Le Pont du Diable est un célèbre pont roman traversant les Gorges de l’Hérault, dont la légende le rend encore plus intéressant : chaque nuit, les travaux de la veille se voyaient détruits. Saint-Guilhem constatera une nuit qu’il s’agit du diable déguisé en bouc noir qui commet ces méfaits. Il le confronte et fait un pacte avec : le diable construira en trois jours le pont le plus solide qui soit, en échange de quoi il recevra l’âme d’un des « chiens de serviteurs », celle du premier qui franchira le pont. Le pont est donc construit par le diable. Guilhem vient le voir à la fin de sa construction, avec ses serviteurs. Il balance un os sur le pont, que le chien à ses côtés s’empresse d’aller chercher. Se sentant trompé, le diable se jeta de désespoir dans l’Hérault, où il creusa le gouffre noir avec sa chute. On l’entend encore rugir lors des crues héraultaises…
Le pont, tout comme l’abbaye de Gellone, est classé à l’Unesco. Il est sur le territoire de la commune d’Aniane, à la sortie du village de Saint-Guilhem-le-Désert.

Pont du Diable à Saint-Guilhem-le-Désert
Pont du Diable à Saint-Guilhem-le-Désert

On peut se baigner au niveau de la plage aménagée sous le Pont du Diable, ou plus loin dans des petits coins plus secrets, ou encore faire du canoë sur le fleuve ! Malheureusement, chaque année, de nombreux accidents sont à déplorer de la part de personnes qui s’amusent à sauter dans l’eau depuis le Pont… Ne faites vraiment pas ça, les courants venants de grottes souterraines peuvent vous aspirer !

À quelques pas de là, vous trouverez la maison Grand Site de France, où vous pourrez vous renseigner sur le lieu, les randonnées, les choses à faire et à voir, acheter des souvenirs, etc.

Les vignes

C’est en regardant par la fenêtre de la voiture que j’ai vu ces sublimes couleurs de coucher de soleil se refléter sur les vignes. Demi-tour, on s’est garé au niveau des vignes pour faire quelques photos et profiter du coucher de soleil. Sublime, n’est-ce pas ?

S’y rendre

Le plus simple reste de prendre la voiture, mais vous pouvez également prendre le bus depuis Montpellier. Une fois sur place, vous pouvez prendre des navettes gratuites à la maison du Grand Site de France suivant les périodes de l’année. Pour se garer, deux parkings sont au centre du village, mais ils sont payants tous les jours y compris dimanches et jours fériés, de 6 h à minuit. Le parking du Grand Site est également payant à la haute saison et à d’autres moments. Pour la randonnée des Fenestrettes, je vous conseille le parking dans le haut du village, c’est le plus près du départ, il a beaucoup de places et il y a des toilettes.

Aux alentours

Je vous conseille de faire un tour à Saint-Jean-de-Fos, juste à côté. C’est un village de potiers, où vous trouverez certainement votre bonheur ! La visite du musée Argileum, maison de la poterie, est super intéressant à visiter ; vous apprendrez vraiment beaucoup de choses sur la poterie et la scénographie est très chouette !
Au mois de décembre, je vous conseille de faire un tour à Aniane et à ses Féeries.


J’espère que cela vous a donné envie de découvrir Saint-Guilhem-le-Désert et tout ce qu’il y a à y faire !
J’aime le fait qu’il soit reconnu et touristique, mais en même temps qu’il reste assez préservé du tourisme de masse la plupart du temps contrairement aux Baux-de-Provence par exemple, que j’ai aussi apprécié, mais dont les commerces présents n’ont rien d’authentique pour la plupart et tout du tourisme de masse, ce que je trouve terriblement dommage… J’espère que Saint-Guilhem restera très longtemps comme cela : être touristique ne veut pas nécessairement dire devoir faire du profit à tout prix, quitte à vendre l’âme du lieu.
Cet été, on a passé une semaine dans le Jura et on a découvert Baume-les-Messieurs, lui aussi classé Plus Beau Village de France et on a été frappé par la ressemblance avec Saint-Guilhem-le-Désert. Que ce soit le village ou les paysages (les deux sont encadrés par un cirque), les similitudes étaient impressionnantes. Mais pour moi, Saint-Guilhem reste le plus beau !

Vous avez déjà visité des Plus Beaux Villages de France ? Lesquels ?

Une journée de visites en Saintonge avec Infiniment Charentes

Il y a deux semaines, j’ai participé à un Instameet avec Infiniment Charentes, par qui j’avais été invité pour vivre une journée d’aventure à la découverte de trois des coups de cœur des Charentes.

Au programme du jour : découverte du Paléosite à Saint-Césaire et participation à deux des activités proposés par ce centre d’interprétation de la Préhistoire, visite du Château des Énigmes à Pons et aventure avec Jack Rackam, et enfin création musicale avec le Carrousel Musical de Saintes ! Et tout ça à moins de trente minutes les uns des autres 🙂 Cela vous tente ?

Je vous emmène avec moi pour une journée complète de découvertes – et même avec des petits bonus puisqu’on est resté plus longtemps à Saintes pour le plaisir de revenir dans cette ville qu’on aime beaucoup !  

Château des Enigmes à Pons
Château des Enigmes à Pons

Déjà, avant de démarrer les visites, petite explication. Comme je le disais, j’ai été invité par Infiniment Charentes avec cinq autres participants pour cette journée de découvertes. Infiniment Charentes est une agence de développement touristique mettant en avant les sites touristiques, les restaurants et hébergements partenaires des Charentes, c’est-à-dire de Charente-Maritime (17) mais aussi de Charente (16). Les trois sites que nous avons visités font partie de leurs sites coups de cœur.
Infiniment Charentes organise donc de temps en temps des Instameet : ce sont des événements organisés à destination d’utilisateurs Instagram/créateurs de contenu partageant des passions communes (ici la photographie et la Charente-Maritime), afin de promouvoir des lieux touristiques.

Abbaye aux Dames de Saintes
Abbaye aux Dames de Saintes

Cependant, petite précision : je n’ai pas été rémunéré pour participer à cette journée ni pour rédiger cet article que j’écris parce que j’avais tout simplement envie de vous partager ces lieux 😉 Seuls les prix d’entrées des trois lieux ainsi que le déjeuner nous ont été offerts.

Je pouvais également venir accompagner ; je suis donc venue avec mon copain qui s’est autant amusé que moi ! 🙂

Le Paléosite

Après un peu plus d’une heure de route depuis La Rochelle, nous arrivons sur le parking où nous faisons connaissance avec les autres participants. Une fois à l’intérieur, on découvre des animaux préhistoriques exposés. On est direct plongé dans le thème et dans la période de la Préhistoire.

Le Paléosite est le premier centre d’interprétation en Europe sur la Préhistoire. Il est situé à Saint-Césaire, à un quart d’heure de Saintes. Son point fort ? Les ateliers et technologies employés. Les ateliers proposés sont variés et pour les petits comme pour les grands ! Chacun à son niveau, on peut apprendre plein de choses de cet endroit et être plongé dans une période fascinante ! Le truc cool, c’est qu’on apprend tout en s’amusant !

Paléosite
Paléosite

On rencontre ensuite le personnel du Paléosite, qui nous conduit à notre première activité : la toute nouvelle expérience de Réalité Virtuelle du Paléosite.

Expérience Réalité Virtuelle « Dans les Pas de Pierrette »

Arrivés dans une salle assez grande, les premiers participants commencent l’expérience. Je laisse mon copain y aller en premier, parce que je suis une froussarde et que je préfère observer avant ahahah ! On lui met donc un masque de VR sur les yeux, des écouteurs et des manettes aux poignets qui permettent de « rentrer en contact » avec les personnages du jeu. Sur un écran derrière lui, on peut voir ce qu’il voit dans son masque VR. C’est plutôt drôle d’assister à ce spectacle, voir les autres faire de grands gestes pour communiquer avec les néandertaliens.

À mon tour : comme tout le monde, masque VR, écouteurs et manettes. J’ai un peu du mal au début, c’est seulement la deuxième fois que je fais de la Réalité Virtuelle et la première fois, c’était juste un casque et j’étais assise. Au début, la mise au point des lunettes est un peu complexe, on voit un peu flou et il faut s’habituer à cette nouvelle vision, ce qui est un peu perturbant pendant les cinq premières minutes. Je pense que ça dépend vraiment des personnes, certaines ont plus de mal que d’autres à s’y faire ; il y en a même qui ne peuvent pas participer du tout à cette expérience ! 
Bref, après quelques minutes d’adaptation, je m’y habitue et j’apprécie d’être immergée dans ces scènes où l’on côtoie Pierrette et ses amis.

VR au Paléosite
VR au Paléosite

Le plot ? On suit une néandertalienne, qui nous apprend plein de choses : peintures rupestres, chasse au mammouth… et bien plus encore ! On doit interagir avec les personnages pour avancer dans l’histoire et le jeu dure de dix à quinze minutes suivant votre rapidité.

En conclusion, j’ai beaucoup aimé cette expérience, même si j’ai eu du mal au début à m’adapter à la réalité virtuelle. Les visuels sont super bien faits, on a vraiment limpression de vivre les scènes et ça fait même un peu mal au cœur au moment où l’on doit tuer le mammouth. Expérience immersive testée et approuvée !

Découverte des lieux

On déambule ensuite dans le Paléosite, où l’on découvre la reconstitution de l’habitat néandertalien. On découvre plus loin également un atelier de peinture rupestre, où petits et grands peuvent se maquiller. On a également aperçu un stand de tir à propulsion que l’on aimerait bien essayer une prochaine fois et une reconstitution de l’habitat Homo Sapiens.

Atelier Faire du Feu par Percussion

On a ensuite assisté à une démonstration pour apprendre à faire du feu par percussion. Notre animateur était super sympa, et il nous a tout expliqué avant de nous laisser faire.

Il existe deux techniques pour faire du feu : par friction (celle que l’on voit à Koh Lanta, mais qui est plus compliquée) et par percussion.

Pour la technique par percussion, il faut percuter un silex contre de la pyrite ou de la marcassite, ce qui créera des étincelles. Les étincelles doivent ensuite tomber sur un combustible tel que l’amadou qui est un champignon que l’on trouve sur les arbres, mélangé à un peu de paille. Suite à cela, on prend une sorte de paille en petit bambou dans laquelle on souffle pour que les étincelles se transforment en feu.

Mon copain a pu tester l’expérience ; malheureusement, comme la pluie était de la partie, l’humidité a empêché que les étincelles se transforment en feu… Il était super déçu, car il gérait bien la technique. On reviendra une prochaine fois pour 😉

Espace muséographique

Dans la partie espace muséographique, on peut voir une reconstitution de synthèse de Pierrette, squelette de néandertalienne qui a été retrouvée à proximité, sur le site archéologique de La Roche à Pierrot, ce qui a remis en question ce que l’on pensait avant, que les néandertaliens et les homos sapiens ne s’étaient pas côtoyés. On peut également admirer des objets issus de fouilles locales. D’ailleurs, une randonnée au départ du Paléosite existe, pour rejoindre le site archéologique de La Roche.

En une heure et demie, nous n’avons pu faire qu’un tiers de ce qui est proposé, mais c’était déjà super chouette comme mise-en-bouche ! On reviendra certainement si l’on passe dans le coin 🙂

Informations pratiques :

Ouvert du 1er avril au 15 novembre

Restauration sur place

Temps de visite conseillé : 4 heures

Plus d’informations ici.

Le Château des Énigmes

Direction ensuite mon gros coup de cœur de la journée : le Château des Énigmes ! J’ai adoré la médiation proposée dans ce lieu patrimonial exceptionnel. Vous devez me connaître maintenant, c’est clairement le genre de lieu que j’affectionne et dans lesquels je peux passer des heures à tout regarder !

Lola devant le Château des Enigmes de Pons
Lola devant le Château des Enigmes de Pons

Comme si ce n’était pas déjà assez cool, on a mangé là-bas nos plateaux-repas. Vous aussi, vous pouvez vous restaurer sur place !

Mais moi, la seule chose que j’avais hâte de faire, c’était partir à la découverte de ces lieux !! Alors dès mon repas avalé, j’ai profité des quelques rayons de soleil pour faire des photos de la façade du château.

Après des explications sur le château, on nous a donné quartier libre pendant deux heures. Ce qui nous a laissé tout le loisir de découvrir toute la propriété, du sous-sol au plafond.

Château des Enigmes - Pons
Château des Enigmes – Pons

Le château d’Usson est un château de style Renaissance. Il a été construit par Nicolas Bachelier, un élève de Michel-Ange, à Échebrune, à 8 km du site actuel. Pendant les guerres de religion, il a été partiellement détruit et il n’en restait plus que des ruines lorsque deux siècles plus tard, au XIXe, William Augereau l’a racheté. Les ruines du château, romantiques à souhait, étaient le lieu de rencontre de William et de sa fiancé. Une fois mariés, ils ont racheté le château pour le rénover. À la mort de son père, William se retrouve avec deux châteaux sous les bras (lucky him!) et il décide de faire déplacer pierre par pierre les ruines du château d’Usson, à 8kms de là, ici, à Pons, afin de ne former plus qu’un seul château avec celui de ses ancêtres. Après sa mort, le château passe de main en main, avant d’arriver en possession d’un propriétaire peu scrupuleux qui a vendu des éléments du château. L’état s’est insurgé et est intervenu, car le château était classé et cela était une perte considérable. Il a été ensuite racheté par le propriétaire actuel, qui en a fait en 1999 le Château des Énigmes, un parc d’activités grandeur nature, pour petits et grands.

En tout cas, le château d’Usson est vraiment superbe, on a été bluffé par tous les détails de la façade. Par exemple, on y retrouve des statues allégoriques de femmes représentant les vertus telles que la bonté, la justice ou encore la tempérance.

Si on l’appelle Château des Énigmes, ce n’est pas pour rien : à travers un parcours où l’on part à la recherche du trésor de Jack Rackam, sur la thématique des pirates donc, 27 épreuves vous attendent, combinant épreuves d’agilité, de réflexion, et d’observation ; il y en a pour tout le monde ! Il y a également sur le chemin un parcours sensoriel, une petite ferme ainsi qu’un parcours accrobranche dans un filet géant ! On a adoré ce dernier, c’était trop top de faire de l’accro-branche librement (vous n’êtes pas attachés, pas besoin 😉 )

Le parcours est plutôt destiné aux enfants, pour la thématique notamment et les visuels, mais les épreuves ne sont pas toutes si faciles que ça ! Par exemple, on doit résoudre un théorème de Thalès (j’ai clairement laissé faire mon copain pour cette épreuve ahahah) ou retrouver la bonne corde emmêlée parmi d’autres ! On s’est vraiment prêté au jeu, que l’on a trouvé super cool, on s’est bien amusé et on ne peut que vous recommander d’en faire autant lors de votre visite ! De plus, le parcours exploite vraiment tout le domaine : les jardins et espaces verts, mais aussi les souterrains et les salles intérieures du château. À la fin, c’est dans l’orangerie, sous une verrière à l’ambiance tropicale réalisée par Gustave Eiffel, que l’on doit résoudre l’énigme finale, qui nous permet d’accéder à notre diplôme de pirate. Diplôme que nous avons évidemment obtenu après avoir déjoué tous les pièges sur notre chemin !

Nous avons fait le parcours en une heure et demie, mais avec des petits, je vous recommanderais plutôt une heure de plus !

Vous pouvez également séjourner au château d’Usson, dans des cabanes en haut des arbres, ou participer à un des deux Escape Game mis en place !

J’ai adoré ce lieu, que ce soit pour la médiation qui a été mise en place, que pour le lieu en lui-même. Le seul bémol me concernant : que le parcours soit sur la thématique des pirates. Même si c’est super chouette, j’avoue que j’aurais préféré une thématique sur les chevaliers ou les vampires vu que le lieu s’y prêtait. Mais il existe deux autres châteaux en France avec le même principe, un dans le Val de Loire et l’autre au Pays Basque, qui ont pour thématique soit les chevaliers, soit les mousquetaires, ce qui me tente bien (et ce qui pourrait également vous plaire lors de vos prochaines vacances dans ces régions !)

Informations pratiques :

Ouvert du 1er avril au 7 novembre

Restauration sur place en été et tables de pique-nique

Temps de visite conseillé : 3 heures

Plus d’informations ici.

Le carrousel musical à l’Abbaye aux Dames

Dernière étape de notre journée Instameet : le carrousel musical de Saintes à l’Abbaye aux Dames, appelée aussi Cité Musicale.

Je vous avais déjà parlé de l’Abbaye aux Dames et de son carrousel auparavant, mais je n’avais pas eu la chance de participer au carrousel qui était fermé lorsque j’étais en stage sur Saintes au printemps dernier. C’est dorénavant chose faite !

J’avais adoré l’abbaye aux dames et son voyage sonore, il me restait plus que le carrousel musical à tester 🙂

Le concept ? Sous les ordres d’un chef d’orchestre, on crée en groupe une composition musicale. Chacun a un instrument différent, et comme un carrousel, le manège tourne en même temps que l’on compose. Un concept super original et fun ! De plus, le chef d’orchestre est un sacré personnage, ce qui rajoute du charme au lieu. L’animation est assez rapide et se joue en trois temps : une phase de test de nos instruments, la phase de composition/enregistrement et enfin une phase d’écoute de notre chef-d’œuvre. Cependant, j’aurais aimé plus d’explications et de médiation de la part du chef d’orchestre pour savoir comment composer notre œuvre musicale et que ce ne soit pas une cacophonie, avec chacun qui fait son truc comme il le souhaite. Je n’ai donc pas été très convaincu par nos talents musicaux.

Le carrousel en lui-même est très stylé : moderne à l’extérieur, boisé à l’intérieur, et les instruments sont déployés sur le corps d’un basilic.

À l’intérieur de l’abbaye, il y a des panneaux explicatifs sur l’histoire de l’abbaye et la scénographie choisie est cool ! Plus d’informations sur l’intérieur de l’abbaye dans l’article sur Saintes.

Informations pratiques à consulter sur le site de l’Abbaye aux Dames.

L’Instameet s’est donc fini après cette visite, mais on a décidé de rester pour manger une pizza à l’Opéra Bouffe, adresse qu’on aime bien.

Avant ça, on a découvert le cloître de la cathédrale que j’avais hâte de voir et qui a été ouvert après la fin de mon stage. J’étais trop trop contente qu’il soit ouvert !

On a ensuite mangé la pizza sur les bords de Charente avant de rentrer.

Merci encore à Infiniment Charentes pour l’invitation et pour ces jolies découvertes ! J’ai adoré découvrir ces beaux endroits !! Merci également aux personnels du Paléosite, du Château des Énigmes et du Carrousel Musical de l’Abbaye aux Dames pour votre accueil et pour ce que vous nous avez montré et appris ! De mon côté, j’espère que découvrir ces trois lieux vous aura plu et donner envie d’y aller. Et oui, il n’y a pas que les îles, La Rochelle et l’océan, il y a bien plus de choses à voir en Charente-Maritime ! 🙂 Dites-moi lesquels vous aimeriez découvrir et pourquoi !

Journées Européennes du Patrimoine – Édition 2021 en Charente-Maritime

Il y a deux semaines, c’étaient les Journées Européennes du Patrimoine ! J’ai donc voulu revenir au plus vite dessus pour ne rien oublier et vous partager tout cela !

Prieuré Notre Dame d'Oulmes - Nuaillé-sur-Boutonne
Prieuré Notre Dame d’Oulmes – Nuaillé-sur-Boutonne

Petit rappel du principe des JEP :

→ Un super week-end avec un max d’événements et expositions majoritairement gratuites

→ Ouvrant même parfois l’accès à des lieux fermés habituellement

→ Deux jours mettant en valeur le patrimoine

→ À destination de tous

Pour tous les goûts : visites de monuments, expositions dans des galeries ou musées, événements à ciel ouvert, reconstitution, concerts…

Hôtel de ville de La Rochelle
Hôtel de ville de La Rochelle

Pour cette édition 2021, j’étais accompagné de mon copain ; le samedi, nous avons vadrouillé à travers le Vals de Saintonge que nous n’avions jamais parcouru avant et nous avons fini par une micro-étape en Aunis-Sud. Et le dimanche, nous sommes restés sur La Rochelle. Je voulais profiter de ce week-end-là pour sortir un peu de La Rochelle vu que je connais déjà beaucoup la ville (encore quelques musées à faire cet automne/hiver et je connaîtrais la ville par cœur !) et que je n’avais fait les JEP l’an dernier qu’à La Rochelle. Ce qui m’a permis de découvrir un coin du territoire de Charente-Maritime dans lequel je ne serais peut-être jamais allé !

Eglise Saint-Pierre d'Aulnay-de-Saintonge
Eglise Saint-Pierre d’Aulnay-de-Saintonge

Journée en Vals de Saintonge + Aunis-Sud

Le samedi donc, nous avons pris la route pour le Vals de Saintonge, avec un programme dans les grandes lignes. Une heure de route, dont une demi-heure de petites routes de campagne et une ambiance d’automne, entre tournesols morts, pluie, et champs glauques. Ce qui nous a donné envie de se mettre encore plus dans une ambiance automnale !

Château de Mornay à Saint-Pierre-de-L’isle

Nous sommes arrivés vers 13 h devant le Château de Mornay. Nous avons pique-niqué devant la tour impériale, qui est l’entrée du château, sous les yeux et babines alléchés du chien des châtelains. Que nous avons d’ailleurs retrouvé plus tard dans les douves, en train de s’amuser dans les eaux de la Boutonne. Mais ça, c’est une autre histoire !

Château de Mornay à Saint-Pierre-de-l'Isle
Château de Mornay à Saint-Pierre-de-l’Isle

Le château de Mornay est un château du XVIIe siècle. Plusieurs tours l’habillent : la Tour Impériale, qui doit son nom à sa toiture en forme de couronne, la tour Richelieu et la Tour Chaumont. Ou encore la Tour des Chardons, isolée au fond du parc.

Le domaine comprend également un jardin aux arbres remarquables, qui ont obtenu un label en 2019. En effet, on trouve un superbe platane, un chêne pyramidal, un cyprès chauve, une peupleraie et un if sculpté.

En plus de cela, plusieurs statues habillent le jardin : une Diane Chasseresse et un Marsyas.

Le livret nous livre plein d’informations intéressantes sur les arbres du parc, leurs particularités, dimensions, ses statues et la figure mythologique qu’elles représentent, mais aussi sur l’histoire du château. On y apprend par exemple que Poussin y a peint des toiles dans la grande galerie… qui a malheureusement brûlé dans un incendie en 1949. Cependant, on peut retrouver l’une des toiles, celle de Diane et Actéon, au Musée du Louvre.

Pour ceux qui répondaient bien à un quiz et une énigme à la fin du livret remis en début de visite, il était possible d’avoir accès aux salles qui accueilleront de l’événementiel. Nous avons pu y voir également des moulures au plafond, avec le monogramme d’Henri II, clin d’œil au château de Dampierre-sur-Boutonne, à quelques encablures de là.

Château de Mornay à Saint-Pierre-de-l'Isle
Château de Mornay à Saint-Pierre-de-l’Isle

La visite coûtait deux euros par personne + deux euros pour le livret avec les explications.

Une visite plutôt intéressante, car l’on fait vraiment attention aux moindres détails grâce au livret, mais il me manque personnellement quelque chose pour que cela soit une vraie bonne visite, notamment pouvoir visiter des pièces à l’intérieur du château.

Les propriétaires du château ont désormais la volonté de développer les activités du château et de le restaurer davantage. Affaire à suivre donc 🙂

Prieuré Notre Dame d’Oulmes à Nuaillé-sur-Boutonne

Prieuré Notre-Dame d'Oulmes - Nuaillé-sur-Boutonne
Prieuré Notre-Dame d’Oulmes – Nuaillé-sur-Boutonne

Nous avons poursuivi l’après-midi en direction du prieuré. Après avoir eu quelques difficultés pour le trouver (il se situe à l’extérieur du village, sur la route direction Aulnay), nous avons fait face, nous et un autre couple, à une porte close. Apparemment, le prieuré n’était ouvert à la visite que le lendemain. Dommage, mais j’en ai profité pour faire quelques photos de l’extérieur ! D’autant plus qu’il se dégageait vraiment une ambiance particulière de cet endroit… parfaite pour Halloween ! Et il paraît que l’intérieur a également un aspect « dans son jus » très lugubre !

Église Saint-Pierre d’Aulnay

Nous nous sommes donc rabattus sur l’église d’Aulnay et quelle jolie découverte ! Nous avons été happés pendant de longues minutes par le bestiaire du chevet de l’église. On peut y observer notamment un âne jouant de la harpe, des monstres, des apôtres ou encore un centaure. Nous avons pu nous rajouter pour une quinzaine de minutes à la fin d’une visite guidée de l’église, ce qui nous a permis d’en apprendre plus sur l’église et les symboliques derrière les sculptures. À l’intérieur, un concert se préparait le soir. Nous avons pu voir également d’autres personnages au niveau de la nef, sur des arches, et une superbe coupole. L’église d’Aulnay est inscrite à l’Unesco en tant que lieu de pèlerinage du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, tout comme la basilique Saint-Eutrope de Saintes.

Eglise Saint-Pierre d'Aulnay-de-Saintonge
Eglise Saint-Pierre d’Aulnay-de-Saintonge

À l’extérieur, on retrouve un cimetière datant du XIIe siècle, tout comme l’église romane, avec des sarcophages. Plus loin, on retrouve un jardin médiéval qui a été créé il y a quelques années, présentant des plantes médicinales et leurs actions, mais surtout des fouilles ont été réalisées en ces lieux et on y a trouvé une nécropole avec des centaines et des centaines de tombes !

Champ au Vals de Saintonge
Champ au Vals de Saintonge

Villa Gallo-Romaine de Saint-Saturnin-du-Bois

Ce qui nous conduit à notre visite suivante, cette fois-ci en Aunis Sud, elle aussi lieu de fouille archéologique. Son histoire ? Un projet immobilier de lotissement devait voir le jour. Comme à chaque fois qu’une construction doit avoir lieu, des fouilles préventives ont été réalisées. Et devinez quoi ? Jackpot ! Enfin, pour les archéologues ^^ En effet, ils ont trouvé dans le sol les restes d’une villa gallo-romaine, comprenant un bureau, des thermes, un chauffage à holocauste, des latrines et un atrium. Les fouilles sont encore en cours et certains éléments resteront sous terre afin de les préserver. Une visite plutôt rapide et intéressante si vous êtes dans le coin, mais il est vrai qu’après avoir vu des pépites de l’antiquité comme l’amphithéâtre de Saintes, ou le forum à Rome, il était plus difficile d’être sans voix face à ces découvertes, qui tout de même ont une grande importance, même s’il manque l’effet waouh !

Fin de l’automne, retour sur La Rochelle, retour du soleil et des couleurs d’été ! Pour le moment 😉

Journée à La Rochelle

Le lendemain, on a passé la journée du dimanche à La Rochelle.

Hôtel de Ville de La Rochelle

Après un déjeuner chez Gurou, nous sommes partis pour la visite de l’Hôtel de Ville. Comme lors des JEP 2020, j’ai assisté à une visite guidée de ce bel édifice, cette fois-ci plus longue. Nous avons pu voir les mêmes pièces que j’avais vues l’an dernier, ainsi que la salle du Conseil municipal en forme de coque de bateau, situé dans la partie moderne du bâtiment.

L’hôtel de ville de La Rochelle est le plus vieil qui soit encore en fonction en France. Il date de 1298, et a été reconstruit plusieurs fois. Lors de restaurations en 2013, il a été victime d’un terrible incendie, détruisant plusieurs salles, qui ont depuis été reconstruites de manière époustouflante !

La visite durait 45 minutes, elle était gratuite, sur réservation.

Parcours Québec

On a ensuite décidé de faire le parcours Québec qui est un circuit créé par la ville. Il retrace les liens qui unissent le Québec à La Rochelle à travers dix-sept étapes. Le départ se situe vers l’office de tourisme ; il s’agit d’une grosse bouée jaune, et on y trouve sur un écran tactile les explications des différentes étapes. Le circuit est tout le temps disponible et gratuit, et vous pouvez également faire le parcours sur les huguenots.

Sur le parcours, on a par exemple été à l’église Saint-Sauveur, lieu de culte et de protection pour les pêcheurs, mais aussi lieu de baptême et de mariage de ceux qui partaient au Québec. Nous avons pu voir aussi de vieilles devantures, d’autres lieux de cultes en lien avec le Québec mais aussi pu passer devant le Musée du Nouveau Monde (qu’il faut absolument que je visite !) ou encore passer devant une autre façade de l’hôtel de ville, en forme de bateau. Un parcours intéressant pour apprendre d’autres choses sur l’histoire de La Rochelle, même si je connaissais déjà la très grande majorité des lieux. Cela permet de visiter la ville autrement.

Porte Royale

La Porte Royale était celle qui marquait l’entrée de la ville pendant des siècles. Mais le seul personnage politique important à être passé en dessous fut Napoléon lors de son passage à La Rochelle. C’est pour cela qu’aujourd’hui, l’association des amis de la Porte Royale organisent des reconstitutions au temps de Napoléon. Nous sommes malheureusement arrivés trop tard, ils étaient en train de ranger. Nous avons cependant pu monter en haut de la porte, puis admirer les graffitis des soldats en bas, avant de discuter longuement de ce monument avec un monsieur de l’association. La Porte Royale est financée par cette association qui se démène pour trouver les fonds et la restaurer depuis des années ; c’est quelque chose que je trouve passionnant ! La Porte Royale n’est ouverte que lors des JEP ou lors d’événements au cours de l’année.

Nous avons vu beaucoup de choses lors de ce week-end dédié au patrimoine. Peut-être pas des choses mémorables ou incontournables, mais des endroits chargés d’histoire ! Et au final, est-ce que ce n’est pas ça, les JEP ? Découvrir des lieux insoupçonnés ou qu’on ne prend pas le temps de visiter d’habitude ?
Et vous, qu’avez-vous fait ?